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GARANCE

Ee genre Garance (Rubici, T.) comprend des herbes ou des sousarbrisseaux dont l’ovaire est infère dans sa partie inférieure, renferme deux loges uniovulées et dont le fruit est une baie bipartite, disperme ou le plus souvent sphérique, monosperme, par suite de l’atrophie d’une loge ovarienne. L’embryon est courbe, à larges cotylédons et est entouré par l’albumen. La fleur est pentamère ou tétramère. La corolle est gamopétale, rotacée. Les deux styles sont divergents et capités. Les feuilles sont opposées, accompagnées de stipules très-développées.

Fig. 348. — Diagramme d’une Heur de Garance.

Fig. 3 10. — Co .pe verticale et médiane de lu lleur de Garance.

La Garance des teinturiers (/?. tinclorum, L.) est une plante vivace des haies, à rhizomes rouges, à rameaux annuels, couchés, multiples, quadrangulaires, garnis de petits piquants sur les arêtes. Les feuilles ont un court pétiole et un limbe elliptique, allongé, courtement aouminé, lisse en dessus, à nervure médiane, saillant et rugueux en dessous. Les inflorescences sont des I cymcs axillaires et les fleurs, qui sonl blanches, s’épanouissent en Juin et Juillet. La racine contient un principe qui, sous Lin-

ASPÉRULE.

fluence des alcalis, devient Yalizarine, matière jaune rougeâtre ; elle est usitée en teinture, dans l’industrie et en médecine, contre la dysurie, le rachitisme. La Garance du commerce vient de Chypre, d’Avignon, d’Alsace.

Aux Indes orientales, la Garance des teinturiers est remplacée par le Rubia Mungista, Roxh., dont les racines sont connues sous le nom de racines de Man] et h.

ASPÉRULE.

Le genre Aspérule ( Asperula , L.) comprend des plantes dont les fleurs sont tétramères et diffèrent de celles des Garances par l'absence ordinaire du calice, par la corolle qui est tubuleuse, par les quatre étamines qui sont insérées sur la gorge de la corolle, par le style unique, à deux branches terminales capitées et stigmatifères au sommet, par le fruit qui est formé de deux coques sèches, indéhiscentes.

L 'Aspérule a l’esquinancie [A. cynanchica, I,., Galiitm cynan- ! chicum, L.) ou Herbe à l' esquinancie, Garance de chien, est une petite herbe vivace des collines arides, à nombreux rameaux entremêlés en touffe. Les feuilles sont linéaires, étroites, aiguës,

Iverticillées à la base des rameaux, opposées au sommet. Les fleurs sont d’un blanc rosé, disposées en eymes terminales et s’épanouissent de Juin à Septembre. Les fruits sont glabres, finement tuberculeux. Les feuilles sont astringentes, elles ont été employées en cataplasmes dans l’angine tonsillaire ou esquii nancie.

L’Aspkkule odorante (A. odorata, L.) ou Reine des-bois, Muguet-des-bots. Petit muguet, Hépatique étoilée, est une herbe vivace des bois frais et montueux. Ses rameaux sont dressés, peu ramifiés, simples dans leur partie supérieure. Les feuilles sont oblongues, lancéolées, verticillées sur tout le rameau. Les fleurs sont disposées en cymes rapprochées au sommet; elles sont blanches et s’épanouissent en Mai et Juin. Le fruit est hé- < tissé de, poils roides, crochus. Toute la plante desséchée est odolante, on l’a vantée contre la jaunisse, la rage; elle n’est plus employée que comme tonique, vulnéraire ou en tisane.

GAILLET.

Le genre Gaillet ( Galium , L.) comprend des plantes dont les (leurs ne diffèrent de celles de l’Aspérule que par. la forme de la ii corolle, qui est rotacée, plane. Le fruit est aussi un double akène. Les branches sont très-ramifiées, souvent garnies de den- fl ticules qui les rendent accrochantes.

