BUTÉE
Le genre Butée (Butea, Roxb.) comprend des Phaséolées dont les fleurs ont un calice gamosépale â deux lèvres, l’une formée de deux divisions très-courtes, l’autre de trois divisions plus dé- | veloppées. L’étendard est très-grand ; la carène est formée île deux pétales libres et chacun d’eux est insymétrique. Les étamines sont inégales et diadelphes ; le style est aigu, recourbé, glabre. Le fruit estime longue gousse uni- ou biovulée, indéhiscente.
La Butée feuillée {B. frondosa, Roxb.) est une plante volubile originaire de l’Asie tropicale. Les feuilles sont alternes, pennées, trifoliolées, munies de stipules caduques. Les fleurs sont disposées en grappes. Les gousses ne contiennent qu’une graine qui est arilléc et attachée au sommet interne du fruit. L’écorce laisse exsuder un suc rouge, astringent, qui porte dans Huile le nom de Kuni, et qui passe pour être le kino du Bengale. Toute la
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plante est souvent chargée d’une infinité de Cochenilles [Coccus lacca ).
La Butée superbe [B. super ba, Roxb.) fournit un suc astringent semblable à celui de la Butée feuillée.
Le genre Abrus ( Abrus , L.) comprend des plantes qui se distinguent nettement des Phaséolées précédemment étudiées. Les étamines sont monadelphes et au nombre de neuf seulement. L’étendard est très-grand et enveloppe dans le bouton tout le reste de la corolle. L’ovaire est surmonté d’un style court, recourbé, capité. La gousse contient beaucoup de graines séparées par des cloisons cellulaires. Les feuilles sont composées-pennées, à folioles nombreuses.
L’Abrus des chapelets ( A . precatorius, L.) est une plante volubile, originaire des Indes orientales et cultivée en Amérique, et en Afrique. Les feuilles sont composées de 16 fi 20 paires de petites folioles elliptiques ou ovées. Les parties souterraines ont la propriété de celles de notre Réglisse, aussi la plante portet-elle aux Antilles le nom de Liane àréglisse. Les graines sont de la grosseur de petits pois, d’un rouge vif, lisses, marquées d’un cercle noir autour du bile; elles sont comestibles et connues sous le nom depots d’Amérique. On en fait des colliers, des chapelets, etc.; elles entrent dans la composition de la boisson indienne appelée vatti. Les feuilles sont employées dans l’Inde contre les maux de gorge.
Au groupe des Phaséolées appartiennent aussi un grand nombre de plantes utilisées, entre autres : Le Clitoria ternatca, L., de l’Inde et de l’Amérique, dont la racine est émétique et les semences sont purgatives. L’ Erytlirina Corallodendron, L., qui doit fi la belle couleur rouge de ses graines le nom de bois corail des Antilles (son bois est blanc) ; il est connu aussi sous le nom d’arbre à bois cafre, de bois immortel : ses feuilles sont laxatives. \JApios tuberosa, Mœnch., de l’Amérique du Nord, dont les racines charnues, renflées, féculentes, sont employées dans 1 alimentation. Le il lucuna pruriens, DC., ou Dolichos pruriens, L. , de 1 Inde, de l’Amérique, dont les fruits sont connus sous les
DICOTYLÉDONES, noms de Cadjuet de l'Inde, Pois à gratter. Petit pois pouilleux ; ces fruits, qui ressemblent à de grosses chenilles velues, sont recouverts de poils très-fins, piquants, qui, en s’introduisant dans les chairs, y produisent une démangeaison insupportable ; on s’en est servi comme dérivatif. Le Mucunaurens , DC-, ou Dolichosurens,\ ,., commun aujourd’hui aux Antilles et dans l’Amérique méridionale : ses gousses, beaucoup plus grandes et plus larges que celles du Petit pois pouilleux, plissées en travers, sont aussi couvertes ■ de petits poils fins ; on les connaît sous les noms de Covvage de l’Inde, Grand pois pouilleux, et les graines doivent à une bande noire circulaire qui entoure le hile le nom d'œil de bourrique. Le Doliclios Lablab, L., ou Lablab vulgaris, Sav., fournit les graines alimentaires appelées haricots d'Égypte. Le Dolichos bulbosus,],., fournit les gousses de Dolic, employées dans l’alimentation aux Indes orientales. Le Dolichos melanophthalmus, DC., plus > connu sous les noms de Bonnette, Mongetle, Ilabine, est cultivé comme alimentaire dans le midi delà France, en Italie, etc. Le Cajanus indiens, Spreng., plus connu sous le nom Puis d’Ango/e, . donne dos feuilles émollientes.
i. Tribu des Dalbergidcs.
