‹ Manuel d'histoire naturelle médicaleChapitre 165 sur 524 · CAROUBIER · texte numérisé non relu

CAROUBIER

Le genre Caroubier ( Ceratonia , L.) se distingue de toutes les Césalpiniées précédentes par ses fleurs dioïques ou polygames dépourvues de corolle. Le calice est très-petit, formé de cinq sépales inégaux. Dans les fleurs mâles, l’androcéese compose de cinq étamines à longs filets, superposées aux sépales. Dans les fleurs femelles, l’ovaire est multiovulé et entouré d’un disque charnu. Les gousses sont allongées, aplaties, pulpeuses, indéhiscentes, contenant plusieurs graines enchâssées dans la pulpe, isolées, munies d’un albumen et renfermant un embryon à radicule droite, exserte. Les feuilles sont alternes, composées, impari-pennées. Les stipules sont très-petites.

Le Caroubier a longues gousses (C. siliqua, L.)ou Carouge, est un arbre de la région méditerranéenne. Les feuilles comprennent sept à onze folioles ovales, obtuses, lisses, vertes sur la face supérieure, plus pâles sur la face inférieure. Les fleurs sont disposées en grappes simples. Les fruits sont des gousses comprimées, pendantes, parfois arquées et déhiscentes, contenant une pulpe rougeâtre, laxative, qu’on a employée comme succédanée de la pulpe du Tamarin, et qui, analysée, a montré de 1 acide butyrique (C16 II14 O6). Dans le Levant, cette pulpe est employée comme aliment et le fruit tout entier est donné aux bestiaux.

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