SwartzlCes
Grosses fleurs hermaphrodites, ordinairement irrégulières, à récep- | tacle floral convexe. Calice entier, complètement clos dans le bouton, se déchirant au sommet à l’époque de l’anthèse. Corolle nulle ou polypétale, formée de un à cinq pétales. Étamines libres au nombre de dix i J ou en nombre indéfini. Gousse bivalve, non articulée. Graines uniques i i ou peu nombreuses, souvent avec arille du hile. Embryon à radicule ■ petite, recourbée.
SWARTZIE.
Le genre Swartzie (Swartzia, Willd.) comprend des arbres I dont les fleurs ont le calice persistant et formé de sépales cohérents dans le bouton, dont la corolle manque ou est réduite à 1 un ou trois pétales inégaux ; les étamines sont ordinairement en I nombre indéfini, inégales, îi filets incurvés dans le bouton ; les - 1 anthères sont basculantes, biloculaires et introrses. L’ovaire est: I porté sur un pied, incurvé dans le bouton en sens inverse du V pétale qui lui fait face. Les graines sont pourvues d’une arille.
La Swartzie tomenteuse (S. tomentosa, DG.) ou Bois de pagaie i blanc, Grand Panacoco, est un arbre de la Guyane, dont les - J feuilles sont composées, impari-pennées, portant 5 à 7 paires de « folioles ovales-oblongues, tomenteuses, inégales, îi nervures - u saillantes. Les stipules sont orbiculaires, caduques. La corolle ê est formée d’un pétale unique, placé à l’opposite de l’ovaire. 11 4 découle de l’écorce de cet arbre, par incision, une liqueur balsamique. L’écorce sert à faire des tisanes sudorifiques. Le bois m est usité dans l’ébénisterie sous les noms de Bois de Panacoco , I bois de fer, bois de perdrix.
La Swartzie a trois eolioi.es (S, triphyllu, Willd., Possira I
CÉSALPINIE.
arborescens, Aubl. ) ou Bois-dard, est un petit arbre (le l’Amérique tropicale, commun au Brésil et à la Guyane. Les feuilles supérieures des rameaux sont trifoliolées, à folioles ovales, lancéolées, acuminées, à rachis ailé ou marginé. Les stipules sont petites et foliacées. Les gousses sont elliptiques. Les graines de cette espèce ont un goût âcre, très-désagréable, et provoquent,, lorsqu’on les mâche, une forte inflammation de la muqueuse. Le bois est si dur que les naturels le taillent en pointes pour armer le bout de leurs flèches.
Une plante du même groupe, le Baphia nitida , Lood., qui j croît sur les côtes de la Guinée septentrionale (colonie anglaise de Sierra-Léone) fournit le bois de Cam, Cam-wod des Anglais, qui sert à la teinture en rouge et est très-estimé en ébénisterie; la râpure exhale, lorsqu’elle est récente, une odeur de violette. Au Gabon, une espèce voisine, le Baphia laurifolia, IL Bn. ou M’pano, paraît jouir des mêmes propriétés.