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Cesalpiniées

Fleurs peu irrégulières à réceptacle concave. Calice polysépale à sépales imbriqués. Corolle parfois nulle, le plus souvent formée de cinq pétales en prélloraison imbriquée. Étamines ordinairement au nombre de dix, inégales, libres. Gousse déhiscente ou non, à graines souvent albuminées. Embryon à radicule droite.

CÉSALP1NIE.

Le genre Césalpinie ( Cœsalpinia , L.) comprend des plantes dont les fleurs ont cinq sépales presque égaux, à préfloraison imbriquée; cinq pétales alternes, presque égaux, affectent la même préfloraison; dix étamines libres, poilues à la base, toutes l fertiles, sont insérées sur le haut du réceptacle; cinq plus 1 §randes sont superposées aux sépales et cinq plus petiles aux pétales. I. ovaire est placé au fond de la coupe réceptaculaire, porté par un pied court, la gousse est droite ou courbe, le plus sout vent déhiscente en deux valves. Les graines n’ont pas d’albumen. Les feuilles sont bi-pennées.

La Césalpinie des tanneurs [C. conaria, Willd.), ou Libidibi,

est un arbre des lieux maritimes de l’Amérique et de l’Asie tropicales. Les rameaux sont glabres. Les feuilles sont composées de 6 à 7 paires de pinnules et chaque pinnule comprend 15 à 20 paires de petites folioles. L’écorce est très-riche en tannin. Le fruit, qui a ordinairementl5 â 20 millimètres de long est recourbé en s ou en c, est comprimé, indéhiscent, contient une pulpe jaunâtre, desséchée, qui est amère et astringente. Ce fruit est connu sous les noms de gousse de libidibi, de divididi, de Nacascol, de Ouatta-pana.

La Césalpinie épineuse (C. ecliinata, Willd.) est un grand arbre du Brésil dont le bois constitue le bois de Brésil ou de Fernambouc, usité en teinture.

La Césalpinie du Brésil (C. brasiliensis, L.) ou Brasiletto, croît au Brésil et aux Antilles. Elle fournit un bois de teinture dit bois de Sainte-Marthe, qui est expédié en grosses bûches dont le bois est rouge et l’aubier blanc, formant de nombreux enfoncements.

La Césalpinie sappan ( C . Sappan, L.) est originaire des Indes orientales et de l’Archipel indien. Elle donne le bois de Sappan ou Brésillet des Indes, employé comme le bois de Sainte-Marthe, pour la teinture en rouge. Selon que ce bois est en bûches rouges, privées d’aubier, ou en bâtons jaune rougeâtre, il est appelé Sappan de Siam ou Sappande Bimas, noms qui indiquent les lieux de provenance.

La Césalpinie a deux folioles (C. bijuga, S\v.) et plusieurs autres espèces américaines fournissent les bois durs et de teinture appelés dans le commerce bois de Lima, de Terre ferme, de Nicaragua, de Californie.

La Césalpinie élégante (C. pulcherrima, Sw., Poinciana pulcherrima, Lamk., ou OEillet d’Espagne, Fleurs de Paradis, Haie fleurie, Poincillade, est une plante munie d’aiguillons et qui croît naturellement aux Indes orientales, aux Barbades. Ses folioles, qui sont obovées, sont employées comme purgatives.

HÆMATOXYLE.

Le genre Hæmatoxyle ( Hœmatoxylon , L.) comprend des plantes dont les fleurs ont presque tous les caractères de celles des

l'ÉVIER.

Césalpinies. L’ovaire, rétréci à la base, ne contient que deux ou trois ovules. Le fruit est comprimé, oblong, épaissi sur les sutures et se rompt au milieu des valves. Les feuilles sont composées-pennées. Les stipules sont parfois épineuses. L’embryon a une radicule droite, cachée entre les cotylédons.

LTIæmatoxyle de Campèche (H. Campechianum, L.) est un arbre de 15 à 20 mètres de hauteur, originaire des environs de Campèche, port du golfe du Mexique, mais qu’on rencontre dans la plupart des Antilles, au Brésil, etc. Les feuilles sont alternes, pari-pennées, comprenant quatre à six paires de folioles glabres, luisantes, cordiformes, à pointe dirigée vers le pétiolule. Les inflorescences sont de larges grappes à nombreuses fleurs isolées ou géminées. Cette espèce fournit le bois connu sous le nom de bois de Campèche, bois sanglant, bois d'Inde et auquel on appli que, selon ses lieux de provenance, les épithètes de coupe d’Espagne, coupe d’Haïti, coupe Martinique. On le trouve dans le commerce sous forme de bûches équarries grossièrement, conservant par places l’aubier jaunâtre. Le bois, laissé à l’air, est rouge noirâtre à l’extérieur ; il est rouge brunâtre pâle sur une coupe récente; il répand une odeur d’iris et donne une saveur sucrée. Il contient un principe colorant YHœmatoxyline (C3'2II14Ol2-f-2aq.). Ce bois est utilisé pour la teinture en noir, en bleu, pour l’ébénisterie. On en fait aussi des infusions toniques, astringentes.

• FËVIER.

Le genre Févier ( Gleditschia , L.) a des fleurs polygames ou hermaphrodites. Le réceptacle floral est concave. Les sépales sont au nombre de trois à cinq, en préfloraison imbriquée; les pétales sont en même nombre, inégaux, et affectent la même préfloraison. L’androcée se compose de six à dix étamines insérées sur le bord du réceptacle. Le gynécée est rudimentaire dans les i fleurs mâles; dans les autres, l’ovaire est placé au fond du ré- | ceptacle, surmonté d’un style court et contient ordinairement beaucoup d’ovules. Le fruités! une gousse charnue, indéhiscente, monosperme ou polysperme. Les graines sont comprimées, sé- | parées par une pulpe charnue, qui devient filandreuse; elles

contiennent un embryon à cotylédons plans, à radicule droite, plongé dans un albumen peu abondant.

Le FÉvif.r a trois épines ( G . triacanthos, I,.) ou Févier d'Amérique, Carouge à miel, est un grand arbre de la Virginie et de la Caroline, cultivé aujourd’hui en France. Les feuilles sont composées-pennées, formées d’un grand nombre de folioles paires, linéaires-oblongues. Les épines sont axillaires, comprimées à la base, simples, le plus souvent trifides. Les gousses sont longues, comprimées, parfois un peu tordues. La pulpe du fruit est mangée avec du miel par les habitants de l’Amérique boréale.

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