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VARIOLE

Les papilles du derme qui correspondent à la pustule sont beauoup plus volumineuses qu'à l'état normal; leurs vaisseaux sont jslendus, et les mailles formées par les faisceaux du tissu conjoncif sont remplies de celloles embryonnaires.

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FlO. 966. — Coupe à IrtTon le corpi muqueax dans U variole.

eptderffle corné; i, corps muqueux; b, cavité creusée dans le corps muqueux; m, m, niicro- B'anisoies de la variole colorés par le violet de méthyle B. — Grossissement de 850 diamètrca.

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Les microbes de la variole siègent dans les cavités du corps mu- |ueux et le long des filaments qui le cloisonnent.

Ils sont constitués par des grains légèrement ovoïdes, isolés ou ssociés. Il en existe aussi dans les parties périphériques de la pusule ou à la surface des papilles ; dans celles-ci les microbes se voient lans les interstices lymphatiques.

^Veigert, pour colorer ces microbes, a employé Thématoxyline près avoir fait agir prénlablement sur les coupes une lessive de po-

tasse pendant quelques minutes. Le violet de inéthyle est préfénil' à l'hématoxyline comme substance colorante; les microbes en eîfixent très facilement cette couleur, tandis que les granulations alk mineuses restent incolores ou colorées en violet très pâle. Les i^bris de noyaux et de cellules altérées, qui existent dans les an' -u de la vésico-pustule, sont, il est vrai, colorés aussi en violet; m»i leur volume inégal et leur diamètre supérieur à celui des micro^ les en distinguent suffisamment.

Au niveau de la pustule, Tépiderme est profondément altéré dac< toute sa hauteur, soit par la nécrose initiale de Weigert, soit par h dégénérescence vésiculeuse ; il est «ensuite envahi et détruit pari suppuration. Les papilles elles-mêmes sont infiltrées de pus et dbparaissent, dans les cas les plus graves, à la suite d'un travail u!cératif. Si la guérisonse produit alors, il reste à la place dechaqipustule une cicatrice déprimée indélébile. Le corps papillaire rv s'y reproduit plus.

Il est utile de rapprocher, au point de vue anatomique, la vacnn< de la variole. La disposition histologique de la pustule vaccinale t>' tout à fait analogue à celle de la variole. La cavité anfractueuse de 'j pustule contient des hématies, des leucocytes, des débris denoja. et des microbes réunis en amas sans aucun ordre apparent. IId} là, ni au point de vue de la structure de la pustule, ni au point ivue de la forme des microbes, aucun élément qui puisse faire Istinguer la variole de la vaccine. — Chauveau, après avoir ûllp' I liquide vaccinal, obtint d'une part un liquide qui avait pa>S'' ^ travers le filtre, et d'autre part une portion trouble, solide,*; était restée sur le filtre. Il observa que l'inoculation de la poiiî t solide donnait seule le vaccin. Chauveau montra ainsi que leiéoi li virulent était constitué par des particules grenues solides, mais la >• ritable nature de cet élément lui était restée inconnue. C'est à W" gert que revient le mérite d'avoir montré, il y a dix ans environ. 1* microbes de la variole.

EcTHYMA. — Les pustules d'ecthyma sont absolument serablabk* pour ce qui est de leur forme et de leur examen histologique, au^ p''*tules de la variole. Nous n'avons donc pas à les décrire. Lespuslu • d'ecthyma se montrent surtout chez les sujets débilités, dan^^ fièvre typhoïde, par exemple, au niveau de la peau congestionne' enflammée par le décubitus; elles s'y terminent habituellement!'^ une ulcération plus ou moins profonde de la peau. On les oby ï^'

LtSIONS DES GLANDES SUDORIPARES^ SÉBACÉES, ET DES FOLLICULES. 821

aussi chez les sujets scrofuleux, chez les vieillards et dans la syphilis. Dans cette dernière maladie, la pustulation peut se produire sur une papule enflammée, ou spontanément dans certaines formes irraves dont elle est souvent un accident précoce. Les pustules d'ecthyma syphilitique s*accompagnent d'une infiltration assez étendue et profonde du derme. Sur les coupes d'une pustule, on observe, dans les points ou elle n'est pas encore ulcérée, des lacunes du corps muqueux analogues à celles des pustules de la variole; elles sont plus ou moins grandes, contiennent des cellules libres, et leur paroi est formée par des cellules épidermiques modifiées, généralement aplaties. Les papilles sont tuméfiées, élargies, transformées en un tissu embryonnaire au milieu duquel les vaisseaux capillaires sont fortement dilalés. Cette inflammation se poursuit très profondément dans la plus grande partie du derme. Sous les croûtes, dans la partie ulcérée, les papilles sont le plus souvent conservées, mais elles peuvent aussi être détruites par l'inflammation uirérative. Après que la pustule, recouverte d'une croûte, a donné lieu à une suppuration plus ou moins longue, elle se termine par une cicatrice plane, régulièrement circulaire, un peu déprimée, blanchâtre ou pigmentée.

Le pus de l'ecthyma non syphilitique, inoculé à l'individu qui en est porteur, reproduit la pustule d'ecthyma (Vidal, Tanturri).

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