‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 2)Chapitre 210 sur 239 · ET DES FOLLICULES PILEUX · texte numérisé non relu

ET DES FOLLICULES PILEUX

Nous ne traitons pas ici des anomalies de sécrétion des glandes cutanées qui relèvent plus de la chimie physiologique et de la pathologie que de l'histologie : tels sont les troubles de la sécrétion de la sueur et du produit de la sécrétion sébacée, les séborrhées, l'acné sébacée, etc. Mais nous devons décrire les inflammations circonscrites périglandulaires, qui sont le plus souvent le résultat de l'accumulation d'un produit de sécrétion dans les canaux sécréteurs. C'est ainsi que se forment les sudamina et la majeure partie des boutons d'acné.

Sudamina. — Quand la sueur se produit en quantité excessive, comme dans le rhumatisme articulaire aigu, ou dans certaines

8X8 ANATOHIE PATHOLOGIQUE DE LA PEAC.

fièvres, OD voit apparaîlre, à la surface de la peau, de petites i-l'- | vures phlycténoïdes à conteDu d'abord transparent , et qui ressen- | blenl à des gouttelettes de rosée semées sur la peau. La réactio'. | du liquide contenu dans la phlycténule est nettement aride au dèbu; (Lailler), ce qui le distingue de toutes les autres sécpétioDs morbid'^

Le contenu des sudamina consiste en des globules blancs sembliblés à ceux du sang et tellement nombreux, que dans une gouttedliquide prise dans une phlyclcnule récente, ils paraissent se loucher Au bout de vingt-quatre ou quarante-huit heures, les sudamioa q'i. ne se sont point vidés par rupture spontanée sont devenus opal cents ou jaunes. Leur contenu est alcalin, comme tout liqnidi^ \ifuient, et les globules blancs qu'il renferme sont devenus paDnligraisseux.

Sur des coupes transversales de sudamina récents, on coii<lsl' qu'ils se sont produits au niveau de l'orifice des glandes sudon-

pares ; des cellules épidermiqucs se sont accumulées dans cet oriËv même et ont soulevé légèrement la couche cornée (I, fig. 267). lcoupes de sudamina complètement développés montrent qu'au niveau de l'orifice du canal glandulaire et dans le corps muqueu^ 'i- Malpighi, il s'est produit une très petite phlyclène au-dessus d-' laquelle les couches épidermiqucs forment une voûte, el qui renfirn.' des globules blancs serrés les uns contre les autres. 11 est vraisemblable que le liquide dans lequel nagent ces globules esl la sufi'f elle-même, puisqu'il présente une réaction constamment acide.

AcNE PUNCTATA. — CoHÉDON. — Les comédous se préseoteat ?""'

MIUUM. — ACNÉ CORNÉE. 823

forme de points noirs, siégeant surtout à la peau du front, du nez, des tempes, etc., situés à Torifice d'un conduit pilo-sébacé. Lorsqu'on presse leur base, on fait sortir un bouchon allongé, grisâtre, ayant la forme d'un petit ver blanc terminé par le point noir extérieur simulant une tête noire. Ce bouchon est uniquement formé de cellules épidermiques cornées, agglomérées, et de cellules sébacées. Après sa sortie, le conduit pilo-sébacé présente son ouverture et son trajet vides. Sur les coupes de la peau passant par un comédon, on peut s'assurer du siège de cette production épidermique dans les follicules pileux. Quelquefois on trouve dans les follicules et à leur base un ou deux poils follets gênés dans leur développement et dont Textrémité supérieure est retournée. Quelquefois, en même temps que relie hyperformation d'épiderme, on rencontre dans le follicule des acares des follicules, des Demodex^ que nous décrirons avec les parasites animaux de la peau (voyez plus bas).

MiLiUM. — Ce sont de pelits grains arrondis, légèrement saillants, du volunne d'un grain de millet à une tête d'épingle, blanc jaunâtre ou laiteux, disséminés dans la peau, surtout au niveau des paupières, des joues et des tempes. On peut les extraire par une incision, et voir qu'ils se composent d'une enveloppe contenant des cellules épidermiques sèches, arrangées comme des pelures d'oignon, semblables aux globes épidermiques du cancroïde, mais dont l'évolution est arrêtée. Ils siègent dans les follicules pileux ou dans les glandes sébacées.

