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INFLAMMATION DES VAISSEAUX LYMPHATIQUES DU POUMON

à des embolies simples et qu'elles sont pi*obabIement sous la dépendance d'un ferment, de microbes qui, après avoir circulé dans les voies sanguines ou lymphatiques, vont déterminer une irritation locale dans les organes. Cette manière de voir a été développée presque simultanément par Klebs et Recklinghausen.

La pneumonie morveuse est une pneumonie purulente dont les caractères se rapprochent de ceux des foyers métastatiques.

Inflammation des vaisseaux lymphatiques du poumon. — Nous avons vu précédemment que les vaisseaux lymphatiques du poumon étaient constamment enflammés dans la broncho-pneumonie et dans la pneumonie lobaire, et qu'ils étaient remplis d'un exsudât analogue à celui des alvéoles pulmonaires. On doit donc leur considérer, comme pour la pneumonie : i° une inflammation analogue à celle de la pneumonie catarrhale dans laquelle on observe une tuméfaction et une multiplication des cellules d'endothélium qui tapissent leur paroi interne; ils sont alors distendus par ces éléments auxquels se mêlent des cellules lymphatiques. Quelquefois des filaments de fibrine existent dans le liquide; 2° une inflammation fibrineuse dans laquelle leur lumière est remplie de cellules lymphatiques et de fibrine, et 3° une inflammation purulente dans laquelle le liquide contenu dans les vaisseaux offre à l'œil nu les caractères du pus et renferme un nombre considérable de cellules lymphatiques. Cette inflammation purulente des vaisseaux lymphatiques, qui se rencontre dans la fièvre puerpérale et dans les maladies infectieuses, coïncide généralement avec une pleurésie purulente et des abcès du poumon.

Les lymphatiques du poumon atteints de lymphangite contiennent toujours une assez grande quantité de globules rouges, ce qui est dû à ce que les vaisseaux sanguins capillaires sont immédiatement en rapport avec leur tunique endothéliale, condition très favorable à la diapédèse.

Nous avons décrit les diverses formes de lymphangites pulmonaires à propos des pneumonies. Nous les retrouverons aussi dans la tuberculose.

On peut dire d'une façon générale que les lymphatiques pulmonaires présentent des lésions analogues à cefles des alvéoles avec lesquels ils communiquent : l'apoplexie pulmonaire s'accompagne, en effet, comme nous l'avons vu, d'un épanchement sanguin qui distend aussi les lymphatiques du poumon.

On trouve rarement une inflammation des vaisseaux lymphatiques

superficiels et profonds du poumon indépendante de la pneumonie el de la pleurésie. Cependant on en a observé un certain nombre de faits, et les observations publiées par Raynaud, Fcréol et Thaon, Troisier et par nous pcrmellent d'en tracer une description sommaire. Ces lymphangites, consécutives à des cancers de Testomac, à

FiG. 5i. — Vaisseaux lyniplialiques enflammés du poumon vus sur une section de cet organe. — f, plèvre; a, couche périp!icrif(ue de l'exsudiit qui remplit les lymphatiques ; cette couche est formée de grosses cellules endotliélialcs ; 6, contenu conlral du lymphatique consistant en cellules lymphatiques caséeuses; ce, cloisons des alvéoles pulmonaires. — Grossissement de 40 diamètres.

la lymphadénie, à des lésions syphilitiques de l'estomac et du oie, toutes lésions ayant déterminé des altérations des ganglions bronchiques, sont surtout remarquables par l'énorme distension des vaisseaux lymphatiques et par l'état caséeux de la portion centrale de l'exsiidat qui les remplit.

A la surface du poumon, les lymphatiques, sous la forme de cordons noueux moniliformes, remplis d'une matière blanchâtre ou jaunâtre, ayant de 1/2 à 1 et 2 millimètres de diamètre, dessinent leurs réseaux interlobulaires; ils deviennent de plus en plus volumineux à mesure qu'on se rapproche de la racine du poumon. Sur une section du poumon, on les voit dans les cloisons interlobulaires,

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