PTÉROCARPE.
Le genre Ptérocarpe ( Pterocarpus , L.) comprend des plantes qui, comme la plupart des Dalbergiées, sont des arbres à feuilles composées, imparipennées, ;\ réceptacle floral concave, à fleurs papilionacées, dont les étamines, au nombre de dix, sontdiadelphes, monadelphes, on forment parfois autour du pistil une gaine fendue d’un côté. L’ovaire contientnn petit nombre d’ovules. Le fruit est indéhiscent, sec, et le plus souvent monosperme. Ce qui est particulier au genre, c’est le calice gamosépale, courbe, à cinq dents ou ;i deux lèvres inégales; c’est le grand étendard arrondi et sinueux de la corolle, la carène ît deux pétales distincts, présentant un onglet et un limbe irrégulier; c’est le fruit orbiculaire, aplati, dont le sommet recourbé devient voisin de la base.
Le Ptérocarpe santal [P. sanlalinus, L.) est un grand arbre de l’Inde cl de Ceylan, dont les feuilles sont composées de trois à
PTÉROCAllPE.
cinq folioles arrondies. Les filets des étamines forment deux faisceaux; l’un représenté par neuf étamines groupées et grandes, l’autre par une petite étamine isolée. Les pétales sont crénelés, ondulés. Le fruit est ailé, lisse, contenant souvent deux ou trois graines. Le bois du centre du tronc constitue, selon Guibourt, le bois de Calliatour ou Sanlalrouge, qui vient d ^Coromandel, et est usité dans la teinture et l’ébénisterie. Comme tous les bois dits de Santal, les faces semblables d’un morceau fendu en long présentent des alternances de couches longitudinales lisses ou déchirées qui paraissent devoir s’imbriquer dans le morceau entier. Le principe colorant ou santaline (C‘'il803) a été employé comme astringent.
Le Ptérocarpe de l’Inde (P. indicus, Willd.) se distingue de l'espèce précédente par ses folioles au nombre de cinq à neuf pour chaque feuille, par son fruit mucroné, et par l’odeur suave de son bois. 11 passe pour fournir l'écorce et le suc astringent de la Nouvelle-Guinée.
Le Ptérocarpe d’Angola (P. angolensis, DC.) diffère des espèces précédentes par son fruit suborbiculaire, muni d’une aile large, membraneuse sur le pourtour, et de poils sur sa partie convexe. Les feuilles sont composées de 9 à 11 folioles ovées,acuminées. Le bois est connu sous le nom de santal rouge d’Afrique ou bar-wood des Anglais; il est moins dense que le Santal de l’Inde.
Le Ptérocarpe épineux (P. cchinulus, Pers.) originaire du Cap deSolar, à fruit muni sur sa partie convexe de poils épineux, donne Y African ros-wood des Anglais.
Le Ptérocarpe hérissé (P. erinaceus, Lamk.), ou pau de Sangue, originaire du Sénégal, a les fruits épineux de l’espèce précédente. II découle de l’arbre un suc qui se dessèche promptement, d’une saveur très-astringente et qui constitue le kino d’Afrique ou du Sénégal, très-rare dans le commerce.
Le Ptérocarpe marsupium (P. Marsupium, Mart.) est un arbre des Indes orientales, dont les feuilles sont composées de 7 à 9 folioles elliptiques. Le calice est gamosépale, à cinq dents presque égales; les lilets des étamines sont réunis de manière à former autour du pistil une gaine ouverte du côté de l’étendard ou deux faisceaux de chacun cinq étamines. Le fruit est monosperme, ailé. Le suc rouge cl astringent qui découle des incisions faites
au tronc de l’arbre constitue le him d’Amboine ou des Indes orientales.
