‹ Manuel d'histoire naturelle médicaleChapitre 316 sur 524 · CACAOYER · texte numérisé non relu

CACAOYER

glet, puis d’un limbe arrondi au sommet: la préfloraison en est induplicative-valvaire. L’androcée comprend dix étamines monadelphes à la base, formant une sorte de colonne creuse qui entoure l’ovaire et qui se termine supérieurement par dix filets, dont cinq, superposés aux pétales, sont allongés, terminés en pointe, réduits à des staminodes; les cinq autres portent une anthère paraissant quadriloculaire, à loges séparées, extrorses. L’ovaire renferme cinq loges superposées aux pétales, pluriovulées, et est surmonté d’un style à cinq branches stigmatifères. Les ovules sont insérés dans l’angle interne, sur deux séries verticales. Le fruit est allongé, à péricarpe se desséchant peu à peu. Les graines sont nombreuses, plongées dans une pulpe molle, sont privées d’albumen, et renferment un embryon volumineux, à cotylédons plissés, charnus. Les feuilles sont alternes, amples, oblongues, à 3-5 nervures ou penninerves. Les fleurs sont en glomérules.

Le Cacaoyer ordinaire (T. Cacao, L.) est un arbre du Mexique, qui atteint environ 10 mètres de hauteur. Ses rameaux sont grêles, allongés. Les feuilles sont alternes, à court pétiole, à limbe ovale, acuminé, entier, glabre ; les stipules sont caduques. Les inflorescences sont éloignées de l’aisselle des feuilles. Les graines sont ovoïdes, comprimées. Ces graines, après avoir été débarrassées du péricarpe, par le terrage ou autrement, sont séchées, mondées, torréfiées, réduites en pâte, unies ;ï du sucre, aromatisées, et constituent le chocolat, auquel on donne les formes les plus variables. Le chocolat constitue un aliment nourrissant et fortifiant; on l’utilise pour l’incorporation de certains médicaments ou d’autres substances nutritives. L’odeur et la saveur agréables du chocolat ne se développent que par la torréfaction. Le beurre de cacao, si utilisé en thérapeutique, s’extrait des graines. Les graines du Cacaoyer, ou Cacao, 'qui se trouvent ! dans *e commerce sont dites caraques ou des lies, selon qu’elles viennent de la côte de Caracas, ou des Antilles, de Bourbon ; les ! Premières sont plus grosses, plus estimées que les secondes.

D’autres espèces de Cacaoyers pourraient donner du cacao, elles sont peu ou point cultivées.

Le Guazuma ulmifolia, L., du Brésil, donne, des fruits gela li| tineux, sucrés, employés dans le pays comme émollients.

1HCOTYLÉDONÉES.

7û. STERCULIACÉES.

Les Steuculiacées ( Sterculiaceœ , Endl.) sont des plantes à fleurs régulières j polygames ou uoisexuées, le plus souvent sans corolle. Le calice est ordinairement coloré, à préfloraison valvaire, induplicative. Les étamines sont en nombre indéfini, monadelphes, réunies en colonne; les anthères sont biloculaires, extrorses. Le gynécée est formé de carpelles libres, sessiles ou pédiculés, uni- ou pluriovulés. Les fruits sont secs. Les graines sont albuminées ou non. Les Sterculiacées sont des plantes exotiques ii feuilles simples, ordinairement alternes, qui contiennent un mucilage abondant, et souvent, dans l’écorce, une matière extractive amère, astringente, parfois émétique. Cesplantes ne fournissent aucun produit usité en France.

Les plus employées dans les pays étrangers sont: YHeritiera minor, Lamk, des Moluques et des Philippines ; YHeritiera liltoralis. Ait. , des Indes orientales ; le Sterculia Chicha, A. S. IL, du Brésil; le Soulhwellia Balanghas, Wight, des Indes orientales; le Cola acuminata, Schott. et Endl., d’Afrique, plus connu sous le nom de Café du Soudan, etc., etc.

75 TILIACEES.

Les Tiliacées ( Tiliaceœ , Juss.) sont des plantes a Heurs régulières, hermaphrodites, ii ovaire supère, souvent polypétales. Le calice est le plus souvent polysépale, à folioles disposées en préfloraison valvaire. Les pétales sont alternes avec les sépales et disposés en préfloraison imbriquée; la corolle manque rarement. Les étamines sont en nombre plus considérable que celui des pétales, elles sont libres ou polyadelphes ; les anthères sont biloculaires, introrses ou extrorses. L’ovaire est d’abord uniloculaire, îi placentas pariétaux ; il devient souvent pluriloculaire à 1 époque de l’anthèse. Le style est simple. Le fruit est sec ou charnu, elles graines sont albuminées. Dans la majorité des genres, les feuilles sont alternes, simples, stipulées.

Page 1