GALE
ie fait 3ur ta face ventrale. La tète consiste en deux mandibules Lranchantes en Torme de ciseaux, en arrière desquelles il eiistc deux palpes terminées par des soies. En arrière de la tête se trouve le canal digestif, qui s'ouvre à la partie postérieure de l'animal. L'ovaire est distinct et ordinairement gonflé par les œufs. L'appareil respiratoire parait rudimeniaire ou absent ; les acares vivent hors de la présence de l'air pendant très longtemps, soit dans l'épaisseur de l'épiderme, soit dans l'huile de naphte quaad on les y a immergés (Burchard). D'après Boui^uignon, ils respireraient seulement en avalant l'air, qui de l'œsophage se répaudrait dans la niasse des sinus (?). Le sarcopte mâle est plus petit, et dix fois plus rare que la femelle. Il est muai d'un appendice (pénis) situé entre les deux paires de pattes postérieures.
La Temelle de l'acanis de la gale, fécondée et déposée sur la peau, perce avec ses mandibules les couches superficielles de l'épiderme, et s'enfonce ensuite obliquement dans le corps muqueux en y traçant son sillon. De distance en distance elle dépose un œuf, de sorte qu'elle ne peut revenir sur ses pas, l'oeuf oblitérant le passage.
F [G. iSi. — Stfcftpu 10
nc1l< Ta pu H t$ce domlc.
Elle pond de la sorte quarante ou cinquante œufs, après quoi elle meurt. Un certain nombre de ces œufs se diitruiseni, on n'en trouve ordinairement que de dix à quinze dans chaque sillon. Au quator-
B.O ANÀTOmE PATHOLOGIQUE DE LA PEAU.
ziëme jour après la poole, les jeunes, ayant subi les premières pha.-'* de leur développement, rompent la paroi du sillon Formée par rq<i-
derme, et apparaissent à la surface de la peau. Ils n'ont alors qo'? six pattes, deux paires aotérieures et une seule postérieure, et soni asexuées. Us n'acquièrent leur forme définitive qu'après trois mm successives.
La formation des vésicules et des pustules débute dans le wrp^ muqueux de Malphighi consécutivement à l'irritation des papi!!'causée par la présence de l'acare au fond de son sillon. Il se fait on' accumulation de cellules migratrices au-dessous et au pourtour da fond du sillon et une vésico-pustule. Cette inOammation cutan^'e, activée par les grattages, entretenue par la présence des parasite, ^\ ses poussés successives donnent lieu à l'apparition de l'érupiion polymorphe caractéristique de la g:ale.
b. Acarus folliculorum {Enlozoon folliculorum; Stealoioon (oiliculorum; Demodcx foUiculorum). — Ce parasite, découtm en 1842 par G. Simon, vit dans les follicules pileux normaui ("J devenus kystiques. Son corps est allongé et mesure enviroa i^M Sa tôle est munie de chaque côté d'une palpe formée de trois articles, et présente un renflement ou proboscis surmonté d'un orgaK particulier, trifurqué, et dont les pointes sont terminées par d' Fmes soies. La têle est confondue avec le thorax, qui constitue it«
VÉGÉTAUX PARASITES DE LA PEAU. 87t
elle un quart de la longueur totale de ranimai. A la pièce thoracique sont appeadues quatre paires de pattes très courtes, formées de trois aiiicles, dont le dernier est terminé par trois petites grilTes en forme de crochet. La portion postérieure ou abdominale du corps est alloD-
Fl«. US. — GnHp* il
gée et contiendrait d'après certains observateurs un tube intestinal et une glande hépatique. II existerait, d'après Neumann, une autre espèce de demodex, munie seulement de trois paires de pattes.
