‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 2)Chapitre 13 sur 239 · LARYNGITE ŒDÉMATEUSE. — ŒDÈME DE LA GLOTTE · texte numérisé non relu

LARYNGITE ŒDÉMATEUSE. — ŒDÈME DE LA GLOTTE

tout par le gonflement et la prolifcration des cellules épithéliales. Toutes les lésions syphilitiques profondes de la muqueuse donnent lieu à une prolifération et à un bourgeonnement du tissu conjonctif ;réaéralement plus considérable que dans les maladies du larynx liées à toute autre cause.

Lésioîïs TUBERCULEUSES DU LARYNX. — Lcs laryngites des tuberculeux sont cai'actérisées par des altérations très variées, des inflammations catarrhales simples, des tubercules, des ulcérations, des [lérichondrites, des ossiflcations des cartilages, etc. (voy. pp. 52

el 57),

Laryngite œdémateuse, œdème de la glotte. — Cette laryngite, tantôt primitive, tantôt consécutive à Talbuminurie, àla tuberculose, à la morve, à la syphilis, à la variole, à la fièvre typhoïde, à l'érysipèle, à Fanasarque, aux brûlures étendues de la peau, etc., consiste dans une infiltration séreuse ou puriforme du tissu conjonctif sousmuqueux.

Uiedème est le plus souvent localisé à la partie supérieure du larynx. Les replis aryténo-épiglottiques gonflés, œdémateux, tremblotants, semi-transparents, arrivent au contact Tun de l'autre et, agissant comme une soupape, ferment le larynx pendant l'inspiration, tandis que l'air expiré peut encore passer en les soulevant. La région anlénoidienne est également œdématiée ainsi que la base de Tépiirlotte. Toutes les autres parties de la muqueuse peuvent aussi être le siège d'un gonflement analogue, car l'œdème est le plus souvent détenniné par une lésion locale, par une ulcération qui s'est étendue jusqu au cartilage et par un foyer purulent profond.

La muqueuse œdématiée est rouge, livide, ou rosée : lorsqu'on Imcise, il s'écoule spontanément, ou par la pression, une notable quantité de liquide séreux ou puriforme. En examinant au micro- >cope des fragments du tissu œdémateux qu'on vient d'enlever avec i*^> riseaux, on observe, comme dans l'œdème du tissu conjonctif, des faisceaux connectifs écartés les uns des autres par un liquide [»lus ou moins ti*ansparent , contenant des cellules lymphatiques et parfois un réticulum de fibrine. Dans ce liquide on trouve é^lement des cellules connectives gonflées et granuleuses et des ;.'lobales du sang. Lorsque la lésion est consécutive à des alténilions profondes du larynx, à des ulcérations ou à la périchondrite, le nombre des cellules lymphatiques est beaucoup plus consi-

dérable que dans les œdèmes primitifs ou coasécutifs à une maladie de Bright.

Laryngite ulcéreuse. — Les ulcérations du larvnx sont très varices. Nous avons déjà vu que de petites ulcérations peuvent $e montrer dans la muqueuse lai^ngée, dans une laryngite primitive intense. Dans la fièvre typhoïde, on observe des ulcé^tions plus profondes, taillées à pic, remplies habituellement d'un détritus caséeux, qui, selon toute probabilité, ont pour origine un foUicu^ lymphatique enflammé.

Les ulcérations consécutives aux pustules varioliques sont moin^ profondes; elles sont plus ou moins étendues, et elles résultent de la destruction totale du revêtement épithélial et de la destruction partielle de la membrane basale. Le chorion muqucux mis à nu est congestionné, plus ou moins bourgeonnant et recouvert de pus.

Dans la syphilis tertiaire, il se produit dans la muqueuse du larynx des ulcères dont le fond est bourgeonnant, tandis que le lissu sous* muqueux est épaissi, induré et très vascularisé. Ces ulcères peuwnl s'étendre à une portion considérable de la muqueuse laryngienne et mèrne à la trachée. Lorsqu'ils siègent sur l'épiglotle, ils la ronirent en commençant par son bord libre. Ils donnent souvent naissance i des végétations bourgeonnantes. Ces ulcérations peuvent se guérir sous l'influence d'un traitement approprié. Le tissu conjonctif embryonnaire devient du tissu conjonctif adulte, le revêtement qiithélial se reforme; mais le tissu conjonctif cicatriciel revient sur luimême, et il peut en résulter un rétrécissement du larynx ou de la trachée.

Les ulcérations de la morve ont, dans le larynx, la même tendant'' que dans les fosses nasales à détruire profondément les tissus par un»' suppuration phlegmoneuse.

La tuberculose est de beaucoup la cause la plus commune des wMrations laryngiennes. Celles-ci se rencontrent surtout dans la phtliisi»* pulmonaire, coïncidant avec une laryngo-lrachéite, et elles s'étendent d'habitude sur la trachée et sur les premières divisions de> grosses bronches. Généralemr^nl la muqueuse laryngienne est alor> très congestionnée et couverte de muco-pus, au niveau des ulcérations aussi bien que sur les parties non ulcérées. Ces ulcéi'alion> sont consécutives a dos granulations tuberculeuses plus ou moins

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