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ALOÈS

liiscence loculicide. Les fleurs sont disposées en grappe simple ou en grappe de cymes sur un rameau axillaire allongé. Les Aloès n’habitent que les pays chauds et particulièrement l’Afrique ; la tige aérienne se garnit à son sommet de feuilles épaisses, pressées, imbriquées, souvent épineuses sur les bords. La plupart contiennent dans les feuilles de la gomme et une certaine quantité d’un suc amer usité en médecine sous le nom d’Aloès. Ce suc se prépare de plusieurs manières: on place verticalement dans un tonneau des feuilles récemment coupées, de manière que le suc qui en dégoutte tombe au fond du vase; ce suc est soumis ensuite à l’évaporation. On l’obtient aussi en plaçant les feuilles dans l’eau bouillante; celle-ci se charge de suc et est plus tard évaporée. On l'obtient encore en pilant les feuilles, mais on n’obtient par ce moyen qu’un Aloès peu estimé.

Les espèces qui fournissent l’Aloès officinal sont:

L’Aloès succotrin ou soccotrin [A. soccotrina, Lamk), qui est originaire de file de Soccotora (est de l’Afrique), et est cultivé aux Barbades. Sa tige aérienne porte ;i son sommet des feuilles étroites, roides ou légèrement courbées, disposées en rosette, brunes, tachetées de blanc, à bords blancs, épineux. Les fleurs forment une grappe très-dense à l’extrémité de l’axe floral; elles sont régulières, jaunes au sommet.

L’Aloès vulgaire ( A . vulgaris, Lamk, A. Barbadensis, Mill., DC.) qui est originaire des Antilles, et est cultivé en grand à la Jamaïque. Les feuilles sont très-épaisses, longues, lancéolées, parfois tachetées, à bords sinueux, épineux. Le pédoncule floral est souvent rameux, terminé en épi. Les fleurs sont régulières, jaunâtres.

L’Aloès en épi {A. spicata, L., Tluinb.), qui est originaire du cap de Bonne-Espérance. Ses feuilles sont en rosette, planes, dentées, sans épines ni taches. Le périanthe est campanulé, blanc ou blanc verdâtre.

L’Aloès linguifoiime ( A . Imgui forints, Lamk, DC.), qui est originaire du cap de Bonne- Espérance. Les feuilles ont la forme d’une langue, le sommet porte une épine; elles sont alternes, disposées. sur deux rangs, couvertes de taches blanches ou de verrues. Les fleurs sont disposées en grappes à longs pédoncules; le tube du périanthe est récurvé.

Les principales espèces commerciales de sucs d’Aloès sont :

1. L’AloèS succotrin, qui est translucide, de couleur rouge grenat, lorsqu’il est en masse, et jaune doré lorsqu’il est en poudre; la cassure en est brillante, l’odeur en est agréable et rappelle celle de la myrrhe, la saveur en est très-amère. On en distingue plusieurs variétés peu connues en France ; elles viennent de l’île de Soccotora, d’Arabie, et passent en Angleterre par la voie de Bombay. Elles sont fournies par l’Aloès succotrin.

2° L’Aloès hépatique, qui diffère de l’Aloès succotrin en ce qu’il est opaque, de la couleur du foie, mais H provient, dit-on, de la même plante.

3° L’Aloès caballin, qui est opaque, noir, contient beaucoup d’impuretés, exhale une odeur désagréable, et doit son nom à l’usage qu’en font les vétérinaires.

A0 L’Aloès du Cap, qui est de couleur brun-verdâtre, U cassure brillante, transparent lorsqu’il est en petites masses, jaune-verdâtre lorsqu’il est réduit en poussière, d’une odeur forte, peu agréable. On l’expédie dans des peaux de mouton ou dans des caisses entourées par ces peaux, il est fourni en grande partie par l’Aloès en épi.

Il existe une autre variété d’Aloès dit Cap qui est tout à fait opaque.

5° L’Aloês Barbadc, qlti est aujourd'hui le plus employé en France. Il est fourni par le commerce anglaise! nous arrive dans des calebasses ou dans des caisses en bois de 10 à 12 kilogr. 11 provient de l’Aloès vulgaire. On en connaît trois variétés : le n° 1 offre l’aspect du chocolat clair, a une odeur agréable et une cassure lisse ; le n° 2 a une couleur de chocolat foncé, une cassure, écailleuse, une odeur forte, désagréable; le n° 3 est d’un noir brillant, présente une cassure lisse, a une mauvaise odeur.

G0 L’Aloès Curaçao, qui est fourni par les Hollandais et qui paraît être le même que le Barbadc n" 3.

D’après M. Marais, « les Aloès provenant des Antilles possèdent à un haut degré, en solution à ,-^v, dans l'eau distillée, la propriété de donner naissance à une belle couleur rose-violet en présence du chlorure d’or et de la teinture d’iode. Les Aloès soccotora vrais, ceux du Cap, et toutes les autres espèces provenant soil de l’Inde, soit de la côte orientale d'Afrique, ne don-

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