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HISTOLOGIE NORMALE DE L'OVAIRE. — CORPS JAUNES

cellules qui y sont contenues et du tissu conjonctif qui les entoure, ces cordons sont cloisonnés et divisés en des segments isolés très petits. Chaque segment contient un ovule entouré de sa zone de eellules épithéliales et constitue un ovisac.

Lorsque le follicule de Graaf a vidé son contenu dans Toviducte, il subit une série de modifications nouvelles en vertu desquelles il se forme ce qu'on appelle un corps jaune. Ces productions sont variables suivant qu'il s'agit du follicule correspondant à un œuf fécondé ou à une menstruation simple. Les premiers ou corps jaunes de la grossesse évoluent en effet très lentement et atteignent un volume considérable. Ils font, à la surface de l'ovaire, une forte saillie où l'on peut voir la cicatrice de la déchirure produite par la rupture du follicule. Une section faite à ce niveau montre une cavité circulaire ou oblongue, qui acquiert son plus grand volume deux ou trois mois après la fécondation et qui est remplie de sang coagulé ou d'un liquide muqueux sanguinolent. Celte cavité est limitée par une zone jaunâtre ou blanchâtre plissée, épaisse et très vascularisée ; plus en dehors, à la limite du corps jaune avec le stroma de l'ovaire, il existe une membrane fibreuse blanchâtre et très mince. La couche corticale jaunâtre et plissée provient d'un épaississement considérable de la couche interne ou réticulée du follicule de Graaf. Cet épaississement, auquel répithélium ne participe nullement, est déterminé par un grand nombre de cellules connectives. La plupart d'entre elles deviennent de véritables cellules géantes, présentant un ou plusieurs noyaux volumineux et une grande quantité de granulations graisseuses. Ce sont ces dernières qui donnent au corps jaune la couleur et l'opacité qu'il présente. La néoformation cellulaire se continue pendant toute la grossesse, en même temps que le sang est résorbé ainsi que les granulations graisseuses. Ensuite le corps jaune diminue de volume et devient plus dense. Il mesure encore 9 millimètres en moyenne au moment de l'accouchement. Plus tard, il s'atrophie de plus en plus et forme une cicatrice iibreuse, blanche ou jaunâtre ou pigmentée de noir, mais il ne disparaît pas entièrement. Les couleurs variées qu'il présente sont dues à la transformation de l'hémoglobine contenue dans son centre et qui infiltre sa paroi.

Lorsque le coi*ps jaune coïncide avec une menstruation simple, il est généralement petit dès le début. Les phénomènes qui se passent dans le follicule sont les mêmes que précédemment, mais ils évoluent

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très rapidement, de telle sorte que ces corps jaunes disparaissent complëtemeiit dans l'espace d'un mois et demi à deux mois.

La substance médullaire de Tovaire est formée d'un tissu fîbreoi dense qui se continue avec le ligament ovarien et qui envoie des prolongements jusqu'à la capsule fibreuse de l'organe. Elle contient les vaisseaux sanguins et lymphatiques les plus volumineui; ceux-ci y pénètrent par le bile de l'ovaire. Les artères, qui sont repliées en hélice, cheminent dans le tissu conjonctif central, puis elles se rendent jusqu'à la surface de l'ovaire en suivant les faisceun fibreux ; les veines et les troncs lymphatiques sont solidement unis nu tissu conjonctif. La membrane fibreuse externe des follicules de Graaf présente un réseau très riche de vaisseaux lymphatiques.

Le tissu conjonctif de la substance médullaire contient un très petit nombre de fibres musculaires lisses.

Les nerfs viennent du plexus ovarien qui pénètre dans l'organe en suivant le trajet des artères. Leur terminaison est inconnue.

Le ligament large est parcouru, au-dessous de l'ovaire, par des tubes ramifiés et ondulés. Ces conduits possèdent une membrane propre et un revêtement épithélial. On les considère comme un re^w. du corps de Wolff aux dépens duquel Tovaire se développe. L'ensemble des conduits ondulés qui pei'sistent a reçu le nom d'orgaœ de Rosenmûller.

§ 2. — Hlsiotogle pAtholoylqae de l'ovaire.

Htperhémie; hémorrhâgie. — La congestion et l'hémorrhagie de l'ovaire sont des faits mensuels physiologiques; la menstruatioa, et la déhiscence d'un follicule de Graaf s'accompagnent, en elTel d'une congestion très intense suivie d'une hémorrhâgie. La congestion ovarique existe aussi très souvent dans la première période des fièvres graves (Gùbler).

La congestion des ovaires est liée à toutes les causes de congestion des organes génitaux de la femme, aux excès de coït, à la grosse$>ef à l'accouchement et à ses suites, aux métrites, etc. On observe des traces de congestion chronique causée par la stase du sang veioeui dans les maladies du cœur, et dans ces mêmes cas il peut eiisi^^r aussi une induration de l'ovaire résultant d'une formation nouvelle de tissu conjonctif.

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