Le Ptérocarpe dragon (P. draco, L., P. officinalis, Jacq.) ou Moutouchi, Moutouchia Draco, Aubl., est un grand arbre de l’Amérique méridionale dont les fleurs se distinguent de celles des espèces précédentes par la monadelphie des étamines. Le fruit est aplati, arrondi, lisse, non ailé. Les folioles qui composent la feuille sont au nombre de 5-7, ovées, acuminéés, glabres. Cette espèce laisse suinter du tronc un suc résineux, qui s’épaissit et se dessèche en larmes rouges qu’on réunit et qui forment le Sang-dragon de Carthagène.
Le Ptérocarpe subéreux (P. suberosus, Pers., Moutouchi subi rosa, Aubl.) est un arbre de la Guyane dont les fleurs ont les étamines monadelphes ; le fruit aplati est privé d’aile. Les feuilles sont composées de 5-9 folioles. Il fournit le Bois chatousieux ou de Moutouchi dont l’aubier est blanc et le bois parfait teinté de différentes couleurs rouge clair, rouge foncé, et violettes.
ANDIRA.
Le genre Andira ( Andira , Lamk.) comprend des plantes dont les fleurs ont, comme celles des Ptérocarpes, un calice gamosépale il cinq dents, une corolle papilionacée à préfloraison vexillaire, dix étamines diadelphes ou monadelphes réunies en une. gaine entière ou fendue, un ovaire stipité contenant peu d’ovules; mais le fruit ressemble il une drupe, ne contient qu’une graine dans un noyau, et est indéhiscent.
L 'Andira antiielmintiiique (A. anlhelminthica, Renth.) est un arbre du Brésil à feuilles composées, imparipennées, comprenant 9-13 folioles ovales-elliptiques, tomenteuses en dessous. Les fruits sont ovoïdes, à péricarpe un peu charnu, et constituent VAngelin amargozo du Brésil. La graine passe pour anthelminthique, elle devient poison ii haute dose.
L’Andiiia inerme {A. incrmis, IL B. K., Geoffroy a inermis, L.)est un arbre de l’Amérique tropicale, dont les folioles diffèrent de celles de l’Andira anthelminthique par leur forme oblongue, lancéolée; elles sont glabres el de même couleur sur les deux faces. Les étamines sont monadelphes. Les fruits sont arrondis, noi-
DIPTERIX.
lâtres. Les graines ont les propriétés anthelminthiques et vénéneuses de celles de l’espèce précédente. L’écorce, d’une odeur désagréable, d’une saveur amère, est connue sous les noms d’écorce de Geoffrée de la Jamaïque, d 'écorce de bois palmiste sauvage des Antilles. C’est un médicament évacuant qui devient vénéneux à haute dose.
L’àndira a feuilles obtuses [A. retusa, II. B. K., Geoffroya retusa, Larnk., ou pubescens, Rich.) est un arbre de la Guyane, de Surinam, etc., dont les feuilles sont composées de 9 il 11 folioles oblongues, obtuses au sommet, arrondies il la base, lisses en dessous. L’écorce de cette plante est un médicament évacuant employé aussi contre les vers intestinaux ; l’odeur en est nulle et la saveur amère ; on la trouve dans le commerce en morceaux plats, longs d’environ 30 à 35 centimètres et larges de 7 à 10 , à section brillante, bigarrée; elle est connue sous le nom d’écorce de Geoffrée de Surinam.
L’Andira vermifuge {A. vermifuga, Mart., Geoffroya vermifuga, Mart.) est un arbre du Brésil dont les feuilles sont composées de 9 à 11 folioles ovales, cordées à la base, coriaces et lisses en dessus. Les graines sont employées comme vermifuges sous le nom de graines d'Angelin.
