MANDRAGORE
Le genre Mandragore (Mandr agora, T.) diffère peu du genre Belladone. Ses fleurs ont un calice en godet ; une corolle marcescente, çampanulée ; les étamines ont des filets élargis, barbus à la base, presque exserts. L’ovaire est entouré à sa base d’un disque annulaire. Les baies deviennent souvent uniloculaires par la destruction de la cloison placentaire. Les feuilles sont toutes radicales, rapprochées.
La Mandragore officinale (M. ofjicinarum, L., Atropa Mandragora, L.), ou Mandragore femelle, est une plante du midi de la France et de l’Europe, qui fleurit en Septembre-Octobre. Les feuilles sont ovales, amples; les inférieures aiguës, les supérieures obtuses, à long pétiole. Les fleurs sont solitaires, longuement pédonculées. La baie est jaune, ovoïde ou allongée cl repose sur le calice qui la revêt sur les côtés; elle répand une odeur désagréable.
La Mandragore imuntanière (M. vcrnalis, Bert.), ou Mandra-
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gore mâle , croit dans les memes endroits que l’espèce précédente. Les feuilles ont un pétiole court ; les inférieures sont très-grandes, pointues; les supérieures sont plus petites et obtuses. La baie est globuleuse, glabre, beaucoup plus grosse que dans l’espèce précédente et n’est pas recouverte parle calice.
La Mandragore a petits fruits (Al. microcarpa, Bert.), du sud de l’Europe, se distingue des espèces précédentes par ses petites baies entièrement couvertes par le calice.
Toutes les espèces de Mandragores contiennent de l’atropine, sont narcotiques, vénéneuses, mais peu usitées. Leurs racines sont très-développées. Celles de la Mandragore printanière sont proportionnellement énormes, bifurquées; on les a comparées aux cuisses d'un homme : de lii les noms d’anthropomorphon, de semi-homo qui leur étaient donnés.
b. Fruit sec.