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TUBERCULES DES GLANDES LARYNGIENNES

glande ne sont plus visibles parce qu'elles sont complelement infil-

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Fio. 28. A. — Cu!-de-sac g-landulaire uormaL — b, b, cellules à mucus, à contenu clair, avec des granulations réfrinijonles; o, noyau des cellules ovoïde, petit et accolé à la paroi propre du cul-de-sac.

— Grossissement de 'MÙ diamètres.

b. — Cul-de-sac glandulaire dont les cellules sont profondément modilîées au milieu du tubercule.

— c, c, cellules prismatiques ou polyédriques implantées contre la paroi hyaline m du cul-de-sac d, cellules aplaties par compression. Toutes ces cellules, qui remplissent complètement le cul-de-sac, sont volumineuses, irrégulières; elles contiennent un protoplasma grenu opaque et un gros noyau ovoïde. — Grossissement de 300 diamètres.

trées de petites cellules rondes ou de cellules géantes. On peut éga-

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Fie. 29„ — Cellule géante d'un tubercule d'une glande acineuse (grossissement de 300 diamètres), *, masse granuleuse centrale de la cellule géante; a, ses noyaux e.vtrcmement nombreux et superficiels ; c, ses prolongements anastomosés en réseau à sa périphérie ; m, cellules comprises dans le reticulum périphérique.

lement rencontrer des cellules géantes dans un cul-de-sac dont la

limite est encore facile à reconnaître; teU.e de ces cellules a des dimensions si considérables qu'elle remplit à elle seule tout un culde-sac. Certaines d'entre elles sont anastomosées avec leurs voisines par des prolongements et concourent à former un réseau dans les mailles duquel sont comprises de petites cellules (voy. fig. 29).

Bien qu'une glande muqueuse soit ainsi compromise par le néoplasme tuberculeux, comme elle n'est pas détruite complètement, les culs-de-sac normaux ou simplement enflammés n'en continuent pas moins à sécréter une grande quantité de mucus. Aussi les conduits excréteurs de ces glandes, même lorsqu'ils sont entourés de tissu tuberculeux, sont-ils plutôt dilatés que rétrécis. La muqueuse étant beaucoup plus épaisse qu'à l'état normal, les conduits qui la traversent subissent une élongation. Ces conduits sont tapissés d'une couche de longues cellules cylindriques, pour la plupart caliciformes, et leur lumière est remplie de mucus, de débris de cellules, de cellules épithéliales muqueuses et de globules de pus.

Toutes les lésions que nous venons de décrire peuvent exister sans qu'il y ait encore d'ulcération. Lorsque la muqueuse s'ulcère, après la chute de l'épithélium et la destruction de la membrane basale, les parties superficielles du chorion contenant des tubercules se désagrègent peu à peu. Il se produit une érosion dont la surface est baignée de liquide puriforme. En même temps que s'effectue la destruction des masses tuberculeuses, les parties enflammées qui les entourent donnent naissance à de petits bourgeons charnus. L'inflammation gagne souvent en profondeur, et le tissu conjonctif qui avoisine les cartilages est complètement infiltré de cellules lymphatiques. Il s'ensuit une inflammation et une ossification de ces cartilages.

La portion des conduits excréteurs des glandes située dans la couche superficielle de la muqueuse est détruite lorsque le chorion muqueux est ulcéré, mais les culs-de-sac glandulaires plus profondément situés sont parfaitement conservés, même lorsqu'ils sont compris au milieu d'un tissu conjonctif infiltré de cellules lymphatiques. Ces culs-de-sac, dont la charpente fibreuse est solide, opposent aux processus inflammatoires et destructifs une grande résistance.

Des eccJiondroses et des ostéomes ont été notés à la face interne du cartilage cricoïde.

Carcinome. — Les carcinomes du larynx ne sont pas aussi rares

CARCINOME DU LARYNX. 61

qu'on le croyait il y a quelques années. C'est ce qui résulte du nombre assez grand de faits publiés par Blanc, Fauvel, Krishaber, etc. Indépendamment des tumeurs qui ont pris leur point de départ dans le pharynx et qui envahissent ensuite le larynx, on peut distinguer, parmi les tumeurs primitives de cet organe, deux variétés en rapport avec le siège qu'elles occupent. Dans la première, la tumeur prend naissance dans la cavité même du larynx, au-dessus ou audessous de la glotte; dans la seconde, les bourgeons et excroissances du néoplasme se développent sur l'épiglotte, à l'orifice supérieur du larynx et sur sa paroi aryténoïdienne. Les carcinomes de cette seconde variété sont les plus communs.