L'acarus des follicules vit au sein des comédons et des glandes acnéiques. Sa présence dans la glande n'e^t l'origine d'aucune lésion cutanée locale. Pour le récolter, on enlève par pression sur la peau du nez ou de la face un certain nombre de comédons, on les dissocie dans la glycérine, et à l'aide d'un faible grossissement on peut étudier l'animal, il se lencontre aussi fréquemment dans les glandes S''baoées du conduit amiitif cxlemo ou de la peau du pavillon dévenues acnéiques.
B. Végétaux parasites de la peau de l'homme. — Lorsqu'on e^iamine une coupe de la peau normale non colorée et traitée soigneusèment au préalable par l'éther, moniée dans le baume du Canada
872 ANATOMIE PATUOLOfilQUE DE LA PEAD.
OU la résine Damar, on reconnaît que sur les points où l'épidemif est épais, un certain nombre de spores v^élales sont contenup; dans les couches cornées. Ces spores sont de grandeur et de figures diverses. Elles ne répondent à aucune affection cutanée détermini^, et les espèces végétales probablement multiples auxquelles elles appartiennent n'ont pas encore été exactement déCnies. Quand aoe inflammation survient dans la peau, et surtout quand cette dernier'' a été couverte de cataplasmes, le nombre des végétaux microswpiques précités s'accroît. Mais les véritables parasites de la peau, c'est-à-dire ceux qui accompagnent ou déterminent les aflectioiis cutanées réunies en clinique sous le nom de teignes, n'existeol jamais, comme l^s premiers, dans t'épidcrme de la peau normale, et produisent dans la peau malade des lésions élémentaires caracléri-tiques. Ce sont seulement ces derniers parasites que nous nous prcposons de décrire dans ce pai-agraphe.
a. Parasite végétal de la teigne faveuse {Achorûm SchônUHii: oidées). — Découvert en 1839 par Schônlein dans les croûtes de> ;;•> dels faviques, décrit ensuite par Gruby et Wedl, il a été inoculé pour la première fois avec succès par Remak sur la peau du bras. No^j
FlO. SSe, -■ Acborian SohoDkiiK frépiré pu- dimclitloa iiirèi r*cIiM d* la pouw
à U pour IDO.
a,>por«<i ï, chilnei d« ipareo Isrmliunl du Blimeoti du Itullu, ipil iodI «krm Lu^pni fa-
' liclo coiirU; c, vJriUlilH OUnHali da Itulliu qui lonL campoijt d'article* alloag^i « divi -
CrMiiiscmanl de UO diimËIrci.
étudierons successivement les caractères du végétal et son mod' d'implantation dans la peau et dans les poils. Si l'on enlève avec une lancette une minime parcelle de la suif-
FAVDS. — TEIGNE PAYEUSE. 873
stance jaune de soufre qui constitue le godet favique et qu'on la dissocie dans Tammoniaque, au bout de quelques minutes elle se désagrège et permet d'observer le parasite isolé. Il convient de faire pénétrer sous la lamelle, après avoir chassé l'ammoniaque, une goutte de solution d'iode dans l'eau additionnée d'iodure de potassium. Le végétal se colore alors en rouge brun, et l'on peut en observer les détails. II est composé de spores arrondies, isolées ou réunies de manière à former des chaînes. Ces chaînes de spores terminent ordinairement les filaments du mycélium ou thallus. A l'extrémité libre de ces derniers, elles sontsphériques, puis deviennent légèrement allongéesy de telle sorte que le filament est formé par la réunion d'articles courts. Les véritables filaments du mycélium sont enfin composés d'articles allongés, clairs, ponctués, dichotomiquement ramifiés et solidement unis entre eux. Les spores placées en série qui les terminent sont au contraire facilement caduques, et sont considérées comme une portion du végétal en voie de germination.
