CAFÉ
Le genre Café (Coffœa, L.) comprend des arbres ou arbrisseaux dont le fruit est aussi une drupe â deux noyaux monospermes. Les fleurs sont pentamères. La corolle est en patère et porte les étamines sur sa gorge ; les divisions sont en préfloraison légèrement imbriquée. Chaque ovule est ascendant, à mieropyle inférieur et externe. Les graines sont piano-convexes. L’embryon est entouré par un albumen corné abondant. Les inflorescences sont des gloraérules axillaires. Les feuilles sont simples, opposées.
Le Café d’Arabie (C. arabica, L.) est un arbrisseau de la Ilaute- Lgypte, transporté en Arabie et de lâ dans tous les pays où il est cultivé aujourd’hui. Il atteint une hauteur de l\ à 5 mètres. Les rameaux sont opposés, flexibles. Les feuilles ont un court pétiole, un limbe entier, ovale-allongé, glabre, ii nervures pennées, fortement marquées; elles sont accompagnées de deux petites stipules entières, lancéolées, caduques. Les fleurs sont d un blanc un peu rosé et répandent une odeur agréable. Le style
est court et terminé par deux petites lames stigmatifères. La drupe est de la grosseur d’une merise. Chaque graine est creusée sur sa face plane qui touche au placenta d’un sillon longitudinal profond. Les graines contiennent dans leur albumen un principe azoté, la caféine, une huile essentielle, des substances grasses, etc. Dans presque toute l’Europe, les graines de Café sont torréfiées et broyées avant d’être infusées. L’infusion est tonique, excitante; ou l’a employée avec succès contre les diarrhées chroniques.
On trouve dans le commerce plusieurs variétés de Cafés qui arrivent des pays chauds, soit en fruits entiers [Café en cerises) ou en fruits dépouillés de la pulpe et réduits aux noyaux souvent réunis [Café en parche), ou en graines dépouillées du noyau qui les entourait ( Café décortiqué ou en grains). Ces variétés sont au nombre de trois principales qu’on a cherché à caractériser par l’aspect et la couleur de la graine; elles portent le nom de Moka, de Bourbon et de Martinique, bien qu’elles puissent provenir de l’Inde, du Brésil, de l’Afrique occidentale, etc. Le Moka est petit, roulé, jaunâtre, a une odeur et une saveur agréables; le Bourbon est plus gros que le précédent, lisse, aplati sur une face, convexe sur l’autre, allongé, recourbé en bas, et est moins estimé que le Moka; le Martinique est plus gros que celui des deux variétés précédentes; il est verdâtre, recouvert d'une pellicule et se couvre de petites taches en vieillissant. Ces variétés se subdivisent en un grand nombre d’autres, mais toutes sont arbitraires, car on peut trouver sur le même pied de Café des graines à forme Moka, Bourbon et Martinique.
Le Café marron (C. mauritiana, Lamk), des forêts de l’île de la Réunion, produit les graines dites Café marron qu’on mélange avec celles du Café d’Arabie; elles passent pour enivrantes lorsqu’elles sont employées seules.
h. R ni» lacées a loges ovariennes iilnrioviiles.
Le genre Quinquina (Cinchona, L.) comprend des plantes dont les fleurs se distinguent de toutes celles des ltubiaeées précé-
(lentes par leur ovaire à deux loges pluriovulées. Le calice est gamosépale, fi cinq dents disposées en préfloraison valvaire. La corolle est gamopétale, en forme de coupe, et son limbe est partagé en cinq lobes alternes avec les divisions du calice et disposés en préfloraison valvaire. Les étamines sont au nombre de cinq, insérées sur le tube de la corolle, alternes avec ses divisions; les filets sont libres, inclus; les anthères sont biloculaires, introrses, et s’ouvrent par deux fentes longitudinales. Le style se partage en deux branches stigmatiques. Les ovules sont insérées sur un placenta axilc. Le fruit est une capsule dont la déhiscence est septicidc et se fait de la base au sommet. Les graines sont bordées d’une aile, imbriquées les unes sur les autres et contiennent un embryon droit, entouré par l’albumen. Les Quinquinas vrais sont des arbres à feuilles simples, opposées, accompagnées de stipules caduques qui croissent dans l’Amérique méridionale. On ne les trouve que sur le versant oriental des Andes, fi une hauteur moyenne de 1600 fi 2400 mètres, entre le 19e degré de latitude sud et le 10° degré de latitude nord, c’est-à-dire en Bo livie, au Pérou, dans la république de l’Équateur et fi la Nouvelle- Grenade (1).
