DILLÉNIACÉES
Les Dilléniacées (Diilemaceœ.DC.) diffèrent à peine des Renonculacées; cependant on a cru devoir les en distinguer parce qu’elles présentent, en général, l’ensemble des caractères suivants : elles sont toutes frutescentes; les sépales sont coriaces, en préfloraison imbriquée et persistent sous le fruit; la corolle ne se dédouble pas; les étamines sont univerticillées ou dédoublées, groupées par faisceaux; elles sont en nombre défini ou indéfini; les carpelles sont supères, uniques ou multiples, libres ou réunis en une masse formant un ovaire multiloculaire ; les ovules sont uniques dans chaque carpelle ou en nombre plus considérable; ils sont attachés dans l’angle interne, ascendants, anatropes, à raphé extérieur, à micropyle inférieur et interne ; les graines sont ordinairement arillées et albuminées. Comme chez les Renonculacées, le réceptacle est convexe. Les Dilléniacées ne croissent pas en Europe.
DAVILLA.
Le genre Davilla, Vandcll., comprend des arbres ou des arbrisseaux de l’Amérique tropicale. Le calice se compose de cinq sépales inégaux, épais, disposés en préfloraison quinconciale; les deux sépales latéraux et intérieurs sont persistants, accrescents et entourent le fruit. La corolle comprend un nombre variable
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de pétales sans onglet. Les étamines sont très-nombreuses, h filets libres, il anthères introrses, comprenant deux loges séparées par un connectif épais. Le gynécée ne se compose que d’un à trois carpelles uniloculaires etbiovulés, surmontés d’un style tordu ou non, k extrémité stigmatique peltée. Les ovules sont ascendants, avec micropyle inférieur et interne. Le fruit est un akène simple ou double, entouré par les deux sépales qui s’ouvrent à sa maturité pour le laisser tomber. La graine unique est arillée, et contient, avec l’embryon, un albumen charnu abondant. Les feuilles sont alternes, entières, sans stipule.
Le Davilla ridé ( D . rugosa, Poir.) se reconnaît à sa tige sarmenteuse, rude au toucher; à ses feuilles simples, pétiolées, dont le limbe estobovale, un peu aigu au sommet; à son carpelle unique; à son fruit, qui est un akène enfermé dans les deux sépales latéraux durcis. Les inflorescences sont axillaires et consistent en cymes ramifiées, disposées en grappes. Cette plante croît dans les forêts du Brésil ; on emploie ses feuilles en fomentations contre l’enflure des jambes et celle des testicules.
Le Davilla elliptique ( D . elliptica, A. S. 11.) est un arbrisseau à tige droite, très-rameuse. Les feuilles sont simples, pétiolées, elliptiques, obtuses, rudes au toucher. La corolle n’a que deux pétales. Le gynécée est formé de deux carpelles libres, uniloculaires et dispermes. Cette plante est employée comme vulnéraire.
CURATELLA.
Le genre Curatella, L., comprend des arbustes grimpants de l’Amérique tropicale, dont les fleurs sont ainsi constituées: le calice est étalé et se compose de quatre ou cinq sépales inégaux, en préfloraison quinconeiale; la corolle se compose d’autant de pétales libres, alternes, en préfloraison imbriquée; les étamines sont nombreuses, composées d’un filet grêle, libre, et d’une anthère biloculaire, introrse, à loges divergentes à la base, séparées par un large connectif; le gynécée se compose de deux carpelles hérissés, uniloculaires, biovulés, cohérents dans leur portion interne, surmontés chacun d’un style à sommet stigmatique évasé; les ovules sont au nombre de deux, collatéraux, dressés. Le fruit se compose de deux capsules portées sur un pied, réunies à
MAGNOLIACÉES.
la base, demi-charnues ou sèches, et s’ouvrant sur le dos. Les graines sont arillées et albuminées. Les feuilles sont simples, alternes, penninerviées.
Le Curatella Çambaïba, A. S. IL, a les rameaux tomenteux, les feuilles elliptiques, larges, obtuses, un peu sinueuses, munies d’un court pétiole. Il croît au Brésil. L’écorce de cette plante est très-riche en tannin; les Brésiliens s’en servent en décoction pour laver les plaies.
Le Curatella d’Amérique [C. americana, L.) a la tige et les rameaux rugueux, les feuilles oblongues, à nervures dorsales saillantes, et vit dans l’Amérique méridionale. .Son tronc fournit le bois connu sous le nom d'acajou bâtard ; les feuilles sont assez rugueuses pour servir ii polir les ustensiles de ménage.
3 MAGNOLIACÉES.
Les Magnoliacées ( Magnoliaceœ , DC. ) comprennent des plantes ligneuses, hermaphrodites, rarement polygames, dont le réceptacle floral est convexe. Le périanthe est formé d’un nombre indéfini de folioles caduques, disposées en spirale ou en verticilJes, ne présentant ordinairement pas de différence tranchée
entre le calice et la corolle. Les étamines sont en nombre indéfini, à filets libres ou monadelplres, à anthères biloculaires. Le gynécée se compose le plus souvent de carpelles nombreux, disposés en spirale ou simulant un verticille ; ils sont libres, ou réunis pour former un ovaire multiloculaire, et sont surmontés d un style court. Les ovules sont nombreux ou non, suspendus dans l’angle interne du carpelle. Le fruit est sec et consiste en follicules, en samares, en «akènes, ou est parfois charnu. Les graines sont en général arillées, suspendues ou non par un funicule, et contiennent, avec un petit embryon, un albumen uni, abondant. Les Magnoliacées sont des arbres ordinairement aromatiques de l’ancien et du nouveau continent, répandus plus particulièrement dans l’Amérique septentrionale et l’Asie tropicale. Leurs feuilles sont simples, alternes, accompagnées de stipules. Les inflorescences sont axillaires ou terminales.
DTCOTYLÉDONÉES.