GLANDE THYROÏDE
Carcinome. — Les carcinomes secondaires sont extrêmemenl rares dans le corps thyroïde. Les cancers primitifs y sont aussi de la plus grande rareté. Ils atteignent un volume assez considérable, ont de la tendance àproéminer dans les cavités de la trachéeartère et de l'œsophage et à déterminer alors les mêmes symptômes que les cancers primitifs de ces conduits.
L'un de nous (1) a observé il y a quelques années une tumeur du corps thyroïde qui avait l'aspect du carcinome, mais qui par sa structure et son mode de développement se rapprochait de l'épithéliome. Les cellules qui tapissaient les alvéoles de la glande étaient hypertrophiées et proliférées. Cylindriques pour la plupart, elles contenaient des noyaux volumineux, munis de gros nucléoles ; de la paroi des alvéoles s'élevaient en quelques points des bourgeons vasculaires recouverts des mêmes cellules.
Depuis la publication que l'un de nous a faite au sujet de cette tumeur à propos de laquelle il a donné de nombreux détails qui ne peuvent prendre place dans ce manuel, Luigi Griffmi (2) a fait connaître un fait analogue, et comme dans la tumeur qu'il a observée le nombre des bourgeons saillants dans les alvéoles était considérable, il a cru devoir lui donner le nom de papillome infectant.
(I) Cornil, Sur le développement de l" épithéliome du corps thuroïde [Archives de physiologie" série, t. II, pi. XXI, 1875). ("2) Archivio per le science mediche, vol. IV, n" 7.