Acné cornée. — Dans celle lésion, les follicules pileux saillants sont surmontés d'une pointe dure, coiiiée, sans inflammation périphérique. Ces saillies agminées forment une plaque hérissée de pointes multiples (1). Sur les coupes de la peau, on constate que les follicules pileux, et surtout leurs goulots dilatés, renferment une grande quantité de cellules d'épiderme corné. Dans les couches profondes de cet épiderme corné, il existe des cellules molles dont les noyaux se colorent par le carmin. Les poils sont en quelque sorte étoulTés par cette production d'épiderme. Les papilles du derme sont très allongées, un peu élargies; leurs vaisseaux sont dilatés et entourés çà et là de cellules rondes (voy. fig. i268).

(1) Vidal et Leioir, Sùciété de biologie, 1" avril 1882.

824 ANATO^IE PATHOLOGICITE DE LA PEAU.

Ac>É PUSTDLEUSS. — Les pustules dîacne piloris présenlenl bii-

Fie. K8. — Acm turnéc (feu™ cmpr n( o m Trùilé te fwlAoIoj.t culanét m ptcfarj

tuellement un poil follel qui émerge à leur cenlie. Si l'on enlèvl

F». t6Q — SHlioD k \nwTt me ptnUlc A U citlU, «, di tollicota Ml dilalH si raniiliii de pH. Ui conebct «pitMUla <ta faUnk •■ , inrti* délnillSL — GrouiiMBMil, de IS dinètnt.

poil OU les poils follets qui se Irouveul au centre de la pustu.e,

a.cn£ pustuleuse. 825

lu'on presse la base ennammée et rouge de la pustule, oa fait sorlir ine gouttelette de pus. A l'émergeoce du poil et autour de lui, on rouve une graude quantité de cellules épidermiques et quelques globules de pus. Dans le liquide qu'on fait sourdre par la pression, I eiiste un grand nombre de ces derniers éléments, chargés de gralulalions graisseuses, si la pusrule date de plusieurs jours; ils sont nélangés à des amas de cellules épidermiques. Sur les coupes de :es pustules perpendiculaires & la surface de la peau et passant par eur milieu, on voit la cavité du follicule pileux distendue coatenant iD ou plusieurs poils follets, et une accumulation de cellules cornées

•Tùéa* wcubuWm.

I de globules de pus (fig. 970). L'orifice élargi du Tollicule est oDibté par les mêmes éléments. La galoe épithéliale du follicule est paissie et contient des cellules migratrices. Les glandes sébacées le prennent aucune pari à l'inflammation à son début. Les papilles lu derme voisines de l'orifice du follicule pileux offrent des vaiseaux capillaires pleins de sang et quelques cellules migratrices dans eur tissu conjonctif.

Si les pustules8onlplusvolumineuses,|>^u$en^ammées, on trouve leur centre la cavité du follicule plus élargie, remplie de pus ; les ouches épidermiques sont plus ou moins détruites (voy. fig. 269). 'ans les parties qui sonL conservées, les cellules épidermiques sont ésiculeuses et séparées par des cellules lymphatiques plus ou moins ombreuses et agglomérées; les papilles dermiques, voisines de orifice du poil, ainsi que le derme situé au pourtour du follicule, loairent un grand nombre de petites cellules rondes. Les glandes i'bacées sont détruites par l'iDÛammalion.

CORNIL n RAKVIER. 11. — 53

A la suite de ces lésioas des follicules, si elles sont profondes ^ accompagnées d'une deslruclion partielle des papilles, il se iomune petite cicatrice déprimée.

Vaene rosea, dont le siège habituel est sur lo net et les jooes, présente une succession de pustules répondant à la desoriptioa pr^^dente, et qui s'accompagnent au bout d'un certain temps d'une c^dgestion pennanente du réseau papillaire ou de dilatations tanqueuses des petites veines superficielles (couperose). Il en ré-ulisouvent aussi un œdème chronique, une hypertrophie de la petu. avec formation nouvelle de tissu conjoactif, et infiltration de peLiLc> cellules dans ses diverses couches.