Lorsqu'on pratique une coupe transversale de la peau comprenant un godet favique, on observe les particularités suivantes : au niveau de la saillie formée par le godet, les couches épidermiques sont remplies de spores comprises entre les cellules cornées. A côté de ces spores se rencontrent constamment des micrococci et des bactéries, ainsi que des gouttelettes de graisse. L'accumulation de tous ces éléments étrangers détermine la saillie en bourrelet du godet. Le centre , déprimé, est occupé ordinairement par un ou plusieurs poils malades. C'est le point où le favus a débuté, et où la guérison tend à se produire. La maladie, comme toutes les teignes, guérit en effet au centre et se propage à la circonférence en s'étendant en cercle.
Sur les godets faviques d'un certain diamètre, l'invasion du parasite n'est pas limitée par les couches épidermiques. Le mycélium pénètre perpendiculairement dans le derme en s'y ramifiant. Cette pénétration n'est point due à un simple refoulement des tissus, mais à un véritable envahissement (Malassez) ; on voit en effet, sur les coupes, les tubes du mycélium partir du fond du godet et s'insinuer en droite ligne dans le tissu conjonctif, entre les faisceaux de ce dernier, à la façon des racines pivotantes. Le derme réagit peu devant cette invasion, il se produit cependant au niveau des godets faviques un suintement continuel ou même de la suppuration. Dans tous les cas, le tissu conjonctif envahi par le thallus de VAcharian Schônlenii se résorbe peu à peu, et c'est probablement à cette résorption que sont
CORNIL ET RANVin. 0* — 56
874 ANATOHIB PATHOLOGIQUE DE U PEAC.
dues tes cicatrices parrois profondes qui se moutrenl augodets faviques, après la guérison de la teigne.
Viù. 187. — CoDpe tnniTerMlF de la puu lu ditou d'ua (odst fiTiqae.
a; épidenna; t, coucha luparOcieUe du derme iinii ; c. cmicha profonde da itamt i 4. d, Uia-iB
du mitetliam l'entaiiçiiit dans )« derme >t leminde pir det chaînai ia (porcs.
Les poils et les cheveus sont envahis par le parasite au centre et au poiirtour des godets. L'achorioD végète principalemeot dui? l'écorce du poil. Les filamenls sont surtout formés à ce niveau de spores eu chapelet. Mais on rencontre le mycélium dans les tuniques du bulhe pileux, au voisinage de la racine. Après l'épilatioD, le Tollicule pileux entre en suppuration et il se forme à son orifice une petite pustule.
Les godets faviques se développent quelquefois sur la peaa ailleurs qu'au cuir chevelu, à la face, sur les mains, les bras, eic. Lailler nous a montré de très beaux échantillons de favus des onglt^ dans lesquels les filaments de mycéUum siégeaient dans la substance unguéale.
Au lieu d'offrir son aspect caractéristique en godets isolés ou Qummulaires et les croûtes jaune de soufre, le favus se présente quelquefois sous forme de croules grises épaisses et imbriquée» {favus squarrhetta ou en galette).
TRICHOPHTTIE. 875
b. Parasite végétal de la teigne tondante {Trichophy ton tonsuransy aidées). — Ce parasite, implanté sur le cuir chevelu, détermine la teigne tondante ; sur la peau du visage et dans les régions pourvues de barbe, le syœsis parasitaire; sur les régions glabres de la peau, Vherpès circiné. Les réactions du tégument, en présence d'un parasite identique, sont différentes sur ces divers points en raison des différences de structure de la peau. Le trichophyton, implanté sur le menton glabre d'un enfant, y détermine en effet Therpës circiné. Si Ton gratte avec le dos de la main une plaque de teigne tondante, on y peut produire Therpès parasitaire par transplantation du végétal. Ce dernier ne s'implante pas exclusivement sur les téguments de Thomme, il est transmissible au chat, au chien et même au cheval, qui deviennent alors des agents de contagion.
