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CHAPITRE VI

OV[DUCTE ET UTÉRUS § 1. — Hlotolosto aoraud0.

OviDUGTES OU TROMPES UTÉRINES. — Les deux troiTipes ulérioef. ou trompes deFallope, sont les conduits temporaires de rovaire;ik servent de passage à Fovule qu'ils saisissent en s'appliquant sr l'ovaire au moment des règles et le transportent dans Tuténis. C^ conduits présentent à considérer une enveloppe péritonéaie qui h entoure, une couche de tissu fibreux et musculaire qui forme leor paroi et un canal. On y voit le pavillon de la trompe, partie évasét en ampoule, frangée et plissée qui se met en rapport avec Tovaire, et une partie inférieure et étroite qui pénétre à ti*avers le tissu musculaire de Tutérus, au niveau de chaque corne latérale de cei organe, dans la cavité duquel il s'ouvre par un conduit étroit qu: peut à peine recevoir une soie de sanglier.

Le canal de la trompe est assez large dans sa portion libre, et sa muqueuse est plissée en long, comme celle du canal déférent 11 présente partout, du pavillon jusqu'à son ouverture utérine, tu épithélium cylindrique à cils vibratiles. Les mouvements des Adéterminent un courant qui va du pavillon de la trompe à Tutérus. et qui est apte à faire progresser Tovule, mais non les animalcule^ spermatiques. La muqueuse de la trompe ne contient pas de giaodules.

Utérus. — L'utérus offre à considérer le corps ou partie supérieure, et le col qui s'ouvre dans le vagin. Il est parcouru, d'^ fond du corps jusqu'à l'ouverture du col, par un canal qui se rétrécit à l'union du corps avec le col* Il possède une paroi très épaisse composée de fibres musculaires lisses et de tissu conjondil Les fibres musculaires sont difficiles à isoler et à suivre. La coocht^

HISTOLOGIE MORMALE DE L'OYIDUCTB ET DE l'UTÉRUS. 695

superficielle est composée de fibres longitudinales et de fibres transversales. Les premières forment une lame mince qui s'étend sur le fond, la face antérieure et la face postérieure de l'organe; les secondes, disposées en couches plus épaisses, se continuent en partie dans le ligament rond, dans le ligament de l'ovaire et l'oviducte. La couche moyenne, la plus épaisse, se compose de faisceaux longitudinaux, transversaux et obliques entre-croisés; la couche la plus interne, très mince, comme l'externe, possède des faisceaux <le fibres entrecroisés qui forment des anneaux à l'orifice des ovi* (luctes. Les fibres transversales du col constituent un véritable sphincter. Dans le col, on trouve aussi des fibres très superficielles dans les plis de l'arbre de vie. Les fibres musculaires de l'utérus et de la trompe sont courtes pendant l'état de vacuité; elles sont séparées par une grande quantité de tissu conjonctif dense, contenant des cellules ovoïdes.

La muqueuse utérine est intimement unie à la couche musculaire, dont cependant on peut la distinguer par sa couleur plus claire. Son chorion est formé de tissu conjonctif et contient des libres musculaires lisses, sans fibres élastiques. Son revêtement épithéiial coasisle en une seule couche de cellules cylindriques à cils vibratiles.

Le mouvement des cils est dirigé de dehors en dedans. Les glandes de la muqueuse du corps sont des glandes en tubes simples analogues aux glandes de Lieberkûhn. Elles sont tapissées par un épithélium cylindrique à cils vibratiles et s'ouvrent sur la muqueuse, soit isolément, soit réunies au nombre de deux ou trois.

D'après Léopold, les glandes et les vaisseaux de la muqueuse sont entourés de gaines lymphatiques qui communiquent avec des espaces de même nature mis eux-mêmes en rapport les uns avec les autres par des fentes lymphatiques. L'ensemble de ces vaisseaux communique avec le réseau sous-péritonéal qui revêt toute la suriacc externe de l'utérus et dont une partie se rend aux vaisseaux lymphatiques plus volumineux des ligaments larges.

La muqueuse du col de l'utérus, au lieu d'être lisse comme dans le corps, présente des plis palmés qui se réunissent dans l'arbre de vie. Ces plis sont hérissés, comme toute la muqueuse du col, par des villosités. Entre les plis, il existe des anfractuosités qui contiennent, comme toute la cavité du col, un mucus visqueux et transparent. A 1^ surface des plis on trouve des dépressions utriculaires situées entre les villosités. Dans la profondeur des cavités anfractueuses

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viennent s'ouvrir des glandes acineuses (Sappey) assez volamineT»^ et comparables par leur forme aux glandes sébacées. Les culs-de-s» de ces glandes sont tapissés de cellules cylindriques calidformes ei elles sont remplies de mucus visqueux.

