I. de 10 ditmilnt
iméfl<Sfi. Dini Is lilin Cueilli lit I) pwn, l«t
bule d'une façon raiiable, par une éruption voisine de l'urticaire,
(t) Démange, Tliiie de Ptris, 1874.
(3) AimaUi de dtrtMUAopt. (883.
par des taches congestives, au niveau desquelles la peau s'épais^ii lentement, progressivement, avec des temps d'arrêt ou même de vir gression. Des tumeurs se montrent à un moment donné à la fac^, au cuir chevelu, au cou, au tronc et aux membres, sous forme de nodules saillants, durs, occupant toute l'épaisseur du derme, du volume d'un pois à une noisette, blanches ou rosées, rougeâlres, livides, entourées ou non d'une infiltration diffuse de la peau. Ces tumeurs se produisent parfois par poussées el elles acquièrent aior> en quelques jours le volume d'un grain de raisin à une noisette ; quelques-unes peuvent former des masses plus voluminenses atteignant par leur réunion la grosseur d'une tomate, d'une orangée. La penu de la face, infiltrée et présentant plusieurs de ces tumeurs. est déformée quelquefois de la façon la plus étrange. Elles s'ulcè renl parfois, la santé générale s'altère bientôt, en même temps qu'il se produit une tuméfaction de la rate et des productions lyrophadéniques viscérales. A l'autopsie, les viscères peuvent être tout à fait sains ou altérés ; c'est ainsi qu'on trouve des lymphadénomes d ' la rate, des ganglions lymphatiques, des plaques de Peyer, dt^ amygdales, etc.
La surface de section des tumeurs de la peau, examinée à Fœil nu. est grise, uniforme, quelquefois avec des vaisseaux congestionnés ou des infiltrations sanguines. Les coupes perpendiculaires à la surface.
Fio. 281. — Tissu adénoïde déTeloppë dans l'os iliaque.
a, coUules plates appliquera sur les travdes; b, fibrilles du slroma naissant; e, qudqoes-naas des a Iules contenues dans les mailles du rdliculum. — Grussissoment de 500
examinées après coloration au picrocarminate, montrent les couches de répiderme normales, les papilles habituellement hypertrophiées, et tout le derme ti-ès épais infiltré, ainsi que les papille^ par des cellules rondes. Sur les préparations non pinceautées, on ne voit que des cellules au contact les unes des autres et des faisceaux de tissu conjonclif. Mais , si la préparation est très mino'
ÉPITHËLIOME. 865
OU si elle a été pioceautée, les cellules rondes sont en partie ou en totalité enlevées, et on met à découvert le réticulum, composé de fibrilles, dans lequel les cellules étaient contenues. Ce tissu réticulé ressemble absolument à celui des ganglions lymphatiques et des néoformations lymphadéniques. Les librilles minces qui le constituent prennent leur attache sur la tunique adventive des vais* seaux et à la surface des faisceaux de fibres du tissu conjonctif préexistant.
La néoformation étant surtout composée de cellules migratrices, et les ûbres du tissu réticulé occupant un faible volume, on comprend facilement que ces tumeurs reviennent facilement sur ellesmêmes et s'affaissent en partie ou complètement sans laisser de cicatrices lorsque les cellules lymphatiques qu'elles contiennent sont résorbées. Les infarctus, formés dans les vaisseaux, sont vraisemblablement le point de départ de l'ulcération qui les atteint quelquefois.
Épithéliome. — Les tumeurs de ce genre sont très fréquentes au pourtour des orifices des muqueuses et elles existent assez souvent aussi à la peau des joues, du nez, du front, du dos de la main, de la région dorsale du pied ; elles sont plus rares au tronc. Les épithélioroes cutanés sont des épithéliomes pavimenteux lobules, perlés ou tubulés. Les premiers sont caractérisés par la présence de globes épidermiques au centre des lobules épithéliaux. A la périphérie de chaque lobule, les cellules sont semblables à celles du corps muqueux de Malpighi. k\i voisinage des globes, les cellules sont remplies de granulations d'éléidine et forment une couche analogue au slratum granulosum de Tépiderme normal.
Dans certains épithéliomes pavimenteux lobules, les globes ne se kératinisent pas, et les cellules qui les composent subissent la Iransformation colloïde (voy. t. I, p. 319); en général, les épithéliomes de celte variété ne contiennent pas d^éléidine.
