‹ Manuel d'histoire naturelle médicaleChapitre 425 sur 524 · VALÉRIANE · texte numérisé non relu

VALÉRIANE

L’akène est couronné par une aigrette. Les feuilles sont opposées, simples, pennatipartites, sans stipules.

La Valériane officinale (F. officinalis, L.) est une herbe vivace îles parties humides des bois, des marécages, dont les fleurs sont hermaphrodites, rosées, disposées en cymes pressées, axillaires et terminales, et se montrent de .loin à Août. La tige est dressée, fistuleuse. Les feuilles sont pubescentes, toutes pinnatiséquées, ü segments entiers ou dentés. La souche est verticale, donnant naissance à de nombreuses divisions ; elle répand une odeur désagréable, comparée à l’urine de chat; a une saveur un peu amère ; contient de l’acide valérianique (C10J1903— (-ITO) ; est antispasmodique, etc., etc., et entre dans beaucoup de préparations pharmaceutiques.

La Valériane Phu (F. Phu, L.), ou Valériane des jardins, grande Valériane , se distingue facilement de la précédente par ses feuilles plus grandes ; les radicales sont indivises ou seulement incisées. La souche est longue, grosse comme le doigt et possède à un degré moindre les propriétés de la Valériane officinale.

La Valériane dioïque (F. dioica, L.), ou Valériane des marais, se montre dans les marais, les bois humides et fleurit d’Àvril à Juin. Les feuilles sont glabres; celles delà base sont ovales, entières; celles du sommet sont lyrées-pennatiséquées, à segments entiers. Les fleurs sont dioïques, en cymes compactes. Les racines de cette plante sont peu employées.

La Valériane celtique (F. cellica, L.), ou Nard celtique, est une plante alpestre du centre de l'Euro e. Son rhizome est allongé, écailleux. Les feuilles sont entières, obovées. L’inflorescence est terminale, et consiste en grappe de cymes. Le rhizome de cette plante, plus connu sous le nom de Nard celtique, se trouve encore dans les drogueries et est peu employé.

A cette famille se rattachent : les Valérianelles ( Valerianella , Munich), caractérisées par leurs sépales inégaux, leurs trois étamines, leur ovaire triloculaire ne contenant qu’un seul ovule à 1 époque de 1 anthèse ; la Valkrianklle potagère (F. olitoria, Mœnch), ou Mâche, Doucette, qui est mangée en salade ; les Centiuntues ( Centranthus , DG.), caractérisés par leur corolle épelonnec a la base, leur étamine unique. Le Centrantuk rouge

( C . ruber, DC.), ou Valériane rouge, Belien rouge, si commun dans les jardins, a une racine ;i odeur de Valériane. Enfin, il faut rapporter aux Valérianées les produits connus en droguerie sous les noms de Nard indien ou Spicanard, Nard julamansi, fourni, dit-on, par la partie souterraine du Nardostachys jatamansi, DC., ou Valeriana spica, Vahl, à odeur de Valériane , le Nard radicant de l'Inde ou Nard du Gange, fourni parle Nardostachys grandiflora, DC., du Népaul.

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