TUBERCULES DE LA GLANDE THYROÏDE
mêmes s'éti*anglent et constituent des follicules nouveaux (Billroth). Celte hypertrophie et cette néoformation sont tantôt régulières dans loute la glande, tantôt limitées à certains lobules. Dans ce dernier ras la tumeur, située sur un des côtés de la glande, a de la tendance à s'en isoler. La glande est souvent lobulée par Thypertrophie considérable de quelques-uns de ses lobules superficiels.
Les vésicules sont un peu plus volumineuses qu'à l'état normal, mais leurs cellules épithéliales de revêtement et leur contenu liquide ou colloïde se rapprochent beaucoup de l'état physiologique.
La distension et l'hypertrophie des vésicules glandulaires, poussées à un degré plus considérable, amènent la formation de petits h'slcs et donnent une certaine mollesse à la glande hypertrophiée ^goitre mou). Lorsqu'on examine ces tumeurs à l'œil nu, on croirait, à un examen superficiel, avoir affaire à de grands kystes; mais^ lorsqu'on en fait l'examen microscopique, on reconnaît qu'il s'agit en réalité de vésicules un peu agrandies dont les cloisons sont bien QeUes. La formation de cellules et de liquide ou de substance colloïde coniinuant à s'effectuer, le corps thyroïde se transforme en une foule d»^ kystes et devient lui-même très volumineux {goitre kystique).
Dans certains cas, les vaisseaux capillaires et les petites artères se dilatent, les grosses artères deviennent cirsoïdes ; il en résulte que la tumeur est animée de battements, que les capillaires font saillie dans la cavité des follicules et que des hémorrhagies se produisent dans leur intérieur. Tel est le goitre anévrysmatique. Il peut arriver que les vaisseaux aitériels s'incrustent par places de >els calcaires.
Dautres fois le tissu conjonctif de la glande s'épaissit tellement, l«'elle finit par être constituée par du tissu fibreux qui comprime les follicules et prend leur place. Tel est le goitre fibreux. Chez les per- ^nnes âgées, le goitre fibreux devient de plus en plus dur par suite 'ie la calcification du tissu conjonctif. La calcification est limitée, ou bien elle envahit toute la tumeur (goilre pierreux).
TiBERcuLES. — Nous avousdécHt les tubercules du corps thyroïde» lomc I, pages 240-241, d'après un fait qu'il nous a été donnô dobsener; nous avons suivi le développement de la néoformalion 1«i se faisait aux dépens de l'épithélium et du tissu conjonctif de 'n^inde. Ces tubercules sont rares, ils ne diffèrent, ni par leur ^ispecl à l'œil nu, ni par leur structure, des tubercules des autres ^ï^anes.
516 GLANDE THYROlDE.
Carcinome. — Les carcinomes secondaires sont eiirëmeiB'i.i rares dans le corps thyroïde. Les cancers primitifs y sont au^ de la plus grande rareté. Ils atteignent un volume assez considérable, ont de la tendance à proéminer dans les cavités de la trachée artère et de l'œsophage et h déterminer aloi*s les mêmes <)nptômes que les cancers primitifs de ces conduits.
L'un de nous (1) a observé il y a quelques années une tumeur ih: corps thyroïde qui avait Taspect du carcinome, mais qui pai > structure et son mode de développement se rapprochait de ïfyh théliome. Les cellules qui tapissaient les alvéoles de la glande Atai^r hypertrophiées et proliférées. Cylindriques pour la plupart, «IK contenaient des noyaux volumineux, munis de gros nucléoles ; Je 'i paroi des alvéoles s'élevaient en quelques points des boui^eons vi^ culaires recouverts des mêmes cellules.
Depuis la publication que l'un de nous a faite au sujet de M\* tumeur à propos de laquelle il a donné de nombreux détails qui t^" peuvent prendre place dans ce manuel, Luigi Grillini (2) a fait coqnaître un fait analogue, et comme dans la tumeur qu'il a obsenv le nombre des bourgeons saillants dans les alvéoles était con^dérable, il a cru devoir lui donner le nom de papillome infecUmi
(1) Corail, Sur le développement de Vépithéliome du corps tkffroide {Archt'fi " physiologie, 'î^ série, t. Il, pi. XXI, 1875). (î) Archivio per le science mediche, vol. IV, n* 7.