ONAGRE
Le genre Onagre ( OEnothera , L.) ou OEnothère comprend des plantes ;i fleurs construites sur le type h. Le calice se compose de quatre sépales disposés en préfloraison valvaire. La corolle se compose de quatre pétales alternes, disposés en préfloraison tordue. L’androcée comprend huit étamines dont quatre sont superposées aux sépales et quatre aux pétales; les filets sont libres, attachés, comme les sépales et les pétales, sur les bords du réceptacle ; les anthères sont biloculaires et introrses. L’ovaire infère est partagé en quatre loges superposées aux pétales; il est surmonté par un long style partagé au sommet en quatre branches stigmatifères. Les ovules sont nombreux, attachés sur un placenta qui occupe l’angle interne de la loge. ; ils sont ascendants, anatropes, à micropyle inférieur et externe. Le fruit est une capsule à déhiscence loculicide et en partie septifrage, de sorte que le péricarpe se détache en quatre valves qui laissent au centre l’axe chargé de graines. Les graines sont nues, non poilues, privées d’albumen. Les feuilles sont alternes, sans stipules.
L’Onagre commune [OE. biennis, L.) est une herbe américaine importée en France au xvn° siècle ; elle porte communément le nom d 'herbe aux ânes. Les feuilles sont planes, ovales, lancéolées, cotonneuses. Les fleurs sont jaunes, odorantes, solitaires, axillaires, simulant une grappe terminale. Les racines sont usitées en Allemagne comme comestibles. Beaucoup d’autres espèces sont cultivées comme plantes d’ornement.
Epi lobe.
Le genre Epilobe ( Epilobium , L.) se distingue du genre Onagre en ce que le tube réceplaculaire est peu prolongé au-dessus de l’ovaire, que les graines portent sur la chalaze une aigrette soyeuse et que la capsule a une déhiscence loculicide.
L’Epilobe en épis [E. spicatum, Lamk.) ou Laurier de Saint-
MACHES.
Antoine, Osier fleuri, estime herbe vivace des bois qui montre ses fleurs purpurines en Juillet et Août. Les inflorescences consistent en fleurs solitaires, axillaires, ou en épis terminaux. La corolle est légèrement irrégulière. Le style est décliné. Les feuilles sont sessiles, lancéolées, acuminées, finement veinées. Les souches et les jeunes pousses sont comestibles; les feuilles sont parfois employées dans lapréparation de la bière ou comme vulnéraires.
L’Épilobe a feuilles étroites [E. angusti folium, L.) fournit aux Suédois de jeunes feuilles comestibles. On le connaît sous le nom de thé des Kouriles.
JUSSIEUA.
Les Jussieua ( Jussiœa , L.) ne diffèrent guère des Épilobes que par le type variable de leurs fleurs ( k à 6 ) et par la déhiscence septicide de leurs capsules.
Les Jussiœa caparosa, Camb., et scabia, Willd., sont riches en tannin; on les emploie au Brésil comme astringentes. Les feuilles du J. repens, L., des parties tropicales de l’Asie, sont employées contre la teigne.