LIS
Le genre Lis (. Lilium , L.) a des fleurs hermaphrodites. Chacune a un double périanthe coloré ; trois folioles constituent le périanthe externe et sont disposées en préfloraison imbriquée, trois autres constituent le périanthe interne et affectent la même préfloraison ; un appendice glanduleux se montre ordinairement à la hase des folioles internes. L’androcée se compose de six étamines sur deux verticil les, superposées aux folioles du périanthe ; les filets sont libres ; les anthères sont allongées, biloculaires, à déhiscence latérale et longitudinale. L’ovaire est supère, triloculaire a 1 âge adulte, surmonté d’un style unique terminé par trois lobes stigmatiques superposés aux divisions externes du périanthe. Chaque loge renferme, fixés dans l’angle interne, de nombreux ovules sur deux séries verticales; ils sont anatropes, horizontaux et se touchent par leur raphé. Le fruit est une capsule a déhiscence loculicide. La tige est souterraine, conique, courte, et a mérité le nom de plateau; ses feuilles radicales sont souterraines, blanches, écailleuses, charnues, en grand nombre; elles constituent' avec le plateau ce qu’on a appelé le bulbe écailleux du Lis. Les rameaux aériens sont axillaires, herbacés; les feuilles sont alternes, simples, et diminuent de grandeur de la base du rameau au sommet. Les inflorescences sont des cymes umpares scorpioïdes composées d’un petit nombre de fleurs.
L’espèce la plus employée est le Lis blanc. (L. candidum, L.) dont le périanthe est campanulé, à folioles blanches, libres, non enroulées en dehors, dont les feuilles sont alternes, lun-
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céolées, ondulées. Elle est cultivée dans les jardins et fleurit en Juin. Les écailles de son bulbe sont riches en mucilage et contiennent de l’amidon. On les fait cuire sous la cendre pour les employer comme matUfatifs. Les folioles du péridiithe, macérées dans l’huile d’olive, ont le même usage; distillées, elles fournissent une liqueur très-odorante employée comme antispasmodique.
Le genre Scille ( Scillci , L.) se compose de plantes dont les folioles du périanthe dorai sont presque complètement libres, eomme celles du Lis, mais les fdetsdes étamines ont leur insertion soulevée jusque sur la base de ces folioles ; le style est distinct, allongé, surmonté de trois petits lobes stigmalifères ; les ovules sont peu nombreux. Le bulbe n’est pas écailleux, il est formé d’un plateau qui représente la tige et de feuilles blanches.
largement embrassantes, qui se recouvrent les unes les autres comme autant de tuniques superposées; de là le nom de bulbes tuniqüês donné à ces sortes de bulbes. Les rameaux aériens portent des feuilles alternes qui eu occupent la base, et se terminent par une inflorescence qui est une grappe simple ou une grappe de cymes unipares scorpio'ides.