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HYPERTROPHIE DE LA PAROI UTÉRINE. — HYONES

rations, en particulier celle de Yirchow qui a prouvé la possibilité le la généralisation de répithéliome pavimenleux {Gazette médicale iePam, 1855).

L*ulcération, avec ses diverses conséquences, et en particulier avec la (gangrène de la partie altérée, est absolument la même dans les épithéliomes que dans le carcinome. Dans Tépilhéliome à cellules pavimcnteuses notamment, la partie malade du col peut avoir disparu au point qu'il n'en reste aucune trace. Le col ou le corps, qui est coupé nettement, se termine par une surface horizontale à la partie supérieure du cloaque. Comme, en pareil cas, les organes voisins ne sont ni aussi fréquemment, ni aussi évidemment infiltrés de la néoplasie que dans le carcinome, on pourrait supposer qu'on a affaire à un ulcère con^odant {ulcus rodens) simple. Il faut alors chercher avec soin, soit à la surface vaginale de l'ulcération, soit dans les ganglions pelviens et lombaires, la trace de l'épithéliome. Nousavons trouvé des parties qui en présentaient la structure caractéristique dans tous les faits que nous avons déterminés.

Les différentes variétés de carcinome et d'épithéliome utérins surviennent au moment de la ménopause ou quelques années après ; toutefois on les observe aussi chez déjeunes femmes de vingt à trente ans, et la tumeur du col n'empêche ni la fécondation, ni la parturilion, ni l'accouchement. Nous en avons observé nous-mêmes plusieurs exemples. Il faut ajouter qu'après l'accouchement la lésion

utérine marche avec une extrême rapidité.

Hypertrophie de la paroi fïbro-musculaïue de l'utérus. — Myoues. — Ces lésions consistent dans une formation nouvelle de tissu musculaire lisse et de tissu fibreux qui tantôt détermine une hypertrophie générale ou partielle de l'utérus, tantôt s'isole plus ou moins sous forme de myomes ayant une forme sphérique ou ovoïde, et constituant alors de véritables tumeurs.

Le tissu de ces productions peut se montrer sous deux formes : Tune qui par sa mollesse, par sa vascularisation, par l'abondance des libres musculaires, rappelle l'état de la paroi utérine peu de temps après l'accouchement ; l'autre, qui est dure, compacte, peu vascularisée et très riche en faisceaux fibreux.

Il est plusieurs de ces formes d'hypertrophie partielle qui succèdent à l'accouchement, surtout lorsque le col a élé déchiré. L'inflammalion détermine alors une formation nouvelle du tissu con-

jonctif et une nutrition active qui retarde ou empêche Taltéralion granulo-graisseuse et l'atrophie des muscles hypertrophiés par la grossesse cl donne lieu à une hypertrophie fibro-musculaire du col.

Simpson fait jouer aux modifications des fibres musculaires, pendant et après la grossesse, le plus grand rôle dans les hypertrophies et atrophies générales et partielles de l'utérus : dans le premier cas, les fibres lisses hypertrophiées par la grossesse restent telles, ou tout au moins leur atrophie ou involution est arrêtée; dans le second, cette même atrophie physiologique dépasse le terme et se continue jusqu'à donner une atrophie totale ou partielle pathologique. C»*iie vue ingénieuse est vraie pour un certain nombre de faits, en pailiculicr pour les hypertrophies générales ou partielles qui suivent l'accouchement. 11 est certain aussi que les myomes préexistants de Tutérus peuvent s'accroître très rapidement après une grossesse; mais, d'un autre côté, les myomes utérins s'observent chez des filles &'fi'e> qui n'ont jamais eu de rapports sexuels et chez des femmes qui n'ont jamais eu d'enfants. Le docteur West regarde même la production des myomes comme un résultat de l'inactivité de l'utérus, lorsqu»^ cet organe est privé de son fonctionnement physiologique qui est la grossesse, lorsque, par exemple, des femmes mariées n'ont pas d'enfants. Les hypertrophies partielles ou totales de l'utérus s'observent dans les mêmes conditions.

L'hypertrophie partielle delà portion vaginale du col est fréquente chez les multipares. Les lèvres en sont grosses, irrégulières, bosselées à leur surface, si bien que par le toucher on pourrait croiio qu'on a affaire à un carcinome au début. Tel est le col appelé tapiro'ide par Ricord, et dont nous avons parlé plus haut ; tel est l'aspecl de l'hypertrophie du col caractérisée par l'incurvation en dehors de ses lèvres, qui sont alors saillantes comme un champignon. On y voit en général une quantité plus ou moins grande d'œufs de Nabotb, ou des plis, des dépressions et des cryptes. Des tumeurs, nées du col et dont le tissu fondamental est fibro-musculaire, peuvent montrer à leur surface ces dépressions en forme de poche et des cloisons saillantes qui leur donnent l'aspect d'une amygdale hypertrophiée (Virchow).

On a aussi observé des cas d'hypertrophie des lèvres sous forme de j)rolongements charnus, allongés, saillants à Torifice vaginal et recouverts par une mince muqueuse tapissée de cellules pavimenteuscs.