La teigne tondante est caractérisée par des plaques nummulaires au niveau desquelles les cheveux sont rasés, cassés ; à leur base d'implantation et sur une longueur de i millimètre environ, ils sont couverts de squames épidermiques blanches ou grises. Lorsqu'on cherche à arracher un de ces cheveux avec une pince, il ne vient pas, et il se casse. L'extrémité de la cassure, lorsqu'on l'examine à la loupe ou à un faible grossissement, présente une série de filaments en broussailles.
Véry thème et Vherpès circinésse montrent sous la forme de taches ou de petites vésicules disposées en forme de cercles, qui se couvrent d'une desquamation furfuracée superficielle et dont le centre devient normal, tandis qu'elles s'étendent à la périphérie en envahissant progressivement la peau saine.
Le sycosiSy qu'on observe au menton et aux joues chez l'homme, partout où il y a de la barbe, est caractérisé par des pustules de volume variable semblables à celles de l'acné et par une inflammation profonde de la peau. Ces pustules ont toujours pour centre un follicule pileux et un poil qu'il est facile d'arracher. La lésion anatomique de la peau produite par le sycosis est la même que celle que nous avons décrite à propos des foUiculites et des [périfolliculites (voy. p. 830 et 831). La seule différence consiste dans l'envahissement des poils et des follicules par les champignons du trichophyton. Ces trois dernières affections constituent la trichophytie.
Le Trichophyton tonsurans a été découvert par Malmsten en 1843. C'est un végétal formé de spores arrondies mesurant en moyenne 5 fi. Ces spores sont isolées ou groupées entre les lamelles de l'épiderme.
Un certain nombre d'entre elles sont cylindriques, placées bout à bout. Enfin Neuma^n a signalé dans ce parasite la présence d'un mycélium ramifié.
Fie 98S. — Triehiphylon lonsunmi.
<Ih limellai ripiilerDii;ii09 pn»ei
On met ordinairement le parasite en évidence en traitant des lambeaux d'épiderme détaché de la surface d'une plaque d'herpès circinc par la potasse à 40 pour 100 ou l'ammoniaque. La végéutioa
du parasite dans les poils est peu différente de celle du favus. Les spores sont ordinaircmeni abondantes au niveau de la racine du poil el végètent ensuite de bas en haut entre les fibres longitudinales de son écorce. Le poil dont les cellules sont dissociées de la sorte, devient friable et se rompt. Tout autour de lui, dans la gaine épi-
XICROSPORON FVRFUR. — PITYRIASIS VERSICOLOR. 877
dermique interne, le parasite s'accumule et détermine une abondante production de lamelles épidermiques séparées les unes des autres par des rangées de spores. Il en résulte une sorte de colle* relie blanche qui entoure le poil au delà de son point d'émergence. Cet engainement des poils et des cheveux a une certaine importance diagnostique, mais on Tobserve en dehors de toute affection parasitaire dans Teczéma de la barbe et des cheveux. L'examen hislologique peut donc seul, dans les cas douteux, fixer le diagnostic.
Quelques dermalologisles, et parmi eux Hébra, ont considérr^ le Trichophy ton tonsurans comme une simple variété de VAchorion Schônlenii. Mais Kôbner, en cultivant le parasite, Ta vu se reproduire indéfiniment avec ses caractères spécifiques. D'un autre côlé, Hallier le considère comme identique au Penicillum, et Neumann s'est rangé complètement à cet avis.
c. Parasite végétal de la crasse parasitaire (Pityriasis versicolot). — Le Microsporon furfur ne végète ordinairement que dans les couches de l'épiderme. Il donne lieu à des taches superficielles^ jaunes, brunâtres ou sales, plus ou moins larges, étendues sur la peau du dos, de la poitrine, de l'abdomen, des membres et de la face, taches habituellement peu saillantes, d'où Ton détache par le grattage des lamelles épidermiques. Le mode d'implantation du Microsporon furfur et le groupement de ses éléments sont tout à fait caractéristiques.
