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KYSTES

kysle presque invisil)le à l'œil nu. Ces kystes sont ([uelquelois si rapprochés les uns des autres, qu'une section longitudinale passant pai' la surface du rein les montre hérissant cette surface comme autant de petits grains en grappe et au contact les uns des autres. Le contenu colloïde de ces petits kystes, dont le centre est souvent plus foncé que la périphérie, résulte du dépôt successif de couches régulièrement concentriques. Ils sont développés dans l'intérieur des luhes urinifèrcs dont le conduit pi'ésente des étranglements en chapelet. La membrane du tube qui forme leur paroi est tapissée d'une couche unique de cellules plates, quelquefois légèrement grenues et

FiG. 209. — Section du rein dans un cas de néphrite interstitielle très avancée. fl, tissu conjonctif formé de fibres et de cellules plates ; b, section d'un tube urinifère atrophié qui présente au milieu de sa lumière la section d'un petit cylindre colloïde; h, un tube urinifère contenant aussi un cylindre colloïde et dont les cellules épithéliales sont aplaties; g, tube urinifère ; C, celhtles plates de revêtement d'un kyste formé aux dépens d'un tube urinifère et qui contient une substance colloïde e à lames concentriques et un amas granuleux central f, formé de granulations hémaliques; v, vaisseau sanguin. — Grossissement de 200 diamètres.

conservant encore un dernier vestige de leur état granuleux normal. Ces cellules possèdent un noyau ovoïde ou discoïde aplati. A côté de

FiG. 210. — Section d'un tube urinifère transformé en un petit kyste colloïde.

Le tissu conjonctif a est fibreux et formé de fibres parallèles à la paroi du kyste. Les cellules épithéliales 6 sont plus ou moins aplaties et munies de noyaux. En dehors de cette couche on voit des cellules colloïdes c et au milic-u de la figure une masse colloïde e, formée de couches concentriques. — Grossissement de 250 diamètres.

ces kystes, on voit des sections de tubes urinifères très atrophiés et qui sont néanmoins remplis par un cylindre colloïde. Les kystes

eux-mêmes contiennent très souvent un cylindre colloïde ou granuleux, qu'on peut voir parfois se prolonger dans la cavité d'un tube situé sur un plan inférieur {cl, tig. 208).

Les kystes colloïdes offrent la même structure. On y trouve aussi une membrane hyaline sans éléments cellulaires, appliquée contre le tissu conjonctif qui est tassé autour d'elle. Dans ce tissu, les éléments cellulaires sont aplatis et dirigés, comme les fibres, suivant des cercles concentriques à la capsule du kyste. A l'intérieur de cette membrane capsulaire, on trouve un revêtement complet de cellules

FiG. 211. — Section d'un l<ysle à contenu colloïde [ihis volumineux que le précédent. a, tissu conjonctif fibreux; h, revêtement épitliélial formé par dos cellules plates. A l'intérieur de ces cellules il existe idusieurs couches de cellules colloïdes c, qui se détruisent et se confondent en une masse colloïde grenue e. — Grossissement de 250 diamètres.

soit cubiques dans les petits kystes, soit un peu aplaties dans les kystes plus distendus, mais présentant toujours un noyau. En dedans de cette première couche, on en voit souvent une ou deux autres qui ne possèdent pas de noyaux et qui sont globuleuses, sphériques, transparentes, transformées en petits blocs arrondis

FiG. 212. — Néphrite interstitielle et kystes colloïdes du rein. A, petits kystes provenant de la distension de glomérules : a, vestige des vaisseaux en partie atrophiés des glomérules devenus kystiques ; B, tubes urinifères; C, stroma épaissi] du rein. — Grossissement de 40 diamètres.

de substance colloïde. C'est, croyons-nous, par la fusion de ces éléments que se forme la substance colloïde qui remplit le kyste. Cette substance est tantôt homogène, tantôt grenue {e, fig. 211),

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