‹ Manuel d'histologie experimentale (volume 2)Chapitre 14 sur 199 · DEVELOPPEMENT DU TISSU OSSEUX · texte numérisé non relu

DEVELOPPEMENT DU TISSU OSSEUX

tien vraie. Le long des Iravées calcifiées se rangent les cellules de la moelle embryonnaire : celles-ci sont souvent pressées les unes contre les autres et forment, le long des travées osseuses en voie de développement, une couche continue qui simule un épithélium. Gcgenbauera donné à ces cellules le nom d'ostéoblastes. Autour de quelques-unes, qui déjà présentent des prolongements, s'étale une substance inlercellulaire nouvelle c|ui est la substance osseuse. Ces cellules peuvent être prises à moitié dans le dépôt osseux et rester libres dans le reste de leur surface qui regarde la moelle. Bientôt elles s'entourent complètement de substance osseuse et deviennent de véritables corpuscules osseux.

A cette première couche s'en ajoutent de nouvelles, toujours par le même mode de formation aux dépens de la moelle. C'est ainsi qu'un espace médullaire primitivement irrégulier se transforme en un canal de Havers qui contient de la moelle et des vaisseaux.

Ce que nous venons de dire nous dispense d'entrer dans des détails plus circonstanciés relativement à la formation des divers os et des diverses espèces de tissu osseux.

B. Ossification au-dessous du 'périoste. — Ce qui précède se rapporte à la formation de l'os aux dépens du cartilage primitif;

FiG. 16. — Ossification sous le périoste. — A, section transversale du périostG, où. l'on voit des cellules de tissu coiijonctif; B, tissu médullaire; C. travées osseuses contenant des corpuscules osseux étoiles. Tout le long des travées osseuses il existe une couche serrée de cellules médullaires aplaties par compression réciproque. On peut voir plusieurs de ces cellules en train de devenir des corpuscules osseux. — Grossissement de 120 diamètres.

mais, une ibis formé, l'os peut s'accroître encore, et il augmente d'épaisseur par l'apposition de nouvelles couches au-dessous du périoste. Voici en quoi consistent les principaux phénomènes de cet accroissement : Au-dessous du périoste, on constate pendant cette

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période, une couche de cellules rondes ou polygonales par pression réciproque, à noyaux simples ou multiples, qui ne diffèrent pas de celles de la moelle embryojmaire. Au milieu de cette couche examinée sur des coupes transversales de l'os, s'avancent des aiguilles osseuses rectilignes ou courbes dont la base fait corps avec l'os ancien, dont l'extrémité libre est dirigée vers le périoste. On voit alors les cellules médullaires, pressées le long de ces aiguilles osseuses, s'entourer successivement de substance osseuse. Là encore on peut en observer qui sont comprises à moitié dans le tissu osseux et à moitié dans le tissu médullaire, de telle sorte que le processus d'ossification sous le périoste correspond exactement à ce que nous avons observé dans la seconde phase de l'ossification aux dépens du cartilage. Ces aiguilles, au centre desquelles il existe habituellement des fibres connectives, correspondent à la section de lames verticales; elles augmentent peu à peu de volume, s'incurvent, se confondent les unes avec les autres et finissent par limiter des espaces arrondis qui correspondent aux canaux de Havers.

Les faisceaux connectifs qui se trouvent au centre des aiguilles osseuses développées sous le périoste persistent dans l'os complètement formé; ils s'y retrouvent dans les parties intermédiaires aux systèmes de HaVers; ils ont été découverts par Scharpey et sont connus sous le nom de /Ibres de Schafpey.

C. Ossification aux dépens du tissu fibreux. — Dans les os du crâne, le tissu osseux se développe aux dépens d'une membrane fibreuse et sous la forme de travées qui augmentent peu à peu d'épaisseur, s'incurvent et limitent des espaces médullaires.

Chez un embryon humain de deux à trois mois, on trouve des plaques osseuses correspondant à chacun des os du crâne. Ces os se limitent dans le tissu fibreux par des aiguilles. Le long de ces aiguilles on rencontre une ou deux couches de cellules embryonnaires devenues polygonales par pression réciproque, tout à fait semblablei aux ostéoblastes qu'on observe sous le périoste et dans les cavités médullaires. C'est par un mécanisme analogue que ces cellules deviennent des corpuscules osseux.

Les aiguilles osseuses se terminent dans le tissu fibreux par un long filament formé d'une substance réfringente et vaguement fibrillaire, ne contenant pas de cellules. Ces fibres sont tout à fait comparables aux travées de la substance fondamentale du cartilage que nous avons étudiées dans le premier mode d'ossification, et constituent

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