On trouve quelquefois des boulons d'acne indurata anciens, de L grosseur d'une lentille à un petit pois, dans lesquels le folli';i>

pileux, chroniqucment enflammé, est transformé en une cavilc ••' tenant un amas d'épiderme corné d'aspect sébacé. Ces petites tuiii'^ ■■•

ACNÉ HYPSntROPHtQUl!. * 837

constituent un intermédiaire entre les pustules d'acné et les kystes sébacés. Sur les coupes, le contenu plus ou moins désintégré consiste uniquement en cellules cornées. Le goulot assez étroit du follicule en est comblé. Ce goulot communique avec la cavité centrale par on trajet plus ou moins régulier. Dans la gaîne épidermique du follicule se montrent les sections d'un ou de plusieurs poils. Cette gfiXne est formée d'une couche de cellules cornées i sa surface et d'un corps muqueux très épais ; entre l'épiderme corné et le corps mu*queux, la couche granuleuse est épaisse et riche en éléidine. Le tissu conjonctif qui forme la paroi du follicule montre par places des papilles qui sont coiffées par le corps muqueux. On trouve quelquefois des glandes sébacées appartenant au follicule distendu, et situées en dehors de lui. Autour de l'orifice cutané du folliculei les papilles sont volumineuses, enflammées, avec des cellules rondes interposées à leurs fibres.

Acné hypertrophique. — Cette lésion est caractérisée par un épaississement de la peau présentant à sa surface des rugosités et des saillies séparées par des dépressions punctiformes qui l'on fait comparer à une peau d'orange. 11 accompagne souvent l'acné invétérée et la couperose, et il siège presque constamment sur le nez. 11 donne parfois lieu à des tumeurs saillantes hémisphériques, lobulaires, de la grosseur d'un pois ou davantage, si bien qu'il a pu mériter le nom d'acné éUphantiasique. Le nez est alors démesurément grossi, lobule, mamelonné, bourgeonnant. Les coupes de la peau ainsi altérée montrent toujours un épaississement du derme dû à une inflammation chronique et une hypertrophie considérable des glandes sébacées. Celles-ci présentent des lobules volumineux formés de cuis-dc-sac distendus par une accumulation de cellules sébacées transparentes, réticulées, avec des gianulations graisseuses brillantes. En dehors de ces cellules normales, la paroi des culs-de-sac est tapissée d'une ou plusieurs couches de cellules pavimenteuses. Ces grosses glandes ne s'ouvrent que rarement dans des follicules pileux. Elles s'ouvrent d'habitude à la surface de la peau. Les conduits secondaires, après s'être réunis dichotomiquement, se rendent dans un conduit commun possédant un revêtement épidermique très épais qui se continue avec l'épiderme avoisinant. Ce sont les glandes sébacées ainsi hypertrophiées qui forment les reliefs visibles à la surface de la peau, et leur embouchure se trouve dans les points déprimés que l'on y constate à l'œil nu. Le derme présente

8x8 A>ATeMIE PATHOLOGIQUE DE LA PEAU.

UD épaississemenl 1res marqué des ai'térioles el des veinul^^. ud développemâDL anormal des vaisseaux capillaires des papilles, uik iafltlration par des cellules rondes et une tuméfaclioa de ses cellules fixes.

Acné VAnioLiFOnUE (Bazin) (Molluscum conlagiosum de Bateman, Molluscum sébacé de Hebra). — Cette lésion se présente sous la forme de petites tumeurs plates, irrégulières, cornées et dures a \m surface. L'histologie de cette affection offre une déviation curieu<« de révolution des cellules des glandes sébacées. Une coupe peqxDdiculaire à la surface de la petite tumeur, passant par son centre --i examinée à un faible grossissement, montre qu'elle est constituée par une série de lobules qui répondent à autant de culs-de-sacduo' glande sébacée étalée en surface el dont le conduit et l'aboucbemeDi à la peau serait grandement ouverts. La figure 372 montre que le relief de la tumeur est formé par une élevure de la peau recouverte sui ses bords par l'épiderme normal c, m, qui se continue direclemeo'

tt caueh« com^ de l'^idaroie et m. corpa muqiMii d« 1a peiu narnile

glando gibicje doni le> cellule! Knl tnnifoniiiB i g, cellule) globalsuiei; c', ccUalv lanv-^ tlobuleuniif, cloîuai anln let cgls-dt-uc ilandulilm. — GroMiiMiMiii d* W dusMei- ITi* du Traité it palhologii culan^e de Vidal el Leloir.)

avec les couches épidermiques des lobules glandulaires. Chacun i' ces lobules est séparé des lobules voisins par des cloisons coDoe" tives en continuité avec le derme. La partie centrale de cluqu' lobule est remplie de cellules globuleuses qui ont pris oais-iaDu daus les i;uls-de>sac glandulaires modifiés.

