CHAPITRE III
CAPSULES SURRÉNALES § 1. — Hlai*l«sl« ■
Les capsules surrénales sont consUtuées par une substance corlicale el une substance médullaire et sont entourées d'une capsule (It* laquelle se dégagent des travées fibreuses qui pénètrent dans la glande et en forment la charpente. La substance corticale est habituellement de couleur jaune et opaque chez Thomme adulte, ce qui est dû à la présence de granulations graisseuses dans les cellules ; ^llê est composée de cylindres épithéliaux dirigés de la périphérie vei^s le centre. Les cellules qui constituent ces cylindres sont po- Kgonates. Ces cylindres corticaux ne présentent pas de membrane propre glandulaire et sont tout simplement limités par le tissu < ûQJonctir de la charpente de la glande. A la limite interne de la substance corticale, les cellules sont habituellement grosses et remplies de granulations graisseuses ; lorsque les cellules cylindriques ou polygonales de la substance corticale sont toutes infiltrées de ^'paisse, la coloration jaune de la substance corticale tranche nettement sur la couleur rouge de la substance médullaire.
Le stroma de la substance médullaire limite des mailles arrondies et étroites. Dans ces mailles, se- trouvent des cellules pâles de foiitie anguleuse ou rameuse, munies d'un noyau et d'un nucléole et ressemblant un peu à des cellules nerveuses dont cependant elles doivent être distinguées. Sous Tinfluence de la putréfaction cadavérique, les deux substances se détachent et laissent entre elles un liquide brunâtre contenant du sang et de grosses cellules remplies de graisse.
Les vaisseaux sanguins très nombreux, venus de l'artère phrénique, de la cœliaque et de la rénale, foiment d'abord un plexus sur la capsule, puis pénètrent dans la substance médullaire et de là forment des réseaux capillaires dans la substance médullaire, et dans
:518 CAPSULES SURRÉNALES.
la substance corticale, où ils entourent les cylindres coriicani. Lr^ veines suivent le même trajet. Les lymphatiques n'y sont pa^^su^ fisamment connus.
Les nerfs, très importants par leur nombre et la grosseur de ^ui: troncs, viennent du ganglion semi-lunaire et du plexus rénaL II* sont si nombreux que, dans une seule capsule, Kôlliker a compir 33 petites branches nerveuses ayant chacune de 0^,25 àO",ri(k largeur. Ces nerfs sont accompagnés de ganglions nerveux cocstitués par des cellules multipolaires qui occupent la subsUD<r médullaire.
Les lésions des capsules surrénales ne sont pas beaucoup mieuv connues que leur fonction physiologique, et il est bien ii&:^V de préciser actuellement les rapports des altérations de ces organe^ avec les symptômes morbides.
Hypéréhie et HÉiiORRHAGiE. — La cougeslion des capsules sur* rénales, assez fréquente chez les enfants nouveau-nés ou en bas âge. ne se rencontre guère chez l'adulte que dans les maladies chn# ques du cœur accompagnées d'une gène considérable de la circulatior veineuse.
Les hémorrhagies de la capsule surrénale ne sont pas absolamen: rares; elles se font toujours et uniquement dans la substance médullaire, qui est plus molle que la substance corticale. Les épancha" ments sanguins collectés en foyers dans cette partie de la f^m\' peuvent atteindre un très grand volume. Ainsi, dans un fait rapporté par Rayer {V ExpériencSy \SS7) chez une fenuneâgée, la capsule. convertie en un sac plein d'un liquide brunâtre, pesait 3 kilogrammes Il existe plusieurs observations où le kyste hémorrhagique, rempi> d'un liquide couleur chocolat, avait acquis un volume relativemeot considérable; mais le plus souvent, les foyers hémorrhagiques o*^ dépassent pas la grosseur d'un pois ou d'une noisette. Ces collections sanguines peuvent, lorsque le sang se résorbe, donner Bai<* sance à des kystes contenant un liquide séreux plus ou moins co* loré. Il n'y a pas de symptômes particuliers qu'on puisse rapporter à cet état.