Ainsi qu'on a pu s'en convaincre par l'observation de malades examinés pendant plusieurs années de suite à l'aide du laryngoscope, le carcinome laryngien présente une marche assez lente. Il est caractérisé par des bourgeons et des granulations d'un rouge foncé, comme ecchyraotiques, ou de couleur jaunâtre, qui s'ulcèrent, se fendillent en donnant naissance à du pus. Extirpés, ces bourgeons récidivent très rapidement. Les bourgeons enlevés présentent la structure typique du carcinome. Après une période variable de trois, quatre ou cinq ans, et même davantage, pendant laquelle le néoplasme a fait des progrès très lents, il s'étend rapidement à une plus grande surface de la muqueuse , ses bourgeons prennent un développement plus considérable et la respiration est gênée à tel point que la trachéotomie est rendue nécessaire.

A l'autopsie, lorsque les malades ont succombé aux progrès du mal, on trouve une infiltration et un bourgeonnement plus ou moins considérables de la muqueuse des replis aryténo-épiglottiques, de celle qui revêt l'épiglotte et les aryténoïdes, surtout lorsque la tumeur est extrinsèque au larynx, des cordes vocales supérieures et même des inférieures, du ventricule et de la région sous-glottique, lorsque la tumeur s'est primitivement développée dans la cavité laryngienne. Le chorion muqueux et tout le tissu cellulaire profond sont envahis par la néoformation. Les bourgeons et la muqueuse épaissie ont une consistance molle et donnent sur une surface de section le suc laiteux caractéristique du carcinome encéphaloïde. Les cartilages altérés eux-mêmes peuvent être ossifiés ou calcifiés; ils sont quelquefois nécrosés et fragmentés au milieu du tissu cancéreux. Dans un fait rapporté par Krishaber, la chute dans la bronche gauche d'une partie du cricoïde ossifié avait causé la mort.

Dans sa période ultime, le carcinome du larynx s'étend aux

ganglions lymphatiques, aux organes voisins, au pharynx, à l'œsophage, etc.

Épithéliome. — Les autopsies dans lesquelles on a déterminé exactement, par l'examen microscopique, le genre des tumeurs cancéreuses du larynx ne sont pas encore assez nombreuses pour qu'on puisse dire exactement quelle est, dans cet organe, la fréquence relative des carcinomes et des épithéliomes. L'épithéliome pavimenleux lobule qui se rencontre quelquefois au larynx sous forme de bourgeons et de végétations ulcérés et qui intéresse la muqueuse dans toute son épaisseur, peut être confondu à l'œil nu avec le carcinome. On croit qu'il occupe de préférence la cavité même du larynx, les cordes vocales, le ventricule et la région sous-glottique.

Les papillomes ou polypes papillaires du larynx sont les tumeurs qu'on y observe le plus souvent après les tubercules. Ces tumeurs, disposées sous forme de choux-fleurs présentant une foule de bourgeons primitifs et secondaires, ont une grande tendance à s'accroître et à s'étendre. Chacune des papilles qui les compose est formée d'un axe connectif et vasculaire et d'un épithélium pavimenteux stratifié. Souvent les papilles sont comprises dans un revêtement épithélial commun.

Le siège habituel des papillomes du larynx est à l'angle de réunion des cordes vocales inférieures et sur ces cordes elles-mêmes; mais ils se développent aussi dans les ventricules de Morgagni et sur la muqueuse du vestibule du larynx.

Adénome. — Nous avons déjà signalé, à propos de la laryngite catarrhale chronique, les hypertrophies des glandes du larynx qui parfois acquièrent un volume assez considérable et donnent à la muqueuse une épaisseur de 3 à 5 millimètres. Ce sont là, à proprement parler, de petits adénomes; ils peuvent, rarement il est vrai, proéminer davantage et se pédiculiser. Les culs-de-sac de ces glandes hypertrophiées sont plus gros qu'à l'état normal, mais leurs cellules épithéliales y conservent leurs caractères physiologiques. Elles sont caliciformes, c'est-à-dire remplies de mucus. Presque toujours, à la surface de ces tumeurs, on trouve des excroissances papillaires. Comme, d'un autre côté, il existe souvent des glandes hypertrophiées à la base des papillomes, il en résulte que les polypes du larynx sont souvent des tumeurs mixtes dans lesquelles prédomine tantôt la forme papillaire, tantôt la forme glandulaire.

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