L'épithéliome lubulé affecte souvent, à la face, sur les joues, le nez et le front, les caractères macroscopiques de l'acné sébacée partielle; on l'appelé aussi bouton de vieillesse. Une desquamation gris sale ou des croûtes noirâtres se montrent à sa surface; son bord est limité par un bourrelet. L'épithéliome tubulé de la peau s'étend en surface, mais il ne gagne généralement pas les parties profondes.
C'est ainsi qu'on le voit, au pourtour de la vulve, par exemple, acquérir la dimension du creux de la main, présenter à sa périphérie
866 ANATOmE PATHOLOGIQUE DE LA PEAU.
des festons irréguliers limités par un bourrelet, tandis que sa parti: centrale est amincie par places, cicatrisée, blanchâtre, guérie. 1?^ tubes épithéliaux pleins formés de cellules pavîmenteuses, n'ayaoi aucune tendance à se kératiniser, qui constituent ces tumeurs, existent en grand nombre dans le bourrelet périphérique et d»» se trouvent plus qu'à de rares intervalles dans les pailies cenlraWf.
Il existe quelquefois de petits nodules cutanés douloureux form/s d'épithéliome tubulé.
Les épithéliomes tubulés gagnent rarement le tissu sous-cutané tandis qu'au contraire les épithéliomes lobules ont une tendance envahissante.
L'aspect à l'œil nu de ces diverses espèces de répilhéliome, leur structure, leur mode de développement aux dépens du corps mnqueux et des glandes ont été déjà décrits (t. I, p. 336, et t. II, p. i\h
Indépendamment des variétés d'épithéliome qui précèdent, on observe quelquefois dans la peau et dans le tissu cellulaire soa^^-rutan des tumeurs de volume variable qui ont été décrites par Mallml et Chenantais sous le nom d' épithéliomes calcifiés (1). Ce proco>- jde calcification des tumeurs cutanées, indiqué déjà par Wiickens (2), avait passé inaperçu. Malherbe et Chenantais onl d/cii: une série d'une vingtaine de tumeurs du volume d'un haricot à ovj d'une noix ou même du poing siégeant dans la peau et le tissu cudjonctif sous-cutané, dures, ossiformes, lobulées à leur surface, le pin." souvent entourées d'une capsule de tissu conjonctif lâche coroiii'^ une membrane séreuse, d'une énucléation facile et d'une bénigniiê absolue. Sur les coupes de ces tumeurs obtenues après décalciti<;i* tion par l'acide picrique, on reconnaît qu'elles appartiennent «îlt'pithéliome lobule, ou ce qui est plus fréquent, à l'épithéliome lubulr Elles présentent à considérer un stroma et des îlots ou tubes remi'li' d'épithélium. Le stroma est formé par du tissu conjonctif deos^. hyalin, ou par du tissu osseux avec des lamelles îrrégulièresetJ''^ ostéoplasles. Les cavités limitées par ce stroma flbreux ou os>eu\ sont remplies de cellules épilhéliales calcifiées. Celles-ci offrent un protoplasma compact, solide, gris ou jaune verdâtre, au milieu Jj-
(1) Malherbe et ChcnaDtats. Société anatonUque, 1880. — Malherbe, Reeherckfs n^ Cépitkéliome calcifié des glandeê sébacées. Paris, l>oiii, 1882. — ChenanUii. De Cejni^ liame calcifié des glandes sébacées. Paris. Doio, 1881.
Ci) Ueber die Verknocherung und Verkalkung der Haut, Thèse inaugurale. G«(tia;f >.
XBRODERIIA PIGMENTOSUM. 867
quel se trouve un noyau ovoïde parfaitement reconnaissable, mais qu'il est impossible de colorer par le picrocarminate ou les autres substances colorantes. Le noyau est souvent vésiculeux. Les cellules épithéliales pavimenteuses, polyédriques, ainsi mortifiées et calcifiées, sont au contact les unes des autres et, par leur accumulation dans les mailles du stroma, elles forment des lobules ou des tubes tout à fait semblables par leur disposition aux îlots ou tubes de répithéliome. On trouve même xians les premiers des globes épidermiques. A la limite des amas épithéliaux, il existe quelquefois des cellules géantes ou myéloplaxes qui ont parfois subi une dégénérescence calcaire partielle.
