‹ Manuel d'histologie experimentale (volume 2)Chapitre 23 sur 199 · NUMÉRATION DES GLOBULES DU SANG · texte numérisé non relu

NUMÉRATION DES GLOBULES DU SANG

sont constituées par des amas de globules blancs contenus dans un rcLiculum librineux.

Numération des globules du sang. — Dans ces dernières années, guidé par les premières rechei'ches de Vierordt, on a imaginé des instruments à l'aide desquels on peut faire assez rapidement et avec une assez grande précision la numération des globules rouges et des globules blancs.

L'appareil de M. Malassez se compose du mélangeur de M. Potain et d'un capillaire artificiel.

Le mélangeur est un tube capillaire de verre analogue à celui d'un thermomètre et qui présente sur son trajet, au voisinage de Tune de ses extrémités, une petite cavité dans laquelle le souffleur a placé une petite boule de verre. La longue portion de ce tube capillaire a une longueur telle que sa capacité intérieure est la centième partie de la portion dilatée. Deux traits placés l'un au-dessus, l'autre au-dessous de l'ampoule, indiquent les points qui correspondent exactement à cesproportions,

La longue portion du tube est effdée en pointe. A la courte portion dont le calibre est un peu plus considérable, est adapté un tube de caoutchouc.

Le capillaire artificiel consiste en un tube capillaire de verre, àlumière centrale, aplati, fixé sur une lame de glace. L'une de ses extrémités est relevée et arrondie de telle sorte qu'on puisse y adapter un tube en caoutchouc.

Pour faire le mélange sanguin à l'aide du mélangeur, on en met la pointe dans une goutte de sang et on aspire lentement avec le tube de caoutchouc jusqu'à ce que le liquide arrive au niveau d'un trait qui sépare la longue portion de la partie ampullaire. Retirant ensuite la pointe de l'instrument, on la plonge dans un sérum artificiel (1) et on aspire jusqu'à ce que l'ampoule soit remplie jusqu'au trait qui indique sa limite supérieure. On a ainsi un liquide qui contient 1 partie de sang pour 99 parties de sérum. On imprime alors à l'instrument un mouvement de rotation et d'inclinaison et la petite boule, agitée dans tous les sens, mélange parfaitement le sang avec le sérum artificiel.

(1) Le sérum artificiel est composé ainsi :

Solution de gomme arabique donnant au pèse-urine une densité de 1,020. — 1 volume?. Solution de sulfate de soude et de chlorure de sodium en parties égales donnant également une densité de 1,020. — 2 volumes.

56 GÉNÉRALITÉS SUR l'hISTOLOGIE NORMALE.

C'est ce mélange qu'on introduira dans le capillaire artificiel. La capacité de ce dernier est inscrite sur lui, en chiffres qui donnent la fraction de millimètre cube à laquelle correspond la longueur déterminée.

On règle son microscope de façon qu'avec un objectif donné et une longueur du tube qu'on a déterminée, le micromètre oculaire quadrillé recouvre sur un micromètre objectif un nombre de millièmes de millimètre égal à fun de ceux inscrits au diamant sur le capillaire artificiel.

Après avoir chassé du mélangeur, en soufflant "dans le tube de caoutchouc, les premières portions du liquide qui étaient dans la longue partie du mélangeur, on eu dépose une goutte sur la lame de glace au niveau de l'ouverture libre du capillaire artificiel. Le liquide pénètre par capillarité; sinon on faspire par le tube de caoutchouc ajouté à l'autre extrémité du capillaire artificiel.

Le liquide introduit, le microscope étant réglé comme il vient d'être dit, on compte les globules qui se trouvent dans le quadrillage : on multiplie ce nombre de globules par le chiffre qui est écrit sur la lame du capillaire en regard de la longueur que l'on a choisie ; ce chiffre exprime la fraction de millimètre cube que représente en volume la longueur du canal sur laquelle on a compté les globules. On multiplie ce dernier chiffre par 100, si l'on a fait le mélange du sérum et du sang au centième, et l'on obtient ainsi le nombre de globules contenu dans un millimètre cube du sang examiné.

Il est évident que ce procédé n'est pas absolument rigoureux, car une erreur faite dans la première numération sera multipliée par 15000 ou 20000; mais les résultats sont suffisants pour la clinique, et en tout état de cause ils sont comparables.

M. Hayem emploie une méthode très-voisine de celle de M. Malassez. Le mélange a lieu dans un vase en verre oîi l'on met un volume connu de sérum mesuré à l'aide d'une pipette et un volume plus petit de sang à l'aide d'une seconde pipette à tube plus étroit. On mélange le sérum et le sang à fair libre à faide d'une petite pelle en verre.

Une gouttelette du mélange est introduite dans une cellule porteobjet dont la hauteur de la paroi est de 1/5 de millimètre, soit 200 u. On recouvre avec une lamelle parfaitement plane et on dépose un peu d'eau ou de salive sur les bords de la lamelle couvre-objet pour cn'ïpêcher févaporation du mélange.

On compte les globules compris dans une surface donnée à l'aide

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