Les spores sont rondes et forment de dislance en dislance, dans la couche cornée de l'épiderme, des groupes arrondis. De la périphérie de ces groupes parlenl les filaments ramifiés du mycélium, dont les articles sont extrêmement allongés (fig. S90). Le développement de cette mucédinée est d'une lenteur extrême; il est facile de la cultiver, car elle peut germer même dans la glycérine neutre (Neumann). On a pu voir aussi que les spores se divisent par scission et que certaines, en s'allongeant, constituent les filaments mycéiiques. D'autres deviennent l'origine de spores nouvelles par généralion endogène. Le Microsporon furfur a été découvert en i84() par Eichstedt. En 1864, Kôbner l'inocula avec succès sur la peau de fhomme. La contagion de la crasse parasitaire avait été d'ailleurs démontrée bien auparavant par les médecins de l'hôpital Saint- Louis.
d. Teigne pelade {A rea Celsi, alopécie en aires). — La teigne pelade est caractérisée par des plaques dépigraenlées du cuir chevelu, au niveau desquelles les cheveux sont bientôt remplacés par des poils follets. Ces plaques, exactement circulaires, présentent i leur circonférence une légère desquamation. A leur niveau, te derme parait aminci, atrophié. Les poils follets tombent à leur tour el les plaques deviennent lisses comme de l'ivoire.
Gruby décrivit en 1843 {Compt. rend, de VAcad. des ac, t. XVII,
p. 301) un parasite dans la teigne pelade, le Microsporon A udovini, el Bazin la rangea dans les aiïections parasitaires. Mais beaucoup de dcrmatologistes nièrent la nature mycosique de la peïade (Hebra, E. Wilson, Neiimann, Bock, elc).
Plus tard, Malassez (Archiv. de pht/siolog., 1874) et après lui
TUGME PEUDE. 8T0
Courrèges (Thèse de Paris, 1874) donnèrenl une description nouvelle des parasites observés dans la pelade.
D'après Halassez, ce parasite siège dans l'inlérieur elà la surface des cellules épidermiques et dans leurs interstices. Il ne pénètre pas dans le follicule pileux et ne se rencontre qu'accidentellemeat sur les poils. Dans ce dernier cas, il est fixé sur des pellicules probablement détachées de l'épiderme cutané, et qui se sont arrêtées par hasard sur le poil.
Il est formé uniquement de spores sphériques sans aucune trace
t. 991. — CelliilM <|ildeimi;iiei c
slratH d'an* pLiqn i» ptUda
de mycélium. Les spores les plus grosses ont de 4 à 5 ^ de diamètre et présentent un double contour; d'autres au contraire n'atteignent
n». an - ci»ni
que 3 ft de diamètre et ont un contour simple. EaGn il existe des
sporules dont le diamètre est inférieur à 3 f&. Le parasite paraît donc se multiplier par bourgeonnement.
Gruby admettait que le Microsporon Audouini se développait primitivement à la surface des cheveux, à une distance de i i Sniillimètres de la surface de la peau, et qu'il présentait des filameots
XOOff
Fio. 393. — spores isolëM recueillies sar des plaques de pelide. i, 9, 3, 4, grosses spores tues i des mises an point différentes; 5, spores bowgeoonaates ; 6, 7, % grosses spores vides; 9, 10» 11, petites spores; 19, sporules. — Grosaitsemeat de 1000
ramifiés dans le tissu des poils. Malassez n'a vériQé aucune de ces assertions.
Il parait certain aujourd'hui que le parasite décrit par Malassez n'est pas autre chose que celui qui se rencontre accidentellemeot en plus ou moins grande quantité à la surface de la peau et qu'il D*a aucun rapport avec la pelade.
Aussi beaucoup de dermatologistes rangent aujourd'hui cette affection dans les trophonévroses et la considèrent comme une atrophie cutanée achromatique.
