TUMEURS DES CAPSULES SURRÉNALES
TuROXBOSE. — Klebs a observé des infarctus de la substance corticale de Tune des capsules surrénales dans un cas de pyohémie >urvenu chez une femme à la suite d'une résection osseuse. La sub- ;Uuice corticale présentait des taches de couleur jaune brun, dans esquelles les capillaires étaient obstrués par des caillots fibrineux. ^s cellules épithéliales des cylindres étaient nécrosées et en dégélérescence graisseuse complète.
Dégénérescences graisseuses et amyloïdes. — L'infiltration des lellules épithéliales de la substance corticale par des gouttelettes ^de Taisse est un fait normal chez Thorame; on ne sait dès lors s'il s'y >roduit une dégénérescence graisseuse pathologique.
La dégénérescence amyloïde est rare dans les capsules sun^énales ^t elle affecte seulement les vaisseaux de la substance médullaire itnoQ les cellules épithéliales. Elle se montre en même temps que les lésions analogues de la rate, du rein et du foie.
Inflammation de la capsule surrénale. — On a observé, à titre iout à fait exceptionnel, l'inflammation purulente de l'une des ^psules et plus rarement encore des deux capsules à la fois. La suppuration est tantôt diffuse dans tout l'organe et s'étend même à ^OQ atmosphère celluleuse, tantôt elle se termine par des abcès collectés. La métamorphose caséeuse du pus qui en est la suite a pu être prise pour une tuberculisation.
Une abondante formation nouvelle de tissu conjonctif s'observe dans les capsules surrénales, où elle constitue une véritable cirrhose. Nous l'étudierons bientôt avec la tuberculose, car il est bon de ne pas scinder les faits anatomiques relatifs à la maladie d'Addison, <|ui est déterminée soit par des tubercules, soit par une inflammation inierstitielle des capsules.
TiMBURs. — Le sarcome parait avoir été vu chez les enfants •omme tumeur primitive. Ogle (Arch. o/med., 1, 4), cité par Klebs, à décrit un cas de sarcome sous la forme d'une masse blanchâtre dans ie$ deux capsules surrénales. Le sarcome mélanique primitif a été observé par Kûssmaul. La tumeur avait acquis le volume d'une tète d'aduhe; des noyaux métastatiques s'ensuivirent, et la mort succéda i une embolie de Tai'tère pulmonaire. Un autre cas de sarcome mélanique a été rapporté par Dœderlein.
520 CAPSULES SURRÉNALES.
Le carcinome des capsules surrénales est primitif ou secondaire. Il se montre généralemenl sous la forme de l'encéphaloîde, et la tumeur contient alors un grand nombre de vaisseaux plus on moins dilatés comme dans le carcinome hématode. Bien que le carcinome soit très rarement primitif dans la capsule surrénale, nou> en avons observé plusieurs cas. Le voisinage du rein amène quelques fois, lorsque cet organe est atteint primitivement de cancer, un cancer secondaire de la capsule. Celui-ci peut aussi succéder à od cancer du rectum ou de Fovaire. Klebs donne les détails relatif à une observation d'épithéliome (cancer épithélial), qui avail envahi en même temps le corps thyroïde et la capsule surrénale, mais qui, suivant toute probabilité, avait débuté par le corps Ihyroîde. Les Ilots de cellules de nouvelle formation de la capsule présentaient à leur centre des concrétions calcaires stratifiées.
Un exemple de gommes syphilitiques de cet organe a été rapporté par Baerensprung. Il s'agissait d'ilôts de tissu fibreux avec des cellules embryonnaires, le centre des ilôts étant en dégénérescence caséeuse. Ces Ilots lisses, lobules, de consistance ferme, siégeaient dans la substance médullaire, généralement peu modifiée. La capsol* épaissie était adhérente, non seulement à la substance corticale d- Torgane, mais aussi aux parties voisines, de telle soile que cett^ nouvelle formation de tissu conjonctif dans la capsule s'était étendu* aux parties voisines, aux ganglions et au tronc du nerf grand syn){i3thique. Sur une section de la glande on ne trouvait plus vestig'^ de son tissu normal. A sa place, il existait un tissu fenne et dur, au milieu duquel on voyait des masses caséeuses de volume Tariable.
Dans des cas analogues, l'écorce de la capsule est assez souvent transformée en un tissu semi - transparent, grisâtre et de consistance assez ferme, tandis que toute sa partie centrale est jaune et opaque. D'autres fois les portions caséeuses sont irrégulièrement distribuées dans toute la glande.
A une époque plus rapprochée du début, la glande peut être grist et semi-transparente dans toute son étendue, ou parsemée de petib noyaux caséeux. L'examen microscopique des parties grises et semitransparentes montre seulement un tissu conjonctif infiltré de cellules lymphatiques. Le stroma fibreux contient aussi des cellules dt tissu conjonctif. Les parties jaunes et caséeuses offrent des ceUule> lymphatiques atrophiées et remplies de fines granulations proléiq<K*>