CI1LORETTE
Le genre Ciilorette ( Chlova , Renealm.) diffère des genres précédents par ses fleurs bexamères ou octamôres. Les divisions du calice sont linéaires. La corolle est rotacée. Les lilets sont courts, droits, libres; les anthères se recourbent après l’épanouissement. Le style est bifide au sommet. Les placentas pariétaux sont multiovulés. Les feuilles sont opposées et hes fleurs sont disposées en cymes bipares terminales.
La Ciilorette perfoliée [C. per foliota, L., Gentiana per foliota, L.) estime plante des. lieux incultes et des endroits montueux. Les fleurs sont oetamères, jaunes, et s’épanouissent de Juin à Août. Les feuilles radicales sont obovales, les caulinaires sont triangulaires, réunies par paires au moyen de leur base. Les rameaux de l’inflorescence sont dichotomiques au sommet de la tige et terminés chacun par une fleur. Cette plante passe pour avoir, mais à un degré moindre, les propriétés de la petite Centaurée.
La Ciilorette a feuilles non perforées ( C . imper foliota , L. f.) n’a ordinairement que six divisions au calice, et jouit des mêmes propriétés que l’espèce précédente.
MÉNYANTHE.
Le genre Ménvantiie (Menyanthes, T.) comprend des plantes à fleurs pentamères. Le calice est campanulé, à cinq divisions en préfloraison quinconciale. La corolle est infundibuliformc, à cinq divisions disposées en préfloraison vulvaire indupliquéc.
VILLARSIE.
Les anthères sont révolutées après l’anthèse. L’ovaire est infère dans sa partie inférieure, libre dans sa partie supérieure, terminé par un style à extrémité supérieure bilobée. Le fruit est une capsule entourée par le calice et s’ouvrant en deux valves. Les feuilles sont alternes, à long pétiole engainant. Les fleurs sont disposées en grappes terminales.
Le Menyanthe trifolié (il/, trifoliala, L.), ou Trèfle d’eau, est une herbe vivace des eaux, à rhizome articulé, dont les' fleurs.
portées sur un long axe d’inflorescence, s’épanouissent en Avril et Mai. Les feuilles sont trifoliolées, à long pétiole engainant.
îi folioles oblongues. Les feuilles contiennent un principe amer, le ményanthm, et sont employées comme toniques, stomachiques, vermifuges, fébrifuges.
Vivaces, aquatiques, dont le calice persistant a cinq divisions en
Fig. 377. — Corolle étalée do Ménvantlio Irifoiié.
Fig. 378. — Coupe verticale et médiane de l’ovniro et du calice du Ményantho trifolié.
BOCÜUILLON.
ÜO
préfloraison tordue. La corolle estrotacée, à gorge barbue, h divisions crénelées, disposées en préfloraison valvaire indupliquée. Les cinq étamines sont libres avec un filet subulé et des anthères biloculaires et introrses. Cinq glandes hypogynes alternent avec les étamines. L’ovaire est surmonté d’un style terminé par deux lamelles stigmatifères chifl'onnées. Le fruit est une capsule à déhiscence septicide. Les graines sont comprimées, ciliées. Les feuilles- inférieures sont alternes. Les fleurs sont disposées en cymes simulant des ombelles.
La Villarsie a feuilles de Nénuphar (V. nymphoides, Vent.), ou Faux-Nénuphar, est une plante vivace, à long rhizome, qu'on trouve dans les étangs et les rivières à courant peu rapide. Les feuilles sont flottantes, entières, suborbiculaires, cordées à la base, épaisses, luisantes en dessus, munies d’un long pétiole engainant. Les fleurs sont grandes, jaunes, et se montrent en Juillet et Septembre. Toute la plante est amère ; elle est employée dans quelques pays comme amère, tonique et fébrifuge.
La Villarsie de l’Inde (F. indien, Vent.), dont le fruit s'ouvre irrégulièrement, fournit un rhizome comestible.
La plupart des Gentianées pourraient être employées comme amères. Outre celles qui sont le plus usitées et qui viennent d’être étudiées, on peut citer en seconde ligne : ïOphelia Chirayta , Griscb., du Bengale, employé dans l’Inde comme succédanée du quinquina; le Frazera Waltheri, Mielix., de l’Amérique du Nord, dont les racines sont employées aux États-Unis comme stomachiques, toniques et fébrifuges: elles sont connues sous les noms de Faux-Colombo et de Colombo d'Amérique; le Tachia guyanensis, Aubl., dont la racine est très-amère et usitée à la Guyanne et au Brésil sous le nom de Quassia de Para, de Caferara .