La portion des Quinquinas usitée en thérapeutique est l’écorce ; qu’elle provienne du tronc, des rameaux ou parfois même des racines.
Elle est plus ou moins riche « en quinine , cinclionine, quinidine, cinchonidine, acides quinique , cinchotannique et quinovique, en rouge de quinquina, en matière colorante jaune, en matière grasse de couleur verte, en amidon, en gomme et en cellulose. »
En Amérique, il est d’usage d’abattre les Quinquinas avant de les décortiquer. Lorsque l'arbre est abattu, le tronc et les grosses branches sont débarrassés du périderme par un massage préalable, puis incisés dans toute l’épaisseur de l’écorce, de manière fi circonscrire de, longues planchettes rectangulaires. Ces planchettes sont enlevées fi l’aide du dos du couteau qui pénètre, jusqu’à la zone génératrice. L’écorce des petites branches est
(1) Les quinquinas sont, depuis quelques années, cultivés à Java, dans les Indes orient. d-s, sur les côtes du Malabar, à Ceylan, elc., etc,, et leurs produits ont déjà paru en Anglolcrre et en France.
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enlevée garnie de son épiderme. Puis vient le séchage ; les grosses écorces restent plates ; elles sont alternativement exposées au soleil et empilées les unes sur les autres en carrés croisés sur lesquels pressent des corps pesants. On a de cette manière les écorces en tabla ou plancha. Les écorces des petites branches sont abandonnées au soleil et s’enroulent d’autant plus qu’elles sont moins épaisses, elles constituent les canutos ou canutillos. Lorsque ces écorces sont séchées, elles sont ou emballées dans des caisses, ou enveloppées dans des peaux de bœufs sauvages; dans ce dernier cas, elles forment des ballots appelés surons ou serons, du poids de 50 à 75 kilos.
Les Quinquinas officinaux n’ont été longtemps connus que par leur écorce, aussi ont-ils été classés dès l'origine d’après l’aspect de cette partie de la [liante. Ils furent partagés en Quinquinas gris. Quinquinas jaunes. Quinquinas rouges et Quinquinas blancs. Yoici les caractères qu’en a tracés Guibourt.
« Les Quinquinas gris (îi épiderme gris) contiennent, en général, des écorces roulées, médiocrement fdireuses, plus astringentes qu’amères, donnant une poudre d’un fauve grisâtre, plus ou moins pâle, contenant surtout de la cinchonine et peu ou pas de quinine. — Les Quinquinas jaunes peuvent offrir un volume plus considérable, sont d'une texture très-fibreuse et d’une amertume beaucoup plus forte et plus dégagée d’astringence. Ils donnent une poudre jaune ou orangée et peuvent contenir une assez grande quantité de sels à base de chaux et de quinine pour précipiter instantanément la dissolution de sulfate de soude. — Les Quinquinas rouges tiennent le milieu, pour la texture, entre les gris et les jaunes : ils sont à la fois très-amers et trèsastringents; leur poudre est d’un rouge plus ou moins vif; ils contiennent à la fois de la quinine et de la cinchonine. — Les Quinquinas blancs se distinguent par un épiderme naturellement blanc, uni, non fendillé, adhérent aux couches corticales. Ils contiennent, soit un peu de cinchonine, soit un autre alcaloïde plus ou moins analogue. Us sont peu fébrifuges et ne peuvent guère compter au nombre des quinquinas médicinaux. »
Une écorce de Quinquina coupée dans le sens horizontal et vue au microscope montre, de dedans en dehors, les zones suivantes: V le liber ou zone libérienne formée de libres ou cellules fibreuse.
bien développées, à lumière étroite, réparties plus ou moins uniformément dans un parenchyme gorgé de matières résineuses; ces libres sont plus ou moins adhérentes entre elles ; 2° une ou deux séries de lacunes analogues aux vaisseaux laticifères; elles sont d’autant plus rares que l’écorce est plus âgée et n’existent plus dans les Quinquinas très-âgés; 3° une zone cellulaire composée de cellules ainsi disposées : les plus internes ont des parois épaisses, presque ligneuses et renferment une matière d’un brun rougeâtre, d’apparence résineuse; d’autres contiennent de l’amidon ou des cristaux grisâtres, solubles dans les acides azotique et chlorhydrique; les plus externes ont leur cavité remplie de chlorophylle; L\° la zone subéreuse composée de cellules oblongues, comprimées de dehors en dedans, de couleur brun foncé; elles constituent ce qu’on désigne sous le nom de cercle résineux; c’est dans la zone subéreuse que se forment le périderme ou cellules tabulaires qui amènent la chute de la portion de l’écorce qu’elles circonscrivent (pageâââ); 5° l’enveloppe épidermique, composée de cellules aplaties, souvent brunâtres, vides ; cette enveloppe est souvent détruite ou recouverte de Lichens.
