‹ Manuel d'histologie experimentaleChapitre 77 sur 207 · CIRRHOSE. — ÉTAT DES VAISSEAUX SANGUINS · texte numérisé non relu

CIRRHOSE. — ÉTAT DES VAISSEAUX SANGUINS

sidcrableiiKuit dilalcr, au poiiil de l'aire l'essomblei' de grandes masses du foie h des tumeurs érectiles (v.oy. lig. 140 en V). L'un de nous a observé un cas de ce genre en mai 1873 (Communication à l'Académie de médecine le 4 novembre 1878 et Archives de pliysiologie, 187'i) chez un sujet mort dans le service de M. Séc. Il s'agissait dans ce cas d'une cirrhose hypertrophique, l'iiypertrophie tenant surtout à la grande masse de tissu conjonctilet embryonnaire de nouvelle formation. Les parties du foie imbibées de sang montraient, dans la portion sclérosée , des vaisseaux capillaires énormément dilatés , anastomosés les uns avec les autres, et même en certains points il existait un véritable lissu caverneux dont les larges lacunes irrégulières étaient remplies de sang comme les capillaires. Les parois de ces cavités et vaisseaux étaient formées simplement par le tissu conjonctif voisin, et leur surface interne était tapissée d'une couche de cellules endothéliales. La même lésion existait dans un certain nombre des lobules hépatiques et cela dans toute leur étendue; les capillaires de l'îlot, dilatés et pleins de sang, avaient, en les comprimant, déterminé l'atrophie des cellules hépatiques, qui étaient devenues granulo-graisseuses et petites. Il ne paraît pas douteux que la mollesse du tissu embryonnaire nouveau n'ait favorisé ces dilatations. Les branches de la veine porte et de l'artère hépatique étant en effet perméables au sang, tandis que, la circulation étant gênée dans les capillaires de l'îlot, la pression du sang devait distendre les plus petits des vaisseaux restés perméables.

La dilatation des vaisseaux n'est pas rare dans la cirrhose, mais die n'atteint qu'exceptionnellement un aussi haut degré que dans le fait précédent.

Plus tard, lorsque le tissu cirrhotique est devenu dense et résistant, il n'en est pas moins parcouru par des vaisseaux sanguins très nombreux, à diamètre assez large, à parois formées uniquement par le tissu conjonctif voisin. Ce sont des canaux qui sont creusés dans un tissu conjonctif induré et dont les parois, modifiées d'abord par l'inflammation, se sont confondues avec le tissu voisin et font corps avec lui. Il n'y a plus là, dans la paroi des branches interlobulaires de la veine porte, d'éléments contractiles et élastiques propres à faire progresser le sang dans les capillaires des lobules ; il n'y a pas non plus, autour du vaisseau, de zone cellulaire molle permettant sa dilatation et sa contraction alternatives ; sa tunique externe fait défaut comme sa tunique moyenne. 11 ne lui reste qu'une couche de cellules endothéliales tapissant un canal qui n'est ni contractile ni élastique.

Pendant que les branches de la veine porte sont modifiées de la façon qui précède, les veines sus-hépatiques ne sont pas moins altérées dans les cirrhoses chroniques, surtout dans les cirrhoses atro-

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FiG. 141. — Coupe d'une veine sus-he'patique oblitérée par du tissu fibreux au milieu duquel il existe des lacunes vasculaire très petites.

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FiG. 143. — Coupe oblique d'une veine hépatique dont le thrombus organisé, fibreux, montre plusieurs lacunes assez volumineuses dans lesquelles le sang circule librement.

FiG. 142. — Coupe d'une veine sus-hépatique oblitérée par du tissu conjonctif au milieu duquel on voit une ouverture vasculaire triangulaire.

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