PARIÉTAIRE
des cordes estimées, ce soni entre autres, POrtie-Chanvre (U. cannabina, L.) de Sibérie, dont les fibres du liber sont belles et résistantes.
BOEIIMËRIA.
Le genre Bœhméria (Bœhmeria, Jacq.) comprend des Urticées dont les parties de la fleur sont disposées il peu près comme celles des Orties, mais on les reconnaît à leurs fleurs femelles, dont le calice est tubuleux; à leur stigmate allongé, papilleux ou plumeux, qui surmonte l’ovaire; au calice persistant qui devient sec ou membraneux, sans aile, ni cannelures. Les fleurs sont disposées en groupes de cymes placés sur des axes d’inflorescences ramifiés occupant l’aisselle des feuilles.
La Boehméria pédiculée [B. caudata , Svv.) est un arbrisseau dioïque de l’Amérique méridionale. Les fleurs mâles ont un calice de quatre divisions et quatre étamines superposées. Les fleurs femelles ont un calice tubuleux à deux ou à quatre divisions; l’ovaire est surmonté d’un style glabre à la base, villeux au sommet. Les feuilles sont opposées, elliptiques ou lancéolées, dentées, pubescentes sur leur face supérieure. On emploie, au Brésil, les feuilles de cette plante en infusion, contre les hémorrhoïdes.
C’est au genre Bœhméria qu’il faut rapporter cette plante connue sous les noms de Tchou-Ma, de China-Grass, de Ramie, (Bœhmeria nivea, llook. et Arn., Procris nivea, Gaud., Bœhmeria utilis, BL, Urtica tenacissima, Roxb., Urtica nivea, L.), originaire de l’Asie tropicale, cultivée aux Antilles, et dontles fibres du liber donnent des fils supérieurs â ceux du Chanvre et du Lin (Weddell).