STRUCTURE DES CIRCONVULUTIOINS DU CERVELET
Si la déchirure portait sur le segment postérieur en x (fig. 262), il y avait héraiancsthésie; si la section avait lieu dans le segment antérieur en X (fig. 303), il y avait liéiniplcgic motrice.
Cervelet. — Le cervelet est composé, sur le même modèle général que le cerveau, par des faisceaux blancs qui lui viennent de ses pédoncules et qui le mettent en communication avec la moelle allongée et avec les centres gris du cerveau, de telle sorte que chaque hémisphère cérébelleux est relié à l'hémisphère cérébral du côté opposé. Un noyau de substance grise, le corps dentelé, est situé au centre de sa substance blanche ; son écorce est formée de substance grise.
Fic. 264. — Coupe de récorce du cervelet (d'après Meynert). — ia. couche externe de la substance grise; 16, partie interne de la même couche avec des cellules fusiformes et des fibres arquées; 2, couche de cellules de Purkinje; 3, couche granuleuse ; m, substance blanche du tissu nerveux médullaire.
La structure de l'écorce grise du cervelet diffère notablement de celle du cerveau.
On y voit successivement, suivant Meynert, en allant de la surface à la profondeur : 1" une couche assez épaisse, granuleuse, qui est pauvre en cellules ganglionnaires (la); 2" une couche mince parcourue par des lub3s nerveux à moelle et des cellules fusiformes (1 6); 3° une couche de grosses cellules nerveuses, cellules de Purkinje, qui envoient leurs prolongements protoplasmiques ramifiés dans les deux couches précédentes, et qui possèdent un seul prolongement cylindre axile, prolongement de Deiters qui s'enfonce dans les couches profondes; 4" une couche granuleuse de petites cellules rondes et enfin la substance blanche formée de fibres nerveuses.
Circulation cérébra.le. — Les carotides internes et les vertébrales unies dans le tronc basilaire forment à la base du cerveau l'hexagone de Willis. Les trois artères principales qui émanent de l'hexagone de Willis sont la cérébrale antérieure, la cérébrale moyenne ou artère sylvienne, nées toutes les deux de la carotide interne, et la cérébrale postérieure, branche de la basilaire. Nous ne donnerons pas ici le trajet de toutes leurs branches, malgré l'intérêt qui s'attache à certaines d'entre elles, par exemple aux diverses ramifications de l'artère sylvienne; mais, nous reportant aux travaux do Duret, nous ferons remarquer plusieurs particularités de leur distribution qui sont importantes pour la pathogénie des lésions du cerveau.
Les rameaux des trois artères cérébrales destinés aux circonvolutions pénètrent dans la substance grise après avoir rampé dans la pie-mère. La première couche de la substance grise est moins vascularisée que les suivantes ; celles qui contiennent des cellules pyramidales possèdent un réseau capillaire assez serré. Les mêmes artères, après avoir fourni ce réseau capillaire, poursuivent leur trajet perpendiculairement à la surface du cerveau, et pénètrent dans la substance blanche où elles s'anastomosent par leurs extrémités avec les artérioles de la substance blanche.
Ces anastomoses se font par de très fins ramuscules, et c'est là une condition favorable à la production d'intarctus par embolie. Ces infarctus corticaux (ramollissement, plaques jaunes des circonvolutions) devront donc comprendre à la fois, dans une certaine épaisseur, la couche grise et la partie blanche des circonvolutions.
Des artérioles issues des artères cérébrales à leur origine pénètrent de suite à la base du cerveau dans les noyaux gris et les parties centrales. Ainsi la sylvienne fournit des artérioles qui pénètrent dans l'espace perforé et qui se rendent au corps strié. La plupart de ces artérioles appartiennent à ce qu'on peut appeler avec Cohnheim le système des artères terminales, c'est-à-dire de celles qui ne s'anastomosent pas les unes avec les autres et qui se terminent isolément, ce qui est la condition la plus favorable à la production des infarctus cl ramollissements par oblitération vasculaire. [
Ces artères, qui se rendent aux centres gris du cerveau, sont aussi celles dans le territoire desquelles on trouve le plus souvent des hémorrhagies.
Autant le ramollissement ischémique est commun dans l'écorce du cerveau, autant l'hémorrhagie y est rare. Cette lésion est, au, contraire, très commune dans le corps strié, la couche optique, etc.