‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 2)Chapitre 5 sur 239 · INFLAMMATION DES GLANDES MUQUEUSES · texte numérisé non relu

INFLAMMATION DES GLANDES MUQUEUSES

leur de la glande, des cellules pleines de mucus, des globules de mucus libre et des cellules lymphatiques ea quaatité plus ou moins roDsidérable. Ces éléments sont situés au milieu d'un liquide qui i-ontient des granulations réfringentes et des âlamenls de mucine.

Lorsque l'on a essuyé les gouttelettes de mucus saillantes à l'orifice des glandes, ces orifices paraissent si ouverts et si élai^is qu'on les prendrait presque pour des érosions superficielles. Il n'en est rien : sur des coupes perpendiculaires à la surface de Ea muqueuse, au pourtour de l'orifice glandulaire, sous le revêtement épithélial de la muqueuse, la membrane basale est parfaitement conservée.

Ces coupes montrent les détails suivants : le mucus qui remplit les conduits glandulaires déborde tout autour de leur orifice sur la muqueuse où il forme comme un cbampignon. Ce bouchon de mucus l'onlicDt les cellules cylindriques, les cellules lymphatiques et les boules réfringentes dont il vient d'être question. La paroi du conduit "Si tapissée de cellules cylindriques, pour la plupart caliciformes et remplies de mucus. Les subdivisions du conduit glandulaire offrent le même contenu muqueus et le même revêtement épithélial. Dans les culs-de-sac qui leur font suite, les cellules muqueuses ne sont pas modifiées, lorsque l'inÛammation est peu intense (voy. fig. 12, A);

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nais on trouve au milieu de l'acinus, dans sa lumière, ou entre les i-ellules périphériques, quelques cellules lymphatiques.

Les lésions des glandes sont beaucoup plus marquées lorsque Finflammation est plus vive et plus profonde. Les gouttelettes de mucus qui sourdent alors à leur orifice présentent Taspect du muco-pus et contiennent, à côté de cellules cylindriques desquamées, une grande quantité de cellules lymphatiques. Sur des coupes, au microscope», on voit un grand nombre de ces dernières dans les conduits glandulaires et dans la lumière des culs-de-sac aussi bien qu'entre le> cellules muqueuses. Les cellules muqueuses des acini ont souvenl elles-mêmes subi une altération toute spéciale. Leur contenu muqueux est remplacé par un protoplasma granuleux. Le noyau, qui était primitivement petit, devient beaucoup plus volumineux et, ati lieu d'ôtre situé à la périphérie des cellules, il se trouve maintenanf à leur centre (voy. fig. i% B).

Cette transformation des cellules, qui est le plus souvent limiter à quelques-uns des culs-de-sac de la glande seulement, se rencontre dans toutes les inflammations aiguës intenses et dans toutes les inflammations chroniques des glandes acineuses des conduits aériens.

En même temps que les conduits et les culs-de-sac des glandes présentent les phénomènes que nous venons d'analyser, le tissu conjonrtif qui les entoure se montre infiltré de cellules lymphatiques dont le nombre est en rapport avec la violence de Tinflammation.

Parmi les inflammations aiguës des conduits aériens, celles qui viennent pendant la période d'éruption de la variole, dans le laryngotyphus et dans la diphthérie idiopathique du larynx sont les plus intenses ; aussi ces maladies permettent-elles d'apprécier très facilement les modifications des cellules muqueuses des culs-de-sac et l'abondance des cellules lymphatiques épanchées dans le tissu conjonctif et dans les conduits glandulaires.

La constitution des glandes muqueuses, leur charpente fibreuse, la situation profonde de leurs culs-de-sac terminaux font qu'elles résistent très énergiquement aux divers modes de l'inflammation aiguë et chronique, et même aux néoplasmes qui, après avoir infiltré le tissu conjonctif de la muqueuse, déterminent des ulcérations. Nous aurons occasion de revenir sur ces points intéressante à propos des tubercules et des inflammations tuberculeuses de la mu* queuse des voies aériennes. Nous décrirons en même temps la tuberculose des glandes acineuses.

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