‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 2)Chapitre 196 sur 239 · STRUCTURE DES GLANDES SÉBACÉES · texte numérisé non relu

STRUCTURE DES GLANDES SÉBACÉES

autour du poil et facilile son glissement dans le col du follicule.

Les glandes sudoripares sont, à l'origine, des cylindres épithé*liaux pleins, qui partis du corps muqueux de Tembryon s'avancent plus ou moins profondément dans le derme; on doit donc les considérer comme des dépendances de l'épiderme. Complètement développées, elles sont formées par un long tube auquel on doit considérer une portion épidermique disposée en tire-bouchon, une portion dermique rectiligne ou légèrement sinueuse et un glomérulc situé dans les couches profondes du derme, au milieu ou à côté des lobules adipeux. Dans le glomérule,le tube sudoripare s'enroule sur lui-même d'une façon extrêmement variée et se termine par un culde-sac.

Dans sa portion intra-épidermique, le tube sudoripare, formé seulement de deux rangées de cellules épithéliales qui participent à révolution épidermique, n'a pas de membrane propre. Dans ses autres portions, il possède une enveloppe connective extérieure doublée d'une couche anhiste comparable à la membrane vitrée des follicules pileux.

La portion du tube comprise entre le glomérule et l'épiderme est tapissée dedeux rangées de cellules épithéliales, polygonales, petites, soudées les unes aux autres. Les cellules de la rangée interne portent à leur face libre une cuticule qui limite nettement la lumière de la glande. Le revêtement épitliélial conserve encore les mêmes caractères dans une partie du tube enroulé qui compose le glomérule; mais, dans l'intérieur de celui ci, et brusquement, Tépithélium change de nature et se poursuit sans modification jusqu'au cul-desac terminal de la glande, il est formé d'une seule rangée de cellules franchement glandulaires, grandes, prismatiques et dont le protoplasme contient des séries radiées de granulations (bâtonnets) comme les cellules des tubes contournés du rein ; ces cellules n'ont pas de cuticule. Entre elles et la membrane propre, se trouvent des cellules musculaires lisses, fusiformes, allongées, et dont le grand nxe est oblique à la direction du tube sudoripare. La partie de In glande qui contient des fibres musculaires et une seule rangée de cellules épithéliales est la portion sécrétante proprement dite; l'un de nous l'a désignée par le nom de tube sécréteur, réservant au reste de la glande le nom de canal excréteur. II convient d'ajouter que les cellules musculaires du tube sécréteur montrent, sur leur face externe, une série de crêtes longitudinales au moyen desquelles elles s'implantent dans la membrane propre et s'y fixent solidement. Il ré-

suite de leur obliquité que leur contraction détermine en mèmtemps une diminution de la longueur et du calibre du tube sécréleor.

Derme. — Le derme, constitué par du tissu conjonctif, cooti^e: des vaisseaux sanguins, des lymphatiques et des nerfs. Il formelpapilles, qui sont noyées dans le revêtement épidermique de i^l^ .sorte que la surface de l'épiderme ne correspond point du tout a celle du derme. C'est ainsi que les crêtes que Ton observe à lah^ palmaire des doigts sont produites par un très grand nombre de papilles associées et possédant un revêlement épidermique eomnuu).

Le tissu conjonctif qui entre dans la composition des papilles t; des portions superficielles du derme interpapillaire est formé 6. petits faisceaux connectifs entrelacés et fortement tassés ; mais, da.^ les couches profondes du derme, les faisceaux connectifs sont plus volumineux et beaucoup moins serrés. Enfin, au voisinage du ti$5'. cellulaire sous-cutané, les faisceaux s'écartent en nombre de poinu pour laisser la place aux glomérules des glandes sudoripares et aux lobules du pannicule adipeux. Ces lobules sont constitués, comme oa le sait, par des cellules adipeuses.

Les cellules connectives du derme n'ont pas une structure sprciale; elles sont plates, étalées, dans les couches profondes, là oi les faisceaux connectifs sont volumineux; dans le corps papillaip. placées entre des faisceaux petits et nombreux, tout en étant ion minces, elles affectent les formes les plus variées et les plus iiuitendues (crêtes d'empreinte).

Entre les faisceaux connectirs, il existe toujours un nombre plu.^ ou moins considérable de fibres élastiques anastomosées les une? avec les autres et formant un réseau. Dans les papilles, elles soo: beaucoup plus fmes et constituent un réseau plus serré.

Un réseau du même genre et bien limité s'obsene dans TeoT^ loppe [connective des follicules pileux et des tubes sudoripar^ (Baizer).

Les artères de la peau, après avoir traversé le pannicule adipeui au niveau duquel elles fournissent des branches aux lobules adipeui et aux glandes sudoripares, continuent de se diviser et arrivent aa\ papilles. Chacune de celles-ci reçoit une ar-tériole, qui donne naissance à un ou plusieurs vaisseaux capillaires. Lorsqu'une papill' possède un seul capillaire, il atteint son sommet, se recourbe en anse et vient se jeter dans une veinule ; le point de jonction est indiqué seulement par un renflement brusque qui correspond à Ton*

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