Les autres espèces qui fournissent aussi des graines d’Angelin sont : YAndira rosea, Ben th., dont le fruit est de la grosseur d’un œuf de poule (Guibourt) et fournit YAngelin rose ; YAndira stipu lacea, Benth., dont le fruit est connu au Brésil sous le nom d’Angelin coco. L’Andira a grappes {A. racemosu, Larnk., Vouacapoua americana, Aubl.) donne le bois de Vouacapou ou (YAngelin de la Guyane, â aubier blanchâtre et h cœur dur, marqué de points blanchâtres sur un fond brun .
DIPTÉR1X.
Le genre Dipterix ( Dipterix , Schreb.) diffère des autres Dal— bergiées par son calice, dont deux des sépales sont libres et forment deux ailes autour de la fleur; la corolle est papilionacée, en préfloraison vexillaire ; les étamines, réunies par leurs (ilets, forment autour du pistil une gaine fendue du côté de l’étendard. L ovaire est porté sur un pied épaissi, plein, partant du fond
BOCQUILLON. fil).
du réceptacle floral concave, il est uniovulé. Le fruit est une drupe à noyau et à graine unique.
Le Dipterix odorant ( D . oclorata, \\\U\.,Coumarouna odorata, Aubl.) est un arbre qui croit dans les forêts de la Guyane. 11 se distingue des espèces voisines par ses feuilles alternes, réduites souvent à une grande foliole elliptique, légèrement acuminée au sommet, sans stipules visibles ; par son ovaire glabre, atténué en style. Le fruit entier a la forme d’une amande; la partie extérieure du péricarpe est charnue, la partieinterne est demi-ligneuse et forme noyau. La graine est allongée, arrondie, noire, luisante, ridée, et est connue sous le nom de Fève Tonka; elle contient dans son embryon un principe cristallisé, odorant, qui se dépose entre les cotylédons, la coumarine (CI01I30'2), appelée aussi stéaroptène ou camphre de Tonka. La fève Tonka est particulièrement usitée pour parfumer le tabac. Le bois, qui est d’un jaune rosé, marqué de points ou de lignes, est très-dur et connu sous le nom de bois de Coumarou ou (jaïae de Cayenne.
Le Dipterix a feuilles opposées ( D . oppositi folia, Willd., Tarralea oppositi, folia, Aubl.) croît aussi il la Guyane. 11 se dislingue facilement de l’espèce précédente par ses feuilles opposées et son ovaire glabre. 11 fournit les graines ditessemences de Tonka de Cayenne, du Brésil, ou anglaises.
A la tribu des Dalbergiées appartiennent le Daller gialati folia, Roxb., qui fournit le bois de Palissandre du Brésil, des Indes orientales, de l’Afrique et d’autres Dalbergia mal connus, qui passent pourfournir du bois de rose, dubois violet, du palissandre ; le Lonchocarpus Nicou, DC., ou liane-poison de la Guyane est employé comme plante enivrante pour prendre le poisson ; le Piscidia erythrina, L.,dcs mêmes contrées, est employé au même usage, son principe narcotique existe aussi bien dans son écorce que dans ses feuilles et son fruit.
j. Tribu des Sophorées.
BOWD1CI1IE.
Le genre Bowdiciiie {Bowdichia, 11. B. K.) comprend, comme la plupart des Sophorées, des arbres h feuilles composées-pennées, à fleurs presque régulières, à réceptacle floral concave, è
MYROXYLE.
étamines libres au nombre de dix, et à fruit le plus souvent indéhiscent. L’embryon a une racine courbe. Ce genre a pour caractères particuliers un réceptacle profondément concave ; un calice gamosépale courbé, coloré, à cinq petites dents égales, en préfloraison valvaire ; une corolle de cinq pétales portés sur le bord du réceptacle, en préfloraison vexillaire; l’étendard est trèsdéveloppé, les autres pétales sont presque égaux et partageables en deux moitiés symétriques; les étamines sont portées sur le bord de la coupe réceptaculaire. L’ovaire est renflé, allongé, porté sur un pied grêle, inséré sur la paroi dorsale et profonde du réceptacle, terminé par un style recourbé. Les ovules sont nombreux, disposés en rangée longitudinale sur la paroi postérieure. Le fruit est ailé sur la suture et indéhiscent.