Le Gaillet vrai (G. verum, L.) ou Caille-lait jaune est une H herbe vivace qui se montre dans les prairies, sur les lisières des I bois et dont les fleurs jaunes s’épanouissent de Juin à Septembre. I [.es rameaux sont roides, lisses, dressés. Les fleurs, groupées I en cymes, forment une inflorescence terminale. Les feuilles sont | verticillées par 6-12, linéaires, à bords roulés en dessous. On a I employé les feuilles de la plante comme un astringent léger.

Le Gaillet droit ( G . Mollugo, L.) ou Caille-lait blanc est une I herbe vivace qui se montre dans les mêmes endroits que la pré- I cédente. Les fleurs sont blanches et s’épanouissent de Mai à Août. I Les rameaux sont lisses, ordinairement dressés. Les feuilles et I les stipules forment des verticilles de. huit lames foliacées, oblongues, ovales. Les divisions de la corolle sont terminées en pointe. Le fruit est lisse. On attribue â cette plante les mêmes | propriétés qu’au Caille-lait jaune.

Le Gaillet Giiatteron [G. Aparine, L.) ou Gratteron, Rièble, est une plante annuelle des baies, des buissons, des lieux culti- li vés. Les fleurs sont d’un blanc verdâtre et se montrent de Mai à J Août. Les rameaux sont faibles, tombants, anguleux, â angles garnis de (lenticules recourbées. Les fleurs sont groupées en I cymes axillaires. Le fruit est volumineux, garni de poils crochus. -1 Les graines torréfiées ont été employées en guise de café. Le sue l de la tige a été préconisé contre les scrofules et les ulcères.

ÎUCIIAKDSONIE.

Le genre Uichaùdsonie (Richardsonia, Kth ) diffère des genres précédents par son ovaire â 3-/i loges, surmonté d’un style à trois ou quatre branches; par son fruit qui consiste en 3, h coques I monospermes, d’abord surmontées par le calice persistant, puis I

CÉPHÉLIDE.

séparables îi la maturité. Le calice, la corolle et l’androcée sont trimères, tétramères ou pentamères. Les stipules sont multi-divi- . sées. La corolle est tubuleuse.

La Richardsonie scabre (/î. scabra, A. S. IL, Richardia sca- , bra, L. est une plante du Brésil. Ses rameaux sont couchés, i grêles, velus. Ses feuilles sont ovales, lancéolées, entières, rudes sur les bords. L’inflorescence est terminale, sessile et consiste : en petits capitules placés dans un involucre de quatre bractées. Les lobes de la corolle sont blancs, poilus au sommet. La partie souterraine est plus ou moins tortueuse, parfois ramifiée, grosse \ comme une plume, de couleur cendrée il l’extérieur, répand une odeur de moisi et est regardée comme devenant Y Ipécacuanha onl dulé des drogueries ou Ipécacuanha blanc. Ipécacuanha amylacé; elle contient beaucoup de fécule et a des propriétés émétiques.

La Richardsonie rosée (/?. rosea, A. S. 11., R. emetica, Mart.) croit aussi au Brésil et diffère peu de la précédente. Ses feuilles ■ sont elliptiques, aiguës, pétiolées. Sa corolle est blanche et poilue sur la face extérieure du limbe. La racine est tortueuse, i blanche au centre, noir violet à l’extérieur et a des propriétés émétiques plus prononcées que celle de la Richardsonie scabre.

Le Borreria Poaya DG. ou Spermacoce Poaya, A. S. IL, le t Borreria ferruginea, DG. ou Spermacoce ferruginea, A. S. IL, du ' Brésil, ne diffèrent guère des Richardsonies que par le type tétramère de leurs fleurs et leur ovaire biloculaire, donnant deux coques monospermes. Ils fournissent une racine allongée i qui, réduite en poudre, est employée au Brésil comme émétique.

CËPHÉLIBE.