Les éléments qui composent chaque zone de l’écorce sont variables dans leur agencement, selon l’espèce de Quinquina qu’on examine; aussi l’étude anatomique des racines a-t-elle permis de rapporter les différentes écorces à des espèces botaniques connues.
Dans quelle portion de l’écorce se trouvent les alcaloïdes? 11 résulte de beaucoup d'expériences, qu’ils existent surtout dans le tissu cellulaire qui environne les fibres du liber et dans le tissu cellulaire de la zone herbacée. D’après M. Weddell, la quinine se trouverait dans le tissu cellulaire de la zone du liber et la cinchonine dans celui de la zone herbacée; mais les expériences de \|. Howard tendraient à démontrer, au contraire, que le liber contient de la cinchonine et l’enveloppe herbacée de la quinine.
ün connaît aujourd’hui une quarantaine d’espèces de Quinquinas qui donnent des écorces médicinales; nous ne décrirons que les plus usitées.
Le Quinquina Calisaya ( C . calisaya, Wedd.) est un grand ai bre des parties septentrionales de la Bolivie et de la province
péruvienne de Carabaya. Ses feuilles sont scrobiculées; le li uit est une capsule ovale, arrondie à la base, de la longueur de la fleur. Ou en exploite plusieurs variétés.
La variété dite Calisaya vrai [C. C. vera, Wedd.) a les feuilles ovales ou obovales lancéolées, obtuses. Elle fournit les écorces dites Quinquina jaune royal, Guib. Quinquina Calisaya plat, sans épiderme, et roulé, avec épiderme, Del. et Bouch. Le Calisaya plat est jaune fauve brunâtre, le plus souvent sans périderme, à face externe fibreuse marquée de sillons longitudinaux, à face interne fibreuse ondulée. La cassure transversale est fibreuse, k libres du liber uniformément réparties dans la zone, courtes, lâchement unies entre elles. La saveur en est amère (30 à 32 grammes de sulfate de quinine, 6 à 8 grammes de sulfate de cinchonine par kilogramme, Del. et Bouch.). Le Calisaya roulé a un périderme épais, marqué de fentes annulaires et longitudinales; la face interne est fibreuse, jaune fauve ; la cassure transversale est résineuse dans le suber, au dehors, fibreuse en dedans. (D’après Delondre et Bouchardat, 15 à 20 grammes de sulfate de quinine, 8 à 10 grammes de sulfate de cinchonine par kilogrammes).
La variété Calisaya Josephiana, Wedd. comprend des arbrisseaux à feuilles oblongues, aiguës, dont les écorces sont rares dans le commerce et parfois prises sur la partie supérieure des racines.
LesCalisayas légers du commerce sont fournis par les Cinchona Calisaya morada ou Boliviana, Wedd.; C. ovata rufinervis, C. amygdalifolia , etc., qui croissent en Bolivie et au Pérou.
Le Quinquina de la Condamine ( C . Condaminea, 11. B. K.) est un arbre du Pérou et de la république de l’Équateur. Les feuilles sont lancéolées, ordinairement scrobiculées; la capsule est plus grande que la fleur, oblongue, lancéolée, beaucoup plus longue que large.
