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TILLEUL

Le genre Tilleul [T ilia, L.) comprend des plantes dont les fleurs ont un calice de cinq sépales en préfloraison volvaire; une corolle de cinq pétales glanduleux, en préfloraison imbriquée; un androeée de dix faisceaux d’étamines superposés par deux aux pétales; chaque faisceau est légèrement monadclphe h la base, les anthères sont biloculaires et cxtrorses. Dans beaucoup

l'i ;. J;»!) — Fleur épanouit* de Tilleul.

de Tilleuls américains, les faisceaux d’étamines les plus internes se transforment en lames pétaloïdes. Dans le jeune âge et souvent à l’âge adulte, l’ovaire est uniloculaire avec cinq placentas pariétaux biovulés, superposés aux pétales; les loges, lorsqu’elle* existent, sont superposées aux sépales. Les ovules sont collateraux, ascendants, à raphé interne, à micropyle inférieur et externe; le style est simple, terminé par une tète stigmatifère Le fruit est sphenque ou ellipsoïde, demi-charnu, indéhiscent et ne contient ordinairement qu’une graine. L’embryon es! droit’ entoure par un albumen charnu. Les Tilleuls ont les feuilles simples, alternes. Les inflorescences sont des cymes accolées par leur axe a une bractée dont elles semblent naître, mais nui n’est ,,u une bractée latérale jointe â l’axe et développée avec lui

Le Tilleul a grandes feuilles [T. platyphyllos, Scop.), Tilleul de Hollande , de nos parcs, de nos promenades publiques, se reconnaît à ses étamines toutes fertiles, a ses feuilles adultes pubescentes sur toute la face inférieure, à ses fleurs odorantes qui s’épanouissent en Juin. Les fleurs sont très-employées en infusion comme antispasmodiques et diaphorétiques ; la sève de la plante fournit une liqueur fermentescible agréable; la partie interne de l’écorce donne un suc astringent ; le liber sert à la fabrication des cordes à puits.

Le Tilleul a petites feuilles {T. microphylla, Willd.) ou à feuilles d'Orme, des bois, a les feuilles très-petites et glauques inférieurement, velues à l’angle des nervures. 11 fleurit en Juillet; a toutes les étamines fertiles. Ses propriétés sont a peu près les mêmes que celles de l’espèce précédente.

Le Tilleul argenté [T. arcjentea, Desf.), originaire de Hongrie et cultivé en France, a les feuilles blanches, cotonneuses en dessous, et des faisceaux staminaux transformés en lames pétaloïdes.

Parmi les Tiliacées exotiques utilisées dans les pays qui les produisent, nous citerons le Corchorus olitorius, L., d'Afrique, dont les graines et les feuilles sont comestibles; le Grewia asiatica, L., des Indes orientales, le G. sapida, Roxb., du Bengale, dont les drupes donnent une boisson estimée. La plupart des Triumfela, L., du Brésil, sont employés contre les blennorrhagies. Les Tiliacées ont des fibres textiles employées pour faire des cordes, des tissus, du papier.

7G. DIPTÉROCARPÉES.

Les Dipt érocarp les ( Dipterocarpeœ , Bl.) sont des plantes dont le port rappelle celui des Tiliacées ligneuses. Elles ont des fleurs hermaphrodites, à ovaire supère, munies d’une corolle polypétale, qui diffèrent de celles des Tiliacées, en général, par la préfloraison imbriquée des sépales, la persistance, l'accroissement inégal de ces parties de la fleur. La corolle est ordinairement en préfloraison tordue ; les étamines sont nombreuses, libres, munies d’une anthère biloculaire et inlrorsc. L’ovaire est inséré au fon d’un réceptacle légèrement concave; il est ordinairement phin-

DIPTÉttOCAKPE.

loculaire, surmonté d’un style unique. Les ovules sont collatéraux, descendants, hémitropes, à raphé interne, à inicropyle supérieur et externe. Le fruit est inclus dans le calice. Les graines, possèdent un gros embryon ;t cotylédons ordinairement repliés l’un sur l’autre et sont dépourvues d’albumen. Les feuilles sont alternes, penninerves, stipulées.

DRYOBALANE.

Le genre Dryobalane (. Dryobalanops , Gærtn.) comprend des arbres de l’archipel indien, dont le réceptacle floral est légèrement concave. Les sépales sont au nombre de cinq, insérés sur les bords du réceptacle, presque égaux, et disposés en préfloraison imbriquée. Les pétales sont en même nombre que les sépales, alternes, disposés en préfloraison ordinairement tordue. Les étamines sont périgynes, nombreuses; les filets sont libres; les anthères sont allongées, étroites, à loges réunies par un connectif qui s’allonge en pointe. L’ovaire est libre, triloculaire, à loges biovulées ; il est surmonté d’un style unique, renflé et stigmatifère au sommet. Le fruit est une capsule entourée par le réceptacle et par les sépales accrus, développés en ailes; il s’ouvre par trois valves. La graine est souvent unique et contient un gros embryon à cotylédons charnus, inégaux, contortupliqués. Les feuilles sont alternes, à stipules caduques.

Le Dryobalane camphrier [D. Ccimphora, Colebr. , D. aromatica, Gærtn.) est un arbre de Sumatra, de Bornéo, h feuilles entières, elliptiques, acumihées, finement penninerves, à fleurs souvent solitaires ou en petites cymes terminales. Celle plante produit dans son tronc et ses rameaux un camphre qu’on extraif par incisions ou en coupant ces parties par morceaux; il est ramassé en larmes, en grains ou en petites écailles, est incolore, nébuleux, s évapore facilement. 11 est plus odorant que le camphre du Japon et est connu sous les noms de camphre de Bornéo, camphre de ■d Sumatra.

DIPTÉROCARPE.

Le genre Dipterocarpe ( Dipterocarpus , Gærtn.) comprend des plantes de l’Asie tropicale dont les fleurs se distinguent de celles

des Dryobalanes par les sépales, dont deux sont très-grands,persistants, développés en ailes, les trois autres sont beaucoup plus petits. Le fruit est ligneux, contient une ou deux graines et est indéhiscent; il est entouré par la partie supérieure du réceptacle floral et le calice accru. Les fleurs sont très-grandes, disposées en cymes axillaires. Les feuilles sont coriaces, entières ou dentées La plupart des Diptérocarpes contiennent une résine balsamique.

Les principaux sont le D. Irinervis, BL, de Java, dont la résine dissoute dans l’alcool est employée comme le copahu. Les D retusus, BL, etc., des mêmes pays, ont la même propriété; le D. turbinatus, Gærtn., des Indes orientales, donne l’huile balsamique dite wood-oil , usitée comme vulnéraire et comme vernis.

Le Vatcria iridica, L., ou Elœocarpus copaliferus, Betz , des Indes orientales, fournit une sorte de pomme animé ou copal de l'Inde; le Valica robusta, W. et Arn., ou Shorea robusta, Boxb., donne une résine qui ressemble au dammar ; le Shorea Jala, Buch., des Indes orientales, donne une sorte de gomme-laque.

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