‹ Manuel d'histoire naturelle médicaleChapitre 341 sur 524 · OROBANCHÉES · texte numérisé non relu

OROBANCHÉES

Les Orobanciiées (Orobancheo:, L. C. ltieh.) sont des plantes parasites, à fleurs irrégulières, gamopétales, à ovaire supère, uniloculaire, muni de placentas pariétaux. Le calice est persistant, gamosépale ou polysépale. La corolle est irrégulière, bilabiée, persistante, à préfloraison imbriquée. Les étamines sont ordi-

BIGNONIACÉES.

naireraent didynames. Les ovules sont nombreux, anatropes. Le fruit est une capsule déhiscente par deux valves. Les graines sont albuminées. Les feuilles sont remplacées par des écailles non colorées.

"La plupart des Orobanchées étaient autrefois employées en médecine à cause du principe amer et astringent qu’elles contiennent; l’âcreté de ce principe les fait rejeter aujourd’hui. On emploie cependant encore, dans l’Amérique du Nord, YEpiphegus americanus, Xutt. , ou Orohanche virçjinicina, L., plante qui vit sur les racines du Fagus ferruginea et du Taxus canadensis. Sa tige est grêle, très-ramifiée dès la base, à rameaux grêles, flexueux.Ses fleurs sont polygames ; les femelles occupent la base des grappes.

A cette famille appartient la Clandestine [Lathrœa Clandestina, L., Clandestina rectijlora, Lamk), si vantée autrefois contre la stérilité.

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Les Bignoniacées ( Bignoniaceœ , R. Br.) sont des plantes ;i fleurs hermaphrodites, gamopétales, souvent irrégulières, complètes, à ovaire supère, présentant le plus souvent, à l’ûge adulte, deux loges multiovulées. Le calice est gamosépale, à divisions souvent inégales, en préfloraison valvaire. La corolle est à divisions souvent inégales, alternes avec celles du calice, disposées souvent en préfloraison cochléaire. Les étamines sont ordinairement didynames, à filets libres et li anthères biloculaires et introrses. L’ovaire est entouré ou noiûl’un disque et surmonté d’un style simple, terminé par deux lamelles stigmatifères. Les placentas sont situés sur la cloison et au nombre de deux dans chaque loge (à l’âge adulte). Les ovules sont anatropes. Le fruit est sec, déhiscent ou indéhiscent, à cloison parallèle ou perpendiculaire aux valves. Les graines sont ailées ou non, sans albumen. Les feuilles sont alternes ou opposées, presque toujours composées, à folioles articulées sur le rachis.

Les Bignoniacées ne fournissent pas de produits utilisés en t ranci! dans la thérapeutique. Les Bignonia , L., lianes a feuilles opposées, composées, caractérisées par leur calice large,

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braneux; leur corolle glabre; leur capsule linéaire, dont les loges ont quatre rangées égales de graines ailées, ii aile membraneuse, comprennent le Bicjnonia Leucoxylon, L., de la Jamaïque, dont l’écorce delà racine est administrée aux Antilles dans l’empoisonnement par le Mancenillier, et le B. Chica, Ilumb., du sud de l’Amérique, dont les feuilles donnent une matière rouge tinctoriale connue sous le nom de carajuru.

Les Jacaranda, Juss., arbres de l’Amérique du Sud, à feuilles bipennées, à corolle bilabiée portant quatre étamines didynames, à placentas couverts chacun de quatre rangs d’ovules, ii capsule arrondie, aplatie perpendiculairement à la cloison, à graines ailées, comprennent le J. procera, Spr. ( Bicjnonia coperia, Aubl.), du Brésil, de la Guyane, dont les feuilles sont employées comme astringentes sous le nom de Caroba.

Les Crescentia, L., arbres américains, à feuilles alternes, simples ou trifoliolées, à calice coriace en deux parties, à corolle campanulée, à quatre étamines fertiles, n’ont, sur chaque cloison, que deux placentas portant plusieurs séries d’ovules, et le fruit est indéhiscent, pulpeux à l’intérieur. Le C. Cujete, L., ou Calebassier des Antilles et de l’Amérique méridionale, est recherché pour son fruit. L’écorce de ce fruit donne des vases très- utilisés, et la pulpe entre dans la préparation du sirop de calebasse, estimé par les indigènes dans les affections pulmonaires.

Les Sesamum, L., plantes herbacées, annuelles, ii feuilles opposées, entières ou trilobées, ont des fleurs presque régulières, à calice divisé en cinq lanières, à corolle subeampanuléc, à quatre étamines fertiles. Dans chaque loge est un placeHta unique, axile, remontant sur la ligne médiane de la cloison et portant deux séries d’ovules anatropes. Chaque loge est divisée incomplètement en deux parties par une fausse cloison qui part de la paroi de l’ovaire. Le fruit est une capsule «pii s’ouvre sur le milieu de chaque loge, du sommet à la base, sur le milieu longitudinal de la fausse cloison qui se dédouble. Les graines ne sont pas ailées. Le Sesamum orientale , L., ou S. olcifenim, Munich, de l'Inde, se trouve aujourd’hui répandu dans le midi de l’Europe et en Amérique. Il donne des graines blanches, ovoïdes, connues sous le nom de semences de Sésame de l’Inde, qui fournissent Y huile de Sésame employée, soit comme comestible, soit dans la fabrication du savon.

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