M. G. Planchon en admet deux variétés : c»
La variété Condaminea vera a les feuilles ovales, lancéolées, aiguës; les dents du calice sont triangulaires. Cette variété a pour synonymes (selon M. Planchon) : C. Condaminea, 11. B.; C. officinaUs, L.; G. Uritusinga, Pav. ou academica, Guib., des Andes du Pérou et de Loxa. 11 fournit le Quinquina Lo.va rouge
fibreux du roi d'Espagne, Guib., (le couleur jaune foncé, presque rouge, à saveur astringente, à fibres du liber rares et minces, régulièrement disposées, il enveloppe cellulaire large; C. violacea, Pav., des environs de Quito. ; C.obtusi folia, Pav., de la province de boxa, dont l’écorce est connue sous le nom de Cascarilla negrilla, mala de Loxa ; elle est amère, nauséeuse, la face externe est noire, couverte par places de •lichens blancs, la face interne est jaune sale, la fracture transversale est fibreuse avec un cercle résineux extérieur bien marqué. C. Chahuarguera, Pav. (partim) qui fournit la plupart des Quinquinas de Loxa du commerce, le Quinquina huamalies mince et rougeâtre, Guib., c’est, d’après la tradition, l’écorce qui guérit la comtesse d’El Chinchon, le Quinquina de Loxa jaune fibreux; le Quinquina jaune de la Condamine, Guib., à aspect de Cannelle, le Quinquina gris compacte, le Quinquina rouge de la Condamine, Guib., à épiderme fin, marron, recouvert de plaques argentines; C. crispa, Tafella, qui donne le Quinquina jaune du roi d’Espagne, Guib., à odeur prononcée de tabac; C. Palton, Pav. de la province de Loxa, qui donne le Wesl-coast Carthagena , IIow. du commerce anglais, moins dense, moins amère que le Quinquina rouge, à couches subéreuses grises, fi cellules du liber riches en résine, à nombreux vaisseaux laticifères.
La variété Condaminea Candolii a les feuilles obovales ou arrondies et subcordées à la base, les dents du calice sont lancéolées et elle a pour synonymes (d’après M. Planchon) : C. Bonplandia, Klolztch, C. Condaminea, var. Chahuarguera et C. macrocalgx (excl. variet.) DC. Chahuarguera (partim) et macrocalgx, Pav. Cette dernière espèce donne le Quinquina de Loja cendré, Guib. ou Quinquina Loxa jaune, fibreux, du commerce actuel, Guib., en cylindres de la grosseur du doigt; la face extérieure varie du blanc au noir, la face interne est de couleur jaune ou orange, la saveur est amère, les fibres du liber sont rangées en groupes allongés dans le sens du rayon ; les cellules à résine sont répandues çfi et lit dans les couches herbacées ; peut-être les C. coccinea et erithrantha, Pav. qui donnent le Quinquina jaune de Guagaquil, en cylindres longs, à couleur de Cannelle de Chine, fi cassure résineuse à l’extérieur, fibreuse en dedans et à libres courtes.
Le Quinquina Pitayo (C. Pftayensis, Wedd., C. lanceolala, Benth., C. Trianœ, Karst.) croît à la Nouvelle-Grenade, dans la province de Cauca. Ses feuilles sont épaisses, glabres, lancéolées, aeuminées, atténuées à la base; les dents du calice sont linéaires; le fruit est une capsule ovoïde-allongée. Il produit le Quinquina Pitayo, Del. et Bouch., le Q. Pitciya, de la Colombie ou A'Antioquia, Guib., le Q. brun, le Q. rouge de Carthagène, Guib., le Q. Almaguer, Ramp. Ces écorces sont rouges ou brunes, lourdes, ordinairement petites; les libres du liber sont isolées, nombreuses, l’enveloppe herbacée renferme çà et là des cellules à cristaux, ces cristaux ont la forme d’aiguilles.
Le Quinquina rougi; ( C . succirubra , Pav.) est un grand arbre des forêts de la province de Quito. Ses feuilles sont grandes, largement ovales, à nervures fortes, rouges, le limbe est brièvement acuminé, pubescent inférieurement sur les nervures. Les écorces sont connues sous les noms de Quinquina rouge vif et rouge pâle, Del. et Bouch., Q. rouge vrai non verruqueux et vsrruqueux, Guib., Cascarilla colorada de Huaranda. Le nom de Quinquina rouge vif s’applique ordinairement aux écorces plates et celui de Q. rouge pâle aux écorces roulées. La zone cellulaire adhère fortement aux couches libériennes. La surface externe est argentée, fendillée, l’interne est rouge brun. La cassure du liber est rose et montre des libres courtes, fines comme celles du Calisaya, les cellules contiennent des cristaux de kinovale de quinine (Howard).
Le Quinquina scrobiculé (C. scrobiculata, Wedd.) croit dans les vallées subandines du Pérou, à Jaen, Cuzco, Carabaya, etc. l.es feuilles sont oblongues, aiguës des deux côtés, luisantes en dessus, glabres en dessous, scrobiculées ; les dents du calice sont triangulaires, aiguës; les capsules sont lancéolées, deux ou trois fois plus longues que larges.