Le genre Céphélide (Cephœlis Rich.) se distingue de tous les t genres précédents par son fruit, qui est une drupe îi deux noyaux plans-convexes, monospermes, ;i graines munies d’un albumen corné. Les fleurs sont groupées en capitules terminaux, pédon- ; « ulés, entourés de quatre grandes bractées. Les fleurs sont complètes et pentamères. La corolle est infundibuliforme. Le style se Partage îi son sommet en deux petites branches linéaires et ! stigmatifères.

La CéphklideIpécacuanha (C. Ipecacuanha, liich., Ipecacuanha officinalis, Arrud.) est une petite plante du Brésil à rameaux d’abord couchés, puis dressés, simples, ;» feuilles opposées, lancéolées, aiguës, atténuées à la base, entières, accompagnées au sommet de stipules laciniées. La racine est allongée, horizontale, de la grosseur d’une plume il écrire; elle est flexueuse, contournée ou coudée, montrant une suite d'enfoncements et de parties saillantes annulaires inégales; l’écorce est épaisse et se détache nettement en certains droits, montrant un axe ligneux délié, lisse et blanc. La saveur est un peu ficre. Cette souche est connue sous le nom d’ Ipecacuanha annelé, qui comprend trois variétés : L«nnelé brun à écorce brune, à anneaux saillants, pressés; V annelé gris, à écorce grise, il anneaux peu saillants, peu pressés; 1 ’ annelé rouge, de couleur de rouille. Ces variétés sont employées comme émétique ou expectorant.

PSYCHOTR1E.

Le genre Psychotrie ( Psycholria , L.) se distingue des Céphélis ■ par ses inflorescences en cymes axillaires privées d’involuere, par son calice campanulé, son épais disque épigyne, par ses stipules entières.

La Psychotrie émétique (P. emetica , Mut.) est un petit arbrisseau du Pérou et de la Nouvelle-Grenade. La tige est dressée, cotonneuse. Les feuilles sont opposées, oblongues, acuminées, rétrécies à la base, pileuses en dessous, accompagnées de stipules courtes, acuminées. Les inflorescences consistent en petites ■ cymes axillaires. La partie souterraine est rameuse, grosse comme une plume à écrire, ridée longitudinalement et ne présente que de rares étranglements; elle est connue sous le nom d’/péeacuanha strié ; la couleur en est brun foncé, la cassure est d’apparence peu résineuse et devient noire lorsque la substance est altérée, ce qui a fait donner à cette dernière le nom d Ipécacuanha noir.

C1IIOCOQUE.

Le genre Chiocoquè ( Chiococca , P. Br.) comprend des plantes dont les fruits sont des drupes à deux noyaux monospermes. La

CAKÉ. 9/15

corolle est en entonnoir, beaucoup plus grande que le calice, à cinq lobes. Les étamines, au nombre de cinq, sont insérées sur le disque épigyne et non sur la corolle. Chaque ovule est suspendu, ii raphé extérieur, à mieropyle supérieur et interne.

Le Chiocoque dompte-venin {C. anguifuga, Mart.) est un arbrisseau du Brésil. Ses feuilles sont opposées, ovales, acuminées, il court pétiole, accompagnées de petites stipules. Les inflorescences sont axillaires et consistent en c.ymes disposées en grappes. Le fruit est blanc. La racine est longue, rameuse, un peu plus grosse qu’une plume et est connue sous le nom de Caïnca; l’écorce est grisâtre, marquée de sillons, le bois est blanc; l’odeur rappelle celle de la Valériane, la saveur est amère ; cette racine contient de l’acide caïncique (C32H260H), un extractif jaune, nue matière colorante ; on l’emploie comme purgative et vomitive et on lavante au Brésil contre la morsure des serpents.

La racine du C. densifolia, Mart., celle du C.racemosa, L. qui est jaune, jouissent des mêmes propriétés; celle-ci est de plus employée à la Guadeloupe contre la syphilis.

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