Toutefois nous devons ajouter que d'autres auteurs ont recherche dans ces derniers temps les parasites de la pelade. Ainsi Bûchner et plus récemment von Sehlen (Forlschrilte der Medicin^ 1" décembre 1883) a décrit des micrococci ronds et petits n'ayant que 1 ^ de diamètre, siégeant dans les cellules de la gaine, de la racine et de l'écorce du cheveu ainsi que dans l'épiderme qui l'avoisine.
PITYRIASIS SIMPLES. 881
Il reste donc encore un certain doute sur la nature parasitaire de la pelade.
e. Parasite végétal de V érythrasma {Microsporon minulissxmum). — L'érythrasma est un érythème plus ou moins accusé qui occupe la région inguino-crurale ; il est susceptible de se généraliser. Il détermine un léger épaississement de Tépiderme et de petites squames. Il est produit par la présence, dans la couche cornée de Tépiderme, d'un champignon dont les éléments sont d'une petitesse extrême, le Microsporon minutissimum. Ce parasite, décrit par Burchardt, Uaerensprung et Kôbner, a été souvent rencontré dans Térythrasma par Balzer (1). Les spores très petites sont rondes ou un peu elliptiques. Les tubes sont irréguliers, noueux, sei*pentins, recourbés en S, en 17, assez souvent ramiûés. Ils contournent les lamelles épidermiques avec lesquelles ils sont en contact. Ils sont comparables, comme dimension, aux filaments du Leptothrix buccalis. Comme ces derniers, ils sont foimés d'articles placés bout à bout et ordinairement assez courts. Malgré leur gracilité, les tubes du Microsporon minutissimum sont constitués régulièrement comme ceux des végétaux cutanés plus volumineux, le trichophyton ou le Microsporon fur fur ^ par exemple.
d. Parasite végétal du Pityriasis simplex. — Malassez (Archives de physiologie^ 1874) a étudié avec soin les parasites situés dans les pellicules épidermiques du cuir chevelu.
Ils siègent dans la couche cornée de Tépiderme, entre les cellules. Ils pénètrent dans les follicules pileux, mais seulement au voisinage du point d'émergence du poil et peu profondément. Ils ne descendent pas au delà de l'orifice des glandes sébacées.
Ce parasite est formé uniquement de spores, en général allongées ei bourgeonnantes ; les plus volumineuses ont de 4 à 5 ^ dans leur plus grand diamètre et présentent une largeur de^/^à 2,5^. Les plus petites ont seulement une longueur de 2 fi.
Il résulte des recherches de Malassez que ce parasite joue un grand rôle dans la production des lamelles pityriasiques. Dans cette affection cutanée l'alopécie est le produit de deux facteurs : 1* l'action mécanique du champignon qui dissocie les lamelles épithéliales ; ^ le parasite joue le rôle d'un corps étranger qui irrite l'épiderme,
(1) Annale» de dermatologie el de $yphiliogr<^ie, 23 décembre 1883.
88S iHATOniE PATHOLOGIQUE DE LA PEAD.
amène une grande suractirité dans l'évolution des cellules, li rtiUiation du nucléole, l'atrophie du noyau refoulé par celle dilaUdioD,
Fio. 904. — Celiula dpldermi
et conséquemment une desquamation incessante & la surface da tégument.
L'alopécie, conséquence ordinaire du Pityriasis simplex, résulterait aussi, d'après Malassez, de l'obstruction de ta partie du follicule pileux sus-jacente h l'orifice des glandes sébacées annexes. CeJte
8 8 fi '^
Pis. va. — Sparv InUfi ncuaiULei lur dea polticulii de PUtriJiêit eapUU lia^Ux.
a, spom TODdH, plalnel; b, ]« ralmei vid»; t, ipenii bourt»Riiul«, pleincii d, tu a^—
ildei, — GroiiluFiniait de IDIM diamèlru.
obstruction empêcherait l'accroissement régulier du poil. Il se produirait secondairement une irritation du follicule, surtout dans les parties voisines du bulbe. A ce niveau, la paroi du follicule subirait une hypertrophie ascendante amenant d'abord une diminuiiM du calibre du poil et finalement une oblitération dn follicule, qui serait ainsi transformé en cordon fibreux.