La portion vaginale du col peut être hypertrophiée dans sa totalité ;

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il en résulte un prolapsus du col daos le vagin jusqu'à Tonûee vulvaire.

Mais le prolapsus est bien plus souveut cauné par une hypertrophie de tout le col utêriu, des portions sus-vaginale aussi bien que le la portion vaginale. Ce mode d'hypeitiophie du col, qui est

du ngin. Allongenicnl M hnwrtnvhie il« l'uUrui (d'aprii CruvcilliHT).

liii-nit; TT, luneiiri ahroutct de dlmoïKiani vnriiblei; KK, piroit da li c>iiléky>lii|ui] ; L.uiiU eenllilc ci»l>idfrab1«manl ilhHigtii cl prtvnllllt d«> rncuiiM L (rroblblunicnt l« oriAcci i!o> e'indci diUléo) ; LL. grand» Ibrm ; K, nimciii de unchc.

a^ici fréquent, a été décrit par Hiiguier. Le col, très long, fait saillie dans le vagin tantôt par une extiémité allongée, tantôt par une e\lrémité renflée en massue (fig. 2.%). L'utérus de volume normal, ou hypertrophié peut rester en place ; mais il peut aussi être entraîné par le poids du coi. Cette élongalion liypertrophique de tout le col a été observée chez des femmes qui n'avaient jamais eu d'en- (ints. L'hypertrophie génémle de toute la paroi utérine est beaucoup plus rare que l'hypertrophie partielle.

Les myomes sont les tumeurs les plus habituelles, presque les MMiks qui prennent naissance dans les parois musculaires de l'utélus. Ils sont formés de faisceaux de fibres lisses entre-croisés en divers sens (voy. l. I, p. 27d). Nous ne reviendrons pas sur leur des-

criplioD générale applicable de tout point aux myomes utérios qu; offrent les types les plus complets de cette classe de tumeurs. N<«.is devons donner seulement les particularités de leur développemem, de leur siège et de leurs conséquences anatomiques dans Toi^aD-* qui nous occupe.

Au point de vue de leur siège, ils débutent dans l'épaisseur mh de la paroi musculaire ; généralement ils sont très vascularisés à Ici début et mous; plus tard ils s'indurent par suite de Torganisatioi fibreuse de leur tissu conjonctif. Nous devons dire toutefois que jr^rlaines tumeurs intrapanélales très petites et rondes n'en ont p » moins une grande dureté. Leurs fibres sont, à leur début, en col . nuité directe avec les faisceaux fibro-musculaires voisins de la pan i utérine. Par suite de leur développement, ils proéminent tantôt s<' le péritoine, à la surface externe de l'utérus (tumeurs sous-périt»néales), tantôt à la surface interne du col utérin, et ils sont al»-^ coiffés par la muqueuse. Ils se pédiculisent assez souvent de manid à être unis à la paroi utérine par un pédicule qui est tantôt gro^ ' vascularisé, tantôt très mince. Les myomes saillants dans Tutérr sont appelés le plus souvent polypes fibreux. Les tumeurs sous-jv'ï ■ tonéales, n'étant pas gênées dans leur accroissement, acquièrent i:n volume souvent considérable. Elles sont généralement multipl'N même lorsqu'elles sont très volumineuses, et on observe alors à .. fois des tumeurs sous-péritonéales, des tumeurs intrapariétalo.^ des polypes saillants dans la cavité utérine.

Les diverses dégénérescences que nous avons signalées à :j page 276, t. I, peuvent tontes se présenter dans les myomes so;péritonéaux où ces altérations sont les plus communes. Nous avox« même vu une fois, dans un carcinome péritonéal, deux myomes irvolumineux attenant à l'utérus, infiltrés d'un tissu carcinoimi' a disposé sous forme de manchons autour de tous les vaisseaux iSocùl» anaiomiquef juillet 1875, pièce présentée par M. Boissier). \m\m a aussi observé un cas de carcinome dans un myorae.

Les myomes saillants dans la cavité du corps de Tutérus sont I ^* uns durs et fibreux comme les précédents, les autres formés par ur tissu musculaire plus mou, plus rosé, plus vascularisé, et mèmtMraversé par de gros vaisseaux; leur ablation donne lieu à des hému rhagies difficiles à arrêter. La première de ces variétés de polypt> intra-utérins détermine pendant la vie des hémorrhagies répêt»'» > • • considérables. 11 est plus rare qu'un polype ainsi constitué se dêv-

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)ppe sur la paroi du col. Lorsqu'un polype né dans le corps fait aillie dans le col à travers les lèvres du museau de tanche, sa luqueuse change de caractère, s'épaissit et se couvre d'épithélium avimenteux. La partie saillante recouverte parla muqueuse présente uelquefois une inflammation, une rougeur et une ulcération ana- 3i^ues à celles qui surviennent sur la muqueuse du col dans le proipsus complet de ce dernier. La muqueuse est complètement détruite Q un point plus ou moins étendu, et le tissu musculaire est à nu. ^ muqueuse voisine qui forme le bord taillé à T emporte-pièce de elte ulcération est elle-même rouge, ou rouge brun et très enflamnée par le contact des liquides irritants du vagin.

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