Dans ces derniers on observe une évolution épidermique toult spéciale. Pour la bien comprendre, il faut se i-appcler que les cellule glandulaires ou sébacées proprement dites, nées do la paroi descub-

ACNÉ VARIOLIFORHE. ' S39

de-sac, devieaDent globuleuses en se chai^eant de graisse â mesure qu'elles s'avancent vers le centre de l'acious. Il existe de plus, dans les cosses glandes sébacées de l'homme, des cellules qui s'aplatissent et se soudent les unes aux autres pour former des travées qui cloisonnent la cavité glandulaire et limitent des espaces contenant les cellules sébacées.

Dans les lobules de l'acné varioUrorme, examinés à un fort grossissement, on reconnaît que le processus sébacé des cellules glandulaires est absolument supprimé ; on voit, à la périphérie des culs-

de-snc, des cellules cylindriques analogues h celles de la couche profonde du corps muqueux (p, Hg. 273), puis une série de couches de cellules polyédriques m.

Au milieu des lobules apparaissent des cellules rondes, ayiinl la forme de globes homogènes et qui augmentent progressivement de volume. D'autres cellules, polyédriques efgranuleuses d'abord, puis aplaties ig) de plus en plus k mesure qu'on se rapproche du centre de l'acinus {e), contiennent de l'éléidinc. Elles sont semblables à

celles de la couche granuleuse. L'éléidine disparaît ensuite, et les cellules qui en contenaient se kératinisent en formant des tnvées cornées (c) entre lesquelles les cellules globuleuses sont conprises. L'éléidine concourt si peu à la formation des cellules globa* leuses, que ces dernières existent déjà avec tous leurs car^Uref dans le fond des lobules au-dessous de la zone où se montre cette substance.

Toute la partie supérieure de Tacné variolilorme, la lai^ ouferture où viennent confluer ses différents lobules» est formée de cellules cornées et des cellules globuleuses précédentes» qui preimeot une teinte rouge orangée avec le picrocarminate d'ammoniaque, tandis que les grains d'éléidine prennent une teinte rouge foncée.

Dans les coupes colorées par Thématoxyline d'abord » puis pii réosinè, les cellules globuleuses ont une teinte violette, tandis que les travées cornées qui les séparent sont colorées en rouge, d^ même que la couche cornée de Tépiderme voisin appartenant i li peau normale. On ne sait donc pas exactement quelle est la matière qui infiltre les cellules globuleuses ; mais, d'après ses réactions, (■: n'est ni de la matière colloïde, ni de la matière cornée.

PéRiPOLLicuLiTE PiLO-sÉfiACÉE. — Les inflammations de la peau qui entoiire les poils sont aiguës ou chroniques» disséminées ou agminées.

La périfolliculite isolée est tantôt consécutive à une lésion <l^^ poils, tantôt, ce qui est plus fréquent, à des lésions du follicule |ileux (hyperkératinisation et accumulation des cellules épidenniqoe> dans le follicule, transformaticm kystique de celui-ci, etc.). Le follicule altéré devient, vis-à-vis des tissus vasculaires périphérique>, une sorte d'épine irritante, qui provoque leur inflammation. Le' glandes sébacées ne jouent qu'un rôle secondaire et effacé.

On observe, au début de la périfolliculite, une rougeur accompagnée d'une saillie légère de la peau, puis une pustulette péripilaire. A ce degré, dans le derme qui avoisine le follicule, les valseaux sont dilatés et entourés de cellules migratrices plus ou moin^ nombreuses. Ces cellules passent dans le follicule, se mêlent aui cellules épidermiques et le pus ne tarde pas à devenir apparent au niveau du point d'émergence du poil. Au bout d'un temps plus ou moins long, les gaînes épidermiques du poil sont ramollies, et le poil est éliminé.