Le mucus du col utérin provient d'une élaboration spéciale m d'une sécrétion opérées par les cellules cylindriques de cette avU' et par les glandes. De même que dans le revêtement intestinal, l^ cellules qui sécrètent le mucus se présentent Tiabituellement s(Kb la forme de cellules caliciformes, notamment dans les sinuosités d la muqueuse, dans les dépressions crypteuses et dans les ghiuh

Le col de Tutérus montre souvent à Tétat normal, chez ks jeunes sujets, mais plus fréquemment chez les femmes âgées, des dilatations kystiques sphériques des glandes, contenant un liquida muqueux, qui ont reçu le nom à' œufs de Naboth. Les œufs de Nv both, de même que le liquide muqueux de la cavité du col, coatiennent de lamucine et des stries qu'on pourrait, au premier abor:. prendre pour des fibrilles. Des cellules cylindriques en dégénérescence muqueuse, ovo'ides, allongées ou sphériques, existent dani ce liquide, soit en rangées parallèles aux stries, soit irrégulièn^ ment disposées. On y trouve aussi des cellules à prolongemeob ramifiés.

La muqueuse du col change complètement d'aspect el de stnidor à partir de roriûce utérin dans le point où elle se réfléchit ^u^ 3 saillie intravaginale du museau de tanche. Dans cette partie vagina' du col, la muqueuse est formée d'un tissu conjonctif possédant d^ papilles ; ces dernières sont enfouies dans un épithélium pavimeoteux stratiGé.

La même structure du derme muqueux et de l'épithélium eii^ dans les excroissances dures qu'on trouve à la surface du s9ftt et qui ne sont autres que des productions papillaires saillantes -: recouvertes d'épithélium stratiGé.

Les vaisseaux artériels de l'utérus cheminent dans la substan^' musculaire ; ils se ramiGent dans la muqueuse et dans les couefa^ musculaires en formant des réseaux de capillaires. Les veines qui "' partent sont dépourvues de valvules ; elles sont très larges et à paroii minces, et elles suivent le même trajet que les artères. Les lymphi* tiques sont extrêmement nombreux; ils parlent probablement d^ 2 muqueuse, forment à la surface utérine, sous le péritoine, Aesviseaux plus ou moins serrés et vont se jeter dans les ganglions i***viens et lombaires.

DYSMÉNOURUÉE PSEUDO-MEMBRANEUSE. G97

Le tissu cellulo-vasculaire des ligaments larges contient des fibres musculaires lisses, indépendantes des vaisseaux (Rouget).

Pendant la meminiationj Taugmentation très notable de Tutérus est due à TafQux plus considérable du sang dans son tissu musculaire et dans sa muqueuse. Celle-ci, en effet, subit quelques jours avant la menstruation et à son début, une hypertrophie considérable; elle devient plus molle et présente des glandes utriculaires faciles à isoler, mesurant de 200 ^ h 600 ^i en longueur et 70 à 90 ^ en laideur;- le tissu conjonctifde la muqueuse œdématiée présente des (cllules fixes tuméfiées et même en certains points des cellules géantes, et de nombreuses cellules lymphatiques migratrices. Les vaisseaux de la muqueuse sont dilatés et très nombreux. L'écoulement du sang menstruel se fait par le réseau superficiel de la muqueuse, car on ne voit ni ecchymoses ni infiltration profonde de son tissu. On a cru longtemps que la surface de la muqueuse était éliminée dans sa presque totalité, ou tout au moins dans sa partie superficielle. Mais il résulte des travaux de Kundi*adt, de Léopold et de Sinéty, que jamais la tunique musculeuse de la muqueuse n'est mise à nu dans la menstruation et que la muqueuse persiste dans toute son épaisseur. Les faits d'élimination de glandes et de lambeaux plus ou moins étendus de la muqueuse exfoliée pendant la menstruation sont pathologiques.

Nous avons eu l'occasion d examiner assez souvent les produits expulsés pendant la menstruation et coïncidant avec les troubles symptomatiques connus sous le nom de dysménorrhée pseudo-tmmbraneuse. Ces productions sont variables. Tantôt il s'agit simplement de caillots fibrineux coagulés, qui ont de la peine à sortir parce que Torilice externe du museau de tanche est très étroit, comme cela s'observe souvent chez les nullipares. L'examen microscopique montre de la fibrine à l'état fibrillaire, enfermant dans son réticulum des cellules lymphatiques et des cellules d'épithélium en grande quanti té. Tantôt on a affaire à des dusses membranes blanchâtres irrégulières, qui consistent dans du mucus coagulé et mélangé à un certain nombre de cellules lymphatiques et épithéliales.

Dans d'autres cas, on trouve des lambeaux irréguliers qui contiennent des vaisseaux capillaires à parois embryonnaires, au milieu d'un tissu conjonclif infiltré de cellules lymphatiques. Il y a souvent alors en même temps des fragments de glandes utérines ou des jrlandes entières. On a bien en réalité affaire à une expulsion de la

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