Les méthodes d'examen applicables à i'étude des parasites v^ftaux de la peau sont très simples. Les squames ou cheveux sont enlevés et soigneusement lavés dans l'élher et l'aicool absolu. Au boni de un ou deux jours, toute la graisse est dissoute et les granulations
MÉTHODES d'examen DES PARASITES YÉGÉTADX. 883
DC pcuveot plus en imposer pour des spores. 11 suflll alors de l'examioer dans laglycérioe ou dans la glycérine formiquée. L'action de l'acide acélique, ou de la polasseà-iO pour 100, ou de l'ammoniaque,
Kio, SM. — C«VI pwpandiculilre de h pau iSMUa de piljrUiii iLmpIc (ISO dlimUna). I.uniba tonte te l'^pidenna u ditMciitil en UiihIIh inSIlni» ds ipor»; 1, cwpa miifucui; 3, dfma ; t. pwtie lupMnin d'an (olIkglE pll«ui diliM par det (quanet pitjrufiqudt ; S, chaieu
■iropliM.
est utile pour éclaircir les productions épidermiques et mettre ainsi les organismes végétaux en évidence.
On peut colorer très facilement les spores et les ûlamenls avec une solution d'hématoxyline qui se fixe sureus avec la même intensité que sur les noyaux. Baizer emploie pour les colorer l'éosine dissoute dans l'alcool, après avoir traité les cheveux et squames par l'étlier et l'alcool absolu. Les parties colorées par l'éosine sont examinées dans la potasse à^O pour 100.
Von Sehlen a employé avec succès, pour les coupes niiaces Faites sur la peau et les poils, la double coloration suivante :
Après avoir dégraissé les coupes par l'éther, il les place dans l'alcool absolu, puis dans une solution faible de fuchsine d'Ehrlich pendant vingt-quatre heures. 11 lave  l'alcool, puis à l'acide chlorhydrique faible, et ensuite à l'eau distillée. Les cheveux et les lamelles épidermiques sont seuls colorés en rouge intense. Il place alors les coupes dans une solution de bleu de méthyl ou de violet de gentiane. On déshydrate ensuite avec l'alcool absolu, on éclaircit par l'essRnce de girolle et on monte dans le baume. Les spores sont colorées en bleu ou en violet, et les cheveux et lamelles épidermiques en rouge.
Indioatlons bibliographiques relatives aa toma H.
Appareil respiratoire. — Fosses nasales. — Schultze, Unters. ûber éen Ba éei Nasetuchleimhaut, 1862. — Kolliker, Histologie humaine, 2* édîL fnoçaise, W*, p. 605-623. On trouvera dans ce chapitre tout ce qui concerne rbiatologie Domuk ^ Tappareil respiratoire et en particulier l'épithélium, les muscles lisses du poumoa^ete.' Stricker, Handbuch der Lehre von den Geweben de* Menschen und der Tkiere, tfini^. larynx et trachée, par Ë. Verson ; poumons^ par Franx Eilhard Scbulse. — Giiuits, Mémoires de la Société de chirurgie, 1853. — Moron, Structure de* polypes iM»ffciryngiens {Société de biologie, 1870, p. 223). — Meyer (de Copenhague]. Uebtr eéenotàf VegetatUmen in der Natenrachenhohle {Archiv fur Ohrenheilkunde). — Pitssox, Sv les tumeurs adénoïdes du pharynx nasal. Thèse de Paris, 1883. — Corkil, Note $v ia tumeurs adénoïdes du pharynx nasal (Soâélé anat., 1883, et Journal de Vanatomii 4e Robin, 1883).— CORNIL, Recherches histologiques sur Vaction toxique de la eamikûnémi {Journal de Vanatomie et de la physiologie, 1880, avec 2 pi. litb.).