Malherbe et Chenantais croient que ces épilhéliomes calcifiés se développent aux dépens des glandes sébacées. L'ossification iaite, ils restent dans le tissu conjonctif à Tétat de corps étrangers et ne récidivent jamais après leur ablation.
Nous rapprochons ici de Tépithéliome une maladie cutanée qui se termine par des épithéliomes, le Xeroderma pigmentosum que Vidal (I) a proposé d*appeler la dermatose de Kaposi, C'est une maladie rare' et curieuse qui débute dans les deux premières années de la vie par une éruption de taches rouges et pigmentées sur les parties découvertes du corps ; la peau se sèche, s'amincit, prend un aspect luisant, cicatriciel, et se marbre de vaisseaux dilatés. Après quelques années, il se développe des tumeurs d'épithéliome papillaire, végétant et ulcéré. La plupart des malades succombent entre dix et vingt ans aux progrès de l'épithéliome ou dans le marasme causé par la suppuration. Cette maladie s'observe chez les enfants du même sexe dans la même famille.
L'anatomie pathologique de ces lésions a été faite par Kaposi (2) (1870), par Neisser (3) et par Vidal et Leloir. Sur les parties de la peau amincies, les papilles ont disparu par places, tandis qu'elles sont hypertrophiées en d'autres points. La couche cornée de l'épiderme est épaissie, le stratum lucidum et le stratum granulosum font défaut. Dans le réseau de Malpighi aminci, la couche profonde
(1) Vidal et LcIoir, Anatomie pathologique du Xeroderma pigmentosum {Soc. de bioiy juillet 1883). — Vidal, De la dermatose de Kaposi {Annales de dermatologie etdesyphiliographie, 1883, p. 621).
(i) Kaposi. loc, cit., t. I, 224; t. Il» p. 186.
(3) Vierteljar, f. Dermatologie und Syphilis, t. II. 1875, p. lU, et AU. med. Zeitung, n* 35, 187i.
est pigmentée comme chez le nègre. Le derme est atrophié; il présente des grains de pigment. Les vaisseaux des papilles sont tanloi atrophiés, tantôt dilatés, atélectasiés par places. Les fibres ëlastiqu^ sont très nombreuses dans les parties atrophiées du derme. Les fibres musculaires lisses et les glandes tendent aussi à s'atrophier.
L'épithéliome terminal appartient tantôt à Tépithéliomel lobul*^ avec des globes épidermiques, tantôt à répithéliome tubulé.
Kystes sébacés. — Nous avons exposé plus haut la straclore i>petits kystes de Tacné indurala qui sont des kystes sébacés en miniature et qui se développent aux dépens des follicules pilo-sébacé^ Nous renvoyons au tome I, p. 348, pour ce qui concerne laslradu^ des loupes et des kystes sébacés.
§ 8. -— Des affections paraslUitres die la et dee parasitée eataaéa.
Les parasites de la peau de Thomme sont de deux ordres, animai»./ ou végétaux; nous les décrirons successivement. •
A. ÀMIMAUX PARASITES DE LA PEAU DE L'HOMME. — LeSvériUbl^J
parasites de la peau sont ceux qui naissent, se développent, vivro etmeurent à la surface de celle membrane ou dans son épaisseur; les principaux sont l'acar^ de la gale et Vacare des follicules ubacés. Nous ne nous occuperons pas ici de ceux qui, comme b poux ou les filaires, ne se montrent que transitoirement dans 1tégument.
a. Vacams de la gale {Acarus scabieiy Sarcoptes hominis) détermine dans la peau l'éruption psorique et creuse, dans répiderme, les sillons caractéristiques de cette affection cutanée. L'acaras femelle, qui se rencontre le plus communément, est visible à l'œil nu. car il atteint environ 0'°"',33 dans son plus grand diamètre; son tégument apparaît au microscope strié de nombreuses lignes parallèles ; Tabdomen est hérissé de proéminences coniques, terrnioêe> chacune par des poils longs et fms. De chaque côté de la tète, od trouve deux paires de pattes munies de suçoirs ou ambulacres. M^ partie postérieure se montrent deux autres paires dépourvues de suçoirs et terminées par de longs poils. L'insertion des memiiref