La variété Genuina comprend, d’après M. Planchon, le C. scrobiculata II. et B., le C. purpurea, Lamk , et le C. micrantlia, L. Elle fournit le Quinquina rouge de Cuzco, Del. et Bouch., le Q. de Loxa rouge marron, Guib. Ces écorces sont roulées ou plates, elles sont amères et astringentes. La surface externe est celluleuse, marquée de dépressions, l’interne est jaune, à libres deux fois plus longues que celles du Calisaya, intimement unies entre
(‘lies, d’autant plus nombreuses qu’elles sont plus internes. — ;4 grammes de sulfate de quinine, 12 grammes de sulfate de cinchonine par kilogramme. Del. et Bouch.)
La variété Delondiuana donne des écorces à couleur de Calisaya, à surface extérieure plus unie, à fibres plus longues, à densité plus forte.
Les autres espèces les plus connues qui fournissent des écorces commerciales sont les suivantes :
C. cordi folia, Mut., de Loxa, qui donne les Quinquinas de Carthagène pâle, Guib., Q. maracaïbo, Del. et Boucb.
C. decurrenti folia, Pav., de Loxa, qui produit le Q. blanc de Loxa, Guib.
C. Humboldiana, Laub., du Pérou septentrional, qui fournit le Q. de Loxa inférieur , Guib.
C. lancifolia, Mut., de Bogota, qui donne les Q. spongieux de Carlhagène, Q. orangé de Mutis, Guib., Calisaya de Santa-Fé, Q. jaune orangé roulé, Q. de Carthagène ligneux, Q. jaune de Mutis, Del. et Boucb.
C. micranlha, Wedd., du Pérou, qui produit les Q. Huanuco roulé avec épiderme, Del. et Bouch., Q. de Lima gris brun, Guib., Q. jaune orangé, Guib.
C. Mutisii, Wedd., de Loxa, qui fournit le Q. payama de Loxa, Guib.
C. nitida, B. et P., de Loxa, qui produit le Q. de Loxa brun compacte, Guib.
C. ovata, Wedd., du Pérou et de la Bolivie, qui donne les Q. de Lima gris ligneux, Guib., Q. Carabaya plat sans épiderme et roulé avec épiderme, Del. et Bouch-.
C. pubescens, Wedd. du Pérou, qui fournit les Q. de Cuzco cl Q. d’Arica, Guib., Q. jaune de Cuzco, Del. et Bouch.
C. subcordata, Pav. de Loxa, (pii produit le Q. de Loxa cendré, Guib.
Le nom de Quinquinas a été donné à tort à des écorces des Antilles, du Brésil, de Pile Bourbon, etc. Ces écorces appartiennent à des genres différents du genre Quinquina aussi bien par les fleurs que par la structure, anatomique cl le contenu des écorces. Ainsi le Quinquina Caraïbe des Antilles, fourni pas 1 Lxostemma Caribwum, Bonn, et Schult. [Cincliona Caribœa,
Jacq.), le Quinquina Piton ou de Sainte-Lucie, de Saint-Domingue, fourni par Y Exostemma floribundum , Rœm. et Schult., le Quinquina de Piauhi, du Brésil, fourni par VE. Souzannum, Mart., etc., etc., ne sont pas de vrais Quinquinas et n’en ont pas les propriétés fébrifuges. Dans le genre Exostemma, Endl., les étamines sontexsertes; dans les Ladenbergia, Kl., ou Cascarilla, Wedd., les fruits s’ouvrent de haut en bas, les cellules k résine se développent dans la partie externe de l’écorce et non dans la partie interne, les fibres du liber sont intimement adhérentes et ont toujours une lumière très-large sur la coupe.
A cette section des Rubiacées appartient le genre Oldenlandia, !.. dont le fruit est déhiscent au sommet et sur le dos des loges et dont les graines ne sont pas ailées. L ’Oldenlandia umbellata , L., de Java et de la côte de Coromandel, fournit les racines gris rougeâtre, tinctoriales, connues sous le nom de Chaya-vair ou Chaya-ver. L ’Uncaria gambir, Roxb. à graines ailées, des Indes orientales, dont les feuilles fournissent le Cachou cubique résineux ou Gambir cube clair, appartient aussi à la section des Rubiacées à loges pluriovulées.