La Dowdichie virgilioïde (B. virgiliodes, il. B. K.) est un grand arbre de l’Amérique méridionale et particulièrement de la ,la-
Imaïque. Ses feuilles .imparipennées sont composées d’environ treize folioles cordiformes, sans stipelles. L’écorce, connue sous le nom d'écorce ciAlcornoque, se trouve dans les drogueries en morceaux aplatis, rougeâtres en dessus, à liber jaune, colorant la salive, d’une saveur amère. On l’a employée comme succédanée de l’ipécacuanha.
Lue autre espèce, le Buwdichia major, Mail., ou Sebipira major, Mart.,du Brésil, fournit un bois très-dur et une écorce dite
KAlcornoque du Brésil ou Écorce de Sebipira de Bahia, employée dans la contrée contre les douleurs rhumatismales.
MYROXYLE.
Le genre Myroxyle ( Uyroxylon , L.) comprend des arbres à réceptacle floral peu concave. Le calice est gamosépale, irrégulièrement denté. La corolle est irrégulière, à préfloraison vexillaire, formée de quatre ou cinq pétales, dont un postérieur et recouvrant est, très-développé et bilobé; les autres sont linéaires. L’androcée est diplostémone, formé d’étamines libres, à anthères très-développées, surmontées par un connectif pointu. L ovaire est porté par un pied grêle, inséré sur le fond du réceptacle, terminé par un style atténué et courbe. Les ovules sont ■ au nombre de deux, placés l’un au-dessous de l’autre, insérés
sur le placenta de la suture postérieure, suspendus, anatropes, i à micropyle supérieur et externe. Le fruit est allongé, aplati, ailé a la base, parcouru sur les faces par une grosse nervure, renflé au sommet où il porte la graine, indéhiscent. Les inflores- i eences consistent en longues grappes axillaires ou terminales • dont les fleurs sont inclinées en avant. Les étamines ne persistent pas autour du fruit. Les Myroxyles habitent l’Amérique méridionale.
Le Myroxyle peruifère (M. peruiferum, Mut. et L. L, Myrospermum peruiferum, DC.) est un arbre du Pérou et de la Nouvelle-Grenade. Ses rameaux sont arrondis, verruqueux, glabres, , à feuilles imparipennées, comprenant environ onze folioles ■ égales, alternes, oblongues, glabres sur les deux faces, pubesccntes sur la nervure médiane. Les incisions faites au tronc de • l’arbre laissent suinter une substance jaune pâle, qui se durcit à 1 air et constitue le Baume du Pérou sec des officines; il offre une cassure brillante, possède une odeur aromatique, une saveur peu Acre, parfumée ; c’est un médicament stimulant des bronches.
Le Myroxyle pubescent ( M.pubescens , II.B.K., Myrospermum pubcscens, DG.) habite la Nouvelle-Grenade; il se distingue de l’espèce précédente par ses rameaux légèrement velus, par ses • feuilles tomenteuses en dessous, ovées, partagées par la nervure médiane en deux segments inégaux à la base. 11 donne, dit-on, le Baume du Pérou mou.
Le Myroxyle «e pereira ( M.Pereirœ , Kltsch., Myrospermum Pereirœ, Boyle, Myrospermum sonsonatense, Per.) habite l’Amérique centrale. Les feuilles comprennent ordinairement neuffolioles allongées, coriaces, glabres, à nervures pennées, très-pressées. Le fruit est aplati, ailé, presque aussi large A la base qu’au sommet 011 il est renflé. C’est la plante qui fournit la plus grande quantité du baume de Pérou employé aujourd’hui et qui est souvent désigné par les noms de Baume de Son-Sonaté, Baume de San-Salvador.
Le Myroxyle baumier (M. toluifera, 11.11. K., Myrospermum toluiferum, A. Rich.) est un arbre de la Nouvelle-Grenade, commun aux environs de Carthagène et de Tolu. Les rameaux sont glabres, luisants, marqués de nombreux lenticclles. Les feuilles sont composées de 3-5 folioles alternes, elliptiques, acuminées