TERMINAISON DES NERFS DE LA PEAU
gine de la veine. Lorsque Farlériole forme plusieurs capillaires, la veioe se termine également par un renflement généralement situé au centre de la papille et dans lequel ces capillaires viennent aboutir.
11 y a souvent quelques capillaires qui atteignent la veine audessous de ce renflement. Les différentes veines papillaires forment un premier plexus à mailles assez étroites à la base des papilles. De ce plexus, partent des veines qui concourent à la formation d'un plexus profond, dont les branches ont un calibre plus considérable el dont les mailles ont beaucoup plus d'étendue que dans le plexus superficiel.
Dans chaque papille de la paume des mains et de la plante des pieds se trouve un lymphatique qui parait se terminer par un culde-sac toujours placé au-dessous des vaisseaux sanguins. Les lymphatiques papillaires viennent se jeter dans un plexus lymphatique qui siège au-dessous du plexus veineux superficiel.
Les nerfs de la peau sont extrêmement nombreux ; les uns sont moteurs ou centrifuges, ils animent les vaisseaux sanguins, les muscles redresseurs des poils et les glandes sudoriparcs; les autres sont ccnlripèies et destinés à la sensibilité générale et à la sensibilité spéciale du tacL
Les nerfs du tact se terminent dans des corpuscules spéciaux, corpuscules de Wagner et Meissner, ou à la surface du derme, immédiatement au-dessus du corps muqueux de Malpighi, par des renflements particuliers en forme de ménisques (ménisques tactiles, arborisations hédériformes). Chez l'homme, on observe, dans les gaines conneclives du col du follicule pileux, de petits appareils nerveux terminaux comparables aux ménisques tactiles. Nous n'insistons pas sur leur structure, parce qu'on ne sait encore rien aujourd'hui sur les lésions de ces difl^érents appareils nerveux. On doit en dire autant des terminaisons nerveuses intra-épidermiques dont l'existence est démontrée de la manière la plus nette au moyen de la méthode de I or. Grâce à cette méthode, on peut constater que des fibres nerveuses comprises dans les papilles arrivent au niveau de leur surface, la dépassent, s'engagent dans le corps muqueux de Malpighi, s'y divisent et s'y subdivisent pour se terminer par des boutons situés entre les cellules épithéliales. Tout récemment, Pfistner d'abord, chez les batraciens, Unna ensuite, chez l'homme, ont décrit des terminaisons nerveuses dans l'intérieur des cellules épidermiques. Chacune de ces cellules contiendrait même deux boutons terminaux.
758 ANATOMIE PATHOLOGIQrS DE LA PEAU.
Nous avons cherché à vérifier les assertions de ces auteui^ •:£ employant les mêmes objets d'étude et les mêmes méthodes, ei . nous a été complètement impossible de trouver dans Tépiderr.: une seule terminaison nerveuse intracellulaire.
Nous devons ajouter que les corpuscules de Wagner et Meissner. corpuscules du (act proprement dits, sont de petits organes ovoio^ qui se trouvent isolés ou associés au nombre de deux ou trois du:^ certains papilles que Ton désigne pour cela sous le nom de papiil*^ nerveuses. Â chacun de ces corpuscules arrive une fibre nenreos^:^ myéline qui pénètre dans son intérieur, après avoir suivi à sasarface un trajet plus ou moins long, plus ou moins sinueux. El/ perd alors sa myéline, se divise, se subdivise pour former un {rrrti nombre de bmnches. Chacune de ces branches, dont le parcours *r plus ou moins compliqué, se termine par un bouton aplati parai. • leraent à la surface de la peau. Entre ces différentes branches ne veuses et les boutons qui les terminent se trouvent des cellules dd les noyaux chez Tadulte sont presque tous refoulés à la périph»"^ du corpuscule (1).
§ !2. — Histologie paihologfiqae de la pemi.
Lésioins élémentaires de la peau. — Nous plaçant cxclusivemci; au point de vue anatomo-pathologique, nous avons à coosidéi'. successivement dans la peau, comme dans les autres organes eiiissuv les congestions ou hyperhémies, les hémorrhagies, les œdèmes, h inflammations aiguës et chroniques, les gangrènes et les lumeu.^
Dans la peau, beaucoup de ces lésions s'étalent en surface, çontti les exanthèmes, la rougeole, la variole , la scarlatine , par eseiD| 'maladies générales et contagieuses dont révolution présente ^^^ slades successifs d'incubation, d'invasion, d'éruption, de desqiu malion. L'éruption, Tefflorescence cutanée, caractéristique pC'* chacune d'entre elles, n'est autre chose que l'affleurement â la ^urface de la peau des lésions causées par l'élimination des roicroon:^ nismes qui paraissent être la cause de la maladie générale. Ofl \<'^ assimiler aux exanthèmes, l'érysipèle, le zona, etc.
(1) Pour un grand nombre de détails qui n'ont pu trouver leur place dans c« Mie et qui sont rclutifs ù la structure de la peau, aux mctliodos bistologiqucs aui^'' il faut avoir recours pour Tétudiur et à la bibliographie de ces intéressantes <)0f*'voycz L. Ranvier, Traité technique d'histologie.