CHAPITRE
TESTICULES § 1. — ■iM^togte awmale.
Les testicules, enlourés par la luDique vaginale, qui constilue leur séreuse, présentent à considérer une membrane fibreuse ou tunique albuginée, un parenchyme qui consiste en des canaux llexueux appelés canaux spermatiques, des conduits excréteurs du sperme qui se rendent à Tépididyme, enfin des vaisseaux et des nerfs.
La tunique vaginale présente deux feuillets : Tun pariélal, en rapport avec le scrotum ; l'autre viscéral, qui recouvre l'albuginée du testicule et Tépididyme. Ces deux feuillets sont constitués par du (issu conjonctir recouvert d'une couche de cellules endothéliales.
La tunique albuginée^ membrane fibreuse dense et épaisse, envoie des prolongements fibreux dans le testicule et se continue directement avec la charpente (ibreuse de cet organe. Le plus important (le ces prolongements est le corps d'Higmore ou médiastin du testicule, lame épaisse de tissu conjonctif serré qui existe à la paitie postérieure du testicule, et par où passent les canaux qui vont se jeter dans l'épididyme.
Le parenchyme^ ou substance glandulaire du testicule, est composé de canaux qui se divisent et se subdivisent, s'anastomosent quelquefois entre eux, et forment des lobules coniques dont le ^mmet confine au corps d'Higmore, tandis que leur base se trouve à la périphérie de la glande; là ils se terminent par une exlrémité libre ou par une anse. Au niveau du sommet du lobule, ils deviennent reclilignes, s'unissent les uns aux autres pour former un réseau dans le corps d'Higmore {rete teslis"^. De ce réseau parlent de sept & quinze vaisseaux efférents^ qui perforent l'albugmee pour se jeter dans l'épididyme. Ces vaisseaux se rétrécissent,
deviennent sinueux et constituent une série de cônes (cônes sémii^ifères)qui forment la tète de l'épididyme. Ils se réunissent en un ^nal, le canal de l'épididyme, qui longe le bord postérieur du testi-
cule, décrit de nombreuses sinuosités et se continue, après s'ètr*» réfléchi de bas en haut, avec le canal déférent.
Les tubes séminifères, qu'il est très facile d'étirer et de déron^r dans une assez grande longueur, ont de 0"'",13 à 0"",48 de lai-gear (Kôlliker) ; ils sont constitués par une membrane fibreuse deas^. épaisse, formée de lames de tissu fibreux, séparées par des celluleplates de tissu conjonctif. A la surface interne de cette membrane, on trouve une couche de cellules polygonales, qu'on peut considérer comme un épithélium, et, dans le calibre du tube, des cclhilef sphériques, cellules séminales, contenant un ou deux ou plu$ieui> noyaux, et dont le contenu spécial donne naissance aux animalcule spermatîques. Les animalcules spermaliques ne deviennent que rarement libres dans le testicule même; c'est plus loin, dans le cana. déférent, que le sperme arrive à sa maturité.
Les animalcules spermaliques présentent une portion renflée o tôte, aplatie, piriforme, quand elle est vue de profil, à pointe diri^ en avant, mesurant i,8 [^ de longueur; la queue du spermalozoîdr mesure en moyenne ^45 |x en longueur; elle est extrêraemeDt mince. La queue du spermatozoïde est reliée à la tête par une pik^ moyenne.
Les mouvements des spermatozoïdes sont très intenses; ils [h^ovent durer pendant plusieurs jours dans les organes pénitaui, »i dans l'utérus des femelles d'animaux où l'on a observé ce phénomène. L'eau arrête leurs mouvements, qui sont favorisés ou rétabli* par les solutions alcalines, par les solutions concentrées de sum. d'albumine, d'urée. Les acides au contraire empêchent ces raouv<»ments. Le froid les paralyse également; mais, après avoir été maintenus pendant trois et quatre jours à zéro, ils peuvent être vivilKde nouveau par la chaleur.
Le revêtement épithélial des vaisseaux effërents et de l'épididjnî' est formé de cellules cylindriques pourvues de cils vibralîlcs. Cecellules deviennent extrêmement longues et étroites à lalèle, ilî queue de Pépîdidyme et au commencement du canal déférent.
Dans les canaux efliêrents, dans l'épidîdyme et le canal défércni. on trouve dos couches épaisses de fibres musculaires.
En un point de Tépididyme, généralement à sa partie inféricurt» on voit souvent un petit corps allongé, cylindrique terminé par un* extrémité libre, qui a été appelé vas aberrans par Haller.
Giraldès a décrit un petit organe situé au bord supérieur du testicule, entre le corps de l'épidîdyme et le canal déférent {orgcM