INDIGOTIER
• Le genre Indigotier [Indigofera, L.) comprend des plantes qui I iffèrent de celles qui composent les deux genres précédents par I c calice, qui est urcéolé, à cinq petites dents presque égales ; par
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la corolle, dont l’étendard est arrondi, réfléchi, dont la carène, formée de deux pétales réunis par le bord, est épéronnée ou gib- i beuse à la base ; par les gousses ordinairement tétragones, à graines séparées par des étranglements. Les stipules sont adnées - j au pétiole.
L’Indigotier commun [1. tinctoria, L.) ou Indigotier franc est j un arbrisseau des Indes orientales qu’on trouve aussi à Madagascar, aux îles Maurice et Bourbon, dans l’Afrique équatoriale et dont les feuilles présentent quatre à six paires de folioles. Les feuilles' contiennent un principe immédiat, Vindigotine (CI6H5Az$). Pour obtenir l’indigo, on fait fermenter les feuilles dans des cuves, on précipite la matière colorante, puis l'on décante, on lave i le précipité et on le dessèche sur des toiles. L’Indigotier commun a été employé comme tonique, comme fébrifuge et préconisé à j tort contre l’épilepsie.
L’Indigotier batard ( l.anil , L.) de l’Amérique tropicale, I Indigotier argenté (J. argentea, L.), d’Égypte, d’Arabie et de l’Inde, LIndigotier DE la Caroline (7. Caroliniana, Walter! sont aussi exploités pour la fabrication de 1 indigo. L’indigo est une substance de couleur bleu foncé, prenant un éclat cuivré lorsqu’on la frotte avec l’ongle. Dans le commerce, les différentes variétés d’indigo ont reçu les noms des pays qui les produisent; on distingue les Indigos du Bengale, de Madras, de Coromandel, l’Indigo de Guatemala ou Indigo flor, l’Indigo de Saint-Domingue, Caraque, de la Louisiane, etc. Dans plusieurs parties de l’Inde et de l’Amérique les racines de l’Indigotier bleu (7. cœrulea, Roxb.) et de l’Indigo bâtard sont regardées comme antisvpbditiques ; les feuilles sonL employées comme fébrifuges.
BAGUENAUÜ1EH.
Le genre Baguenaudier ( Colutea , L.) a des fleurs dont le calice est régulier, campanulé, à cinq dents et une corolle dont la carène n’est pas prolongée en bec; il diffère particulièrement de tous les genres voisins par l’ovaire stipité et mulliovulé qui devient une gousse renflée, vésiculeuse, indéhiscente ou ne s’ouvrant que près du sommet par deux petites fentes. Les stipules
sont libres.
ALHAGI.
Le Baguenaudier arborescent {G. arborescens, L.) ou commun. Faux-séné, Séné (T Europe, Séné bâtard, Arbre à vessies est un arbuste qu’on trouve sur les coteaux calcaires et qui montre ses grandes fleurs jaunes en Mai et Juin. Les feuilles sont imparipennées, ont trois à cinq paires de folioles obovées, glauques en dessous et sont douées d’une saveur amère désagréable. On les a employées connue purgatives.
A la tribu des Galégées appartiennent aussi : le genre Galeca [Galega, L.), caractérisé par ses étamines monadelphes à la base, dont une espèce, le Galega officinal (G. officinalis, L.}, a été préconisée autrefois contre les fièvres ; le genre Uobinikr ( Robinia , DC.), dont une espèce, le Robinier faux-Acacia {IL pseudo-acacia, L.) donne des feuilles légèrement purgatives, une racine sucrée et des fleurs d’une odeur agréable; le genre Psoralier ( Psoralea , L.) ;i gousse monosperme, dont une espèce, le Psoralier comestible (P. eseulenta, Pursh.), fournit la racine alimentaire de Psoralier du Missouri, et une autre, le Psoralier glanbuleux 1 (P. glandulosa, L.) ou Coulen du Chili, cultivé dans nos jardins l sous le nom de Thé du Paraguay, fournit aux Chiliens une racine ! vomitive et des feuilles purgatives; le Psoralier a odeur bitumineuse (P. bituminosa, L.) du sud de la France et de l’Europe a i été employé contre l’hystérie, les fièvres intermittentes ; on l’em- I ploie encore en Italie dans les douleurs dentaires; le genre Tii- PiiRosiE ( Tephrosia , L.) dont une espèce la Téphrosie séné [T. Senna, Kth.) de Popayan, donne des feuilles purgatives et une autre, la Téphrosie toxique {T. loxicaria, Pers.) ou Galega des Antilles, sert à la Guyane et aux Antilles pour empoisonner le i poisson ; la Téphrosie a épi grêle {T. leptostachya, UC.) qui fouri nit la racine purgative de Téphrosie du Sénégal.
f. Tribu des Hédysarées.
AL1IAGT.
Le genre Alhagi ( Alhagi , T.) comprend des plantes qui, comme la plupart des Hédysarées, ont une corolle papilionacée a préfloraison vexillaire, dix étamines diadelphes et une gousse, presque ligueuse présentant des étranglements entre les graines. Elles diffèrent des plantes qui forment les genres voisins en ce
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que le fruit, qui est indéhiscent, ne présente que des étranglements et non des articulations entre les graines. Les feuilles sont réduites à une petite foliole unique, accompagnée de deux stipules latérales. •
L’Alhagi des Maures (A. Maurorum, T., Iledysarum Alhagi, L.) Manna hebraica, D. Don.) comprend des plantes qui croissent en Orient où elles sont connues sous le nom d 'A gui. Il s’échappe des rameaux et des feuilles une matière sucrée qui se concrète en petits grains qu’on recueille le matin, et qui a reçu le nom de Manne de Perse. On unit ce produit au séné pour l’employer comme purgatif. Les feuilles passent aussi pour être purgatives.