KYSTES PROLIFÈRES DE L'OVAIRE
Dans Ifis divorscs couches do l;i paroi des kystes, et en particulier dans la couche papillaire, on obsorvc de petits kystes de la grosseur d'une tète d'épingle ou d'une noisette, exactement semblables aux précédents.
Le contenu de ces kystes est un liquide séreux ou colloïde. Parfois incolore, ce liquide est souvent coloré en rouge ou en brun plus ou moins foncé. Il contient des cellules épithéliales régulières ou déformées, en dégénérescence colloïde, granulo-graisseuses et en voie de destruction, des granulations graisseuses libres, parfois des cristaux de cholestérine en quantité considérable, si bien qu'on les voit briller à l'œil nu dans le liquide. Dans les liquides colorés on rencontre des globules rouges du sang diversement altérés, des granulations et des cristaux d'hématoïdine.
Le développement des kystes secondaires a été suivi par Fôrster et par Wilson Fox, qui sont arrivés à des résultats différents. Fôrster a observé dans l'épaisseur de la paroi des kystes primitifs des îlots de cellules indifférentes dont les plus internes subissent la transformalion colloïde et sont détruites, tandis que les périphériques, qui persistent, constitueraient le revêtement épithélial de la cavité kystique. Pour Wilson Fox, les kystes secondaires se formeraient toujours entre les papilles, et les villosités, en se soudant par leurs extrémités libres, laisseraient à leur base des cavités kystiques revêtues par cela même d'épithéliura. Tel est le mode de développement que nous avons représenté (fig. 175). Nous ne voulons pas nier le mode de production indiqué par Fôrster, mais cependant nous devons dire que nous n'avons pas pu le suivre d'une manière complète. C'est ainsi que nous avons vu des îlots arrondis de tissu embryonnaire dans la paroi des kystes, mais nous n'avons pas pu saisir la transformation de ces îlots en véritables kystes. Nous rappelons que MM. Malassez et de Sinéty pensent que les kystes secondaires se développent par des bourgeons épithéliaux et des dépressions en doigt de gant qui de la surface interne d'un kyste pénètrent dans le tissu conjonctif qui constitue sa paroi. Les kystes secondaires naîtraient de la surface d'un kyste déjà formé de la même façon que les premiers kystes sont venus de l'épithélium qui recouvre l'ovaire.
Ces tumeurs ont de grandes analogies de structure et de nature avec les adénomes et les papillomes. En effet, si l'on examine une bonne préparation de la paroi de Fun de ces kystes sans être prévenu de sa provenance, on pourra hésiter entre un kyste prolifère, un
adénome tel que ceux du col de rutérus ou des fosses nasales, un papillomc ou même un épithéliome à cellules cylindriques. Ces tumeurs présentent encore avec les sarcomes développés dans les glandes (mamelle et testicule) une très grande analogie. Mais lorsqu'on a toute la pièce à examiner, le doute n'est plus possible. On voit très facilement qu'il s'agit de la tumeur décrite par tous les auteurs sous le nom de kyste prolifère, tumeur qui peut prendre un dévetoppement énorme, entraîner la mort des malades, mais qui ne se généralise pas d'habitude à la façon des sarcomes et des carcinomes.
On trouvera aussi de véritables kystes dans les tumeurs mixtes étudiées dans le cliiqjitre suivant.