Larynx. — C.-H. Ehomann. Histoire des polffpe* du larynx, Strasbourg, fSil u 1850. — Trousseau et Belloc, De la phthisie laryngée {Mémoire* de VAcsdèmt royale de méd., t. VI, 1837). -- Bretornbau, De* in/lammation* epécMe* du ttsn ■•queux, Paris, 1826. >- Coyne, Thé*e de doctorat, 1874. — Êberth, in Rinopleisci, îruk d'histologie pathologique (traduction française par M. Gross, 1873, p. 3i7 et mît.). - FoERSTER, loc. cit, — Louis, Recherche* anatomiques, pathologique* et thèrapettttçm sur la fièvre typhoïde, Paris, 1840, 2 vol. in-8*. — Maurin, De* acddtnU lanfnçft k la fièvre typhoïde, Thèse de Paris, 1865. — Krisbaber et Peter, Article Larynx du Dictionnaire encyclopédique de* *cience* médicale*. — Causit, Étude* *ur le* polypes h larynx che* le* enfant* et en particulier sur les polypes congénitaux, Tbèse de Par^ ^^t — Gh. Fauvel, Traité pratique des maladies du larynx, Paris, 1866, in-8*. — Klo» ^ H. Eppinger, Handbuch der patholog. Anatomie, 7* livraison, larffnx et trachée, Ikriii 1880. — Ernst Zibgler, léChrbuch der allgemeinen und specieUen pathologiachen .4mtomie, 3* édition, 1884, léna, in-8*, t. II, p. 440 et suiv. ~ M. Maoensu, £sm9 ^ Growths in the larynx, London, 1876. ^ Krisbaber, Leçons *ur le cancer d« Itrfti {Annales des maladies de Voreille et du larynx, t. V, juillet 1879).— Ziemsscn, In Iifmh sen*s Handb, derspec, Patholog,, t. IV.— Turck. Klinikder Krankheiten der Keldk*f{et
Broncbes et poumon. — Laennec, Traité d'auscultation médiate, 2* édit., 18^. - Cruveilbier, Atlas d^anatomie pathologique, 20* livr. — Andral, Clinique mêitaif. 4* édit., et Traité d'anat. path,, 1829. — Bartb, Recherches sur la dilatatméo brofiches, Paris, 1856. — Gombault, Etudes sur Vanatomie pathologique de le diUuti» de.^ bronches, Paris, 1858. — Rilliet et Babtbez, Traité de* maladie* des enfe*'^ 1843. — Fauvel, Recherche* sur la bronchite capillaire, Paris, 1840. — Ho$sic»t. Recherche* anatomique*, etc., sur Vemphysème pulmonaire, avec planches, frvxdK 1849. — Bouillaud, Dictionnaire en 15 vol., vol. VII. p. 121. — Schradeb, ùftide Klinik, n* 18. 1854. — Leroy, Des concrétions bronchiques. Thèse de doctont. Pir«- 1868. — DUGUET, De V apoplexie pulmonaire. Thèse d'agrégation, 1872. — GaiwïO Monthly joum. of med. se, vol. XIII. 1851; On the patholog. anat. ofbnuuht» Edinburgh, 1850. — Cobrigan, Dublin Journal, 1838, n* 38, et Archiv, génér. de mti. 1838, t. II, 1854, t. II. Dublin Hospital Gaiet,, n* 24, 1857. — Cornu, Uçow m VanaL patholog. et sur le* *ignes fournis par Vauscultation dan* le* melêdies ^ poumon, in-8*, 1874, et Progrès méd., môme année. — Scbroedeb van der k«u. 0^ atiat, path., 1826. — Raymond, Thèse de Paris, 1842. — Cmomel, Nosographie de I* pneumonie dironique, fondée sur huit faits, 1845. — Cbarcot, De la