‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 2)Chapitre 206 sur 239 · AHATOHIB ET HISTOLOGIE DES BULLES · texte numérisé non relu

AHATOHIB ET HISTOLOGIE DES BULLES

diverses lésions artificielles ou sponliinées et morbides, qd voit qu'elles présentent un aspect variable suivant les points de h peau où elles siègent. Si l'épiderme est mince, le contenu de la biille pai-alt limpide, parce que la couche épideimique qui le limite est tiansparenie. En la regardant de près avec la loupe, on y voit de

Fie. Kl. — Coupe d'une phlyclèDo dui l'^iipèle. Foucbo tnnuleuis nilerne saaletic; c, lelluln niicnlricci en[liib<<o diiii ti; i, (lobdei roig*> da idic f, diipoiilloa an ircadn dD réHiu Utrinna; c, pipill» inûllriiei da «ilulei nigrilrici!!. — ISO dlunètra.

pelils points opaques qui ne sont autres que des ouvertures de glandes sudoripares. Là où la couche cornée est épaisse, à la paume des mains et à la plante des pieds par .exemple, le coDlenu de la bulle paraît plus louche. Lorsque l'épanchement liquide s'est ef- Tertué rapidement, il sulTit de piquer avec une épingle la cuticule de la bulle pour faire écouler tout le liquide. Si l'on examine, à travers l'ûpiderme, le contenu d'une de ces grandes bulles résultant du clivage de l'épiderme et n'oiïrant qu'une seule cavité, on voit des parties plus opaques formées par du pus se déposer dans les régions déclives, tandis que la partie séreuse, transparente, du liquide se trouve dans la région supérieure; le phénomène ne peut se produire dans les pustules qui sont multiloculaires (Loloir). Quand le liquide siège en partie sous la couche cornée, en partie dans le lorps muqueux de Malpighi, dans des cavités aréolaires semblnbles à celles que nous venons de décrire dans les vésicules, la piqûre

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de répiderme ne donne pas issue à tout le liquide contenu daQ>l. bulle. De même, dans les grandes phlyctènes du vésicaloire, illaùt couper en plusieurs points avec les ciseaux Tépiderme soulevé elliofiltré de liquide pour que celui-ci s'écoule des mailles qui le contenaient.

Lorsqu'on examine au microscope une section d'une bulle aii début de sa formation, on voit d'abord l'arc formé par répiderLcorné soulevé. Cet arc est sous-tendu par le derme. Le liquide conltmi ' entre la couche épidermique soulevée et les papilles occupe despaces cloisonnés par les cellules du corps muqueux refoulées. Lopque la bulle est bien formée et tout à fait distendue, si l'on en te une coupe après durcissement, le liquide qu'elle contient s'échappa et l'on n'en peut voir que les parties solides. Sur certaines bulles, far supérieur est formé par une mince couche de cellules épidermiquo présentant de distance en distance des agglomérations de cellule cornées qu'à leur disposition concentrique on reconnaît comme limitant l'ouverture des glandes sudoripares. A la base de la bulle, 1^ corps muqueux adhère encore par places aux papilles; il est presqu-^ complet aux bords de la bulle, au niveau du soulèvement de larouche cornée ; il est en partie désintégré au centre même de la bul> où il reste seulement des cellules épithéliales modifiées, granuleu.^ou réfringentes, dont le noyau ne se colore plus. Ces cellules adhèrent encore aux papilles, où elles sont mêlées à des cellules ronde:. Dans d'autres bulles, on voit, sur les coupes, que l'arc épidermiqt:' est assez épais et qu'il est formé non seulement par toute la coucbe cornée, mais aussi par la plus grande partie du corps rouquem L'un de nous a décrit cette disposition à propos d'une obsenation de pemphigus hémorrhagique survenu sur des plaques dt purpura (i).

Sur les coupes de bulles de pemphigus d'enfants nouveau-nés ci mort-nés, nous avons vu plusieurs fois deux soulèvements disiiucu parle liquide de la bulle, l'un entre les papilles et le corps muqueui, l'autre entre le corps muqueux et l'épiderme superliciel ; de kWi soiic que le corps muqueux se trouvait situé entre deux couche^ rff liquide, l'une supérieure, qui le séparait de l'épiderme corné, Tauln» inférieure, qui le séparait des papilles. Il est probable que la macération de l'épiderme après la mort entre pour une part dans cetk disjonction du corps muqueux d'avec les papilles.

(i) Rigal et Cornil, Société médicale des hôpitaux^ séance des tS février et t^mx^ 1879. avec une planche.

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