‹ Manuel d'histoire naturelle médicaleChapitre 57 sur 524 · ORCHIS · texte numérisé non relu

ORCHIS

Le genre Orchis L. se reconnaît h la réunion des caractères suivants : le périanthe de la fleur est bilabié ; les trois folioles du périanthe externe sont étalées ou se rapprochent par leur sommet des deux folioles antérieures du périanthe interne et figurent un casque; le labeile est prolongé en éperon à la base, non rétréci en onglet et est partagé en trois lobes profonds, non roulés en spirale;

(1) La singularité de la fleur des Orchidées a valu aux différentes parties qui la composent des noms qu'on trouvo dans beaucoup d'ouvrages descriptifs. La colonne formée par 1 union du stylo et do l’androcée constitue le ggnoslème (de *p)vï), femelle, et étamine) ; la fossette do cetto colonne dans laquelle sont logées les loges

anthère est lo clinandre ; le pédiccllo des masses polliniques porto le nom do camu ule ; 1 appareil visqueux qui rattache lo caudiculo au style et qui est situé auc. sous e anthère est appelé vétinacle ; la poclio qui logo la glande ou rélinacle 60 nomme bursicule.

les l’étinacles ou glandes sont libres, renfermés dans un bursicule biloculaire ; l’ovaire est contourné. Les Orchis sont des plantes terrestres, à feuilles entières, planes, pointues, à portions souterraines renflées, charnues, entières on palmées. Ces portions souterraines, connues sous le. nom de tubercules d’Orchis, contiennent une faible quantité de fécule dont les grains ont une forme particulière et jouissent de la propriété de se gonfler considérablement dans l’eau bouillante ; ils contiennent aussi de la gomme, du chlorure de sodium ; du phosphate de chaux, de la bassorine (Caventou). Lorsqu’ils ont été enfilés en chapelet, laissés dans l’eau bouillante pendant quelque temps et séchés au soleil, ils constituent le Salep des drogueries. Ils sont durs, gris jaune, ont une forme ovoïde, une cassure cornée, jaunâtre, une odeur faible de Mélilot, une saveur un peu salée. On broie les tubercules, on les réduit en une poudre qu’on administre en gelée ou dans du lait, du bouillon, etc. C’est une substance nourrissante qui passe chez les Orientaux pour aphrodisiaque. On distingue deux sortes de Salep : le Salep de Perse ou de Turquie qui est préparé en Perse, en Turquie, etc., et fourni par les Orchis d’Asie; le Salep indigène, qui est fourni par les Orchis d’Europe.

Un grand nombre d’espèces peuvent fournir du Salep, entre autres I’Ohchis male (O. mascula, L.) dont les bulbes sont entiers, ovoïdes; l’épi est lâche; les bractées ont une seule nervure; la lèvre supérieure est étalée, dans la fleur adulte ; le lobe moyen du labelle est échancré, etc. C’est une plante qui se montre sur les pelouses, dans les clairières, et qui fleurit ordinairement depuis Avril jusqu’en Juin.

L’Orchis bouffon (O. Morio, L.) dont les bulbes sont entiers, subglobuleux ; la lèvre supérieure forme un casque dans la fleur adulte ; le lobe moyen du labelle est entier ; les feuilles sont oblongues. Cette plante se montre de préférence dans les endroits frais des prairies, des clairières et fleurit à la même époque que la précédente.

L’OrciIis taché [O. maculata , L.) dont les bulbes sont palmés et la tige pleine; l’Oucuis a larges feuilles (O. latifolia, L.) dont les bulbes sont palmés et la tige fistnleuse, etc., etc., peuvent également fournir du Salep.

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