L'épi derme de la peau voisin du follicule présente des lésion^

PÉRIFOLLIGULITE PILO-SÉBACÊE. 831

variables : tantôt il s'accumule sous forme de lamelles cornées; tantôt il s'y produit de petits nids de globules de pus au milieu d'un reticuluni épithélial plus ou moins solide. Dans ce dernier cas, la périfolliculite pilaire simule parfois une pustule d'impétigo.

A cette période y les follicules pileux sont fortement dilatés, remplis de masses épidermiques , de globules de pus dégénérés, et contiennent souvent plusieurs poils follets. Le muscle érecteur du poil a disparu; parfois Tinflammation amène l'altération des follicules, d'où il résulte une calvitie définitive plus ou moins étendue.

Parfois l'induration s'accentue à la base des pustules et, se propageant aux tissus ambiants, amène la formation de tubercules ; Tétat sycosique est alors constitué.

Quelquefois l'inflammation s'étend encore plus et envahit les parties profondes du derme ; alors le sycosis revêt la forme phlegmoneuse. Ces périfoUicuIites suppurées laissent à leur .suite des cicatrices très petites en général. Telles sont les périfoUicuIites disséminées et suppurées des régions pilaires proprement dites (barbe, cuir chevelu, pubis, etc).

Les périfoUicuIites agminées sous la forme de pustules, de tubercules, d'abcès dermiques, constituent le sycosis non parasitaire ou kénon^ lorsqu'elles siègent dans les régions pourvues de poils, comme à la lèvre supérieure, au menton, etc.

Leloir a décrit (Société anatomiquet mai 1884) une forme particulière de ces pé]*ifolliculites en plaques, siégeant sur les régions glabres où la peau ne possède que des poils follets, sur le dos de la main, au bras, etc. Cette affection est caractérisée , à sa période d'état, par une saillie circulaire de la peau, à bords nettement limités. La plaque présente une teinte livide. Sa surface est criblée comme une écumoire d'une grande quantité de petits trous du diamètre d'une grosse pointe d'épingle environ. On ne trouve aucun poil dans ces orifices. La pression en fait sortir une rosée de gouttelettes de pus, et quelquefois des amas caséiformes ressemblant à un fin vermicelle. Par l'examen histologique, Leloir a constaté que la lésion siège dans les follicules pilo-sébacés , et non autour des glandes sudoripares, comme on le croyait, cette affection ayant été regardée par plusieurs des médecins de l'hôpital Saint-Louis comme une hydroadénite conglomérée. L'épiderme est conservé à la surface de toute In plaque, tout en montrant dans ses diverses couches

les altérations qui amènent la desquamation ou la pustulation. La couche cornée, amincie, possède encore un grand nombre de cellules avec un protoplasma et un noyau colorable par le carmin. La couche granuleuse, épaisse, est chargée d*éléidine. Le corps muqueux présente des noyaux vésiculeux et des cellules migratrices qui s'accumulent quelquerois en petits ilôts, surtout autour de Torifice des follicules pileux.

Les follicules pil6|ux sont remplis de cellules épidermiques et de corpuscules depusgranulo-graisseux; parfois on y rencontre quelques poils plus ou moins altérés, affectant des dispositions absolument irréguliëres. Les muscles érecfeurs des poils'ont disparu. Les follicules pileux sont quelquefois kystiques, et ils apparaissent alors à l'œil nu comme des points jaunes; mais le plus souvent ils se dilatent, et ils s'ouvrent à la surface par les trous caracléristiques signalés plus haut.

Les plaques de la périfolliculite ne succèdent pas à Teczéma et ne sont pas de nature trichophytique. Le pus qui s'en dégage contient des microbes comparables à ceux du phlegmon. Dans le sang des sujets atteints de cette affection, Leloir et Duclaux ont trouvé deux fois un microbe qui, cultivé, se rapproche beaucoup de celui que Duciaux a découvert dans le bouton de Biskra ; il se montre sous la forme de point double et d*amas zoogléiques.

Cette affection évolue en l'espace de six semaines environ, et guérit par la simple compression, sans laisser de cicatrices.

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