INFLAMMATION DU CHORION MUQUEUX
précédemment (voy. t. Il, page 14) qu'à la suite des inflammations catarrhales qui ont duré plusieurs jours, le chorion muqueux présente des cellules lymphatiques migratrices dans sa couche élastique superficielle et dans le tissu conjonctif qui entoure les vaisseaux sanguins, les canaux excréteurs et les culs-de-sac des glandes. Si l'on «D juge par ce qui se passe dans les inflammations artificiellement provoquées chez les animaux, soit par la cantharidine administrée en injection sous-cutanée , soit par des agents irritants appliqués localement, la migration des cellules lymphatiques dans le tissu libro-élastique superficiel de la muqueuse doit s'effectuer presque aussitôt 3(J)rès le début de l'irrilatiou. Leur nombre est considérable loi'sque rinflammation est intense, comme cela s'observe dans les lanngo-lrachéo-bronchites des fièvres éruptives et de la fièvre typhoïde. Dans cette maladie notamment, on voit souvent une infiltralion très marquée du tissu fibro-élaslique superficiel de la muqueuse par des cellules lymphatiques disposées en nappe au-dessous de la membrane basale et dans les mailles du réseau des vaisseaux superficiels remplis et dilatés par le sang. Ces lésions sont l'origine des ulcérations du larynx qu'on observe dans la fièvre typhoïde.
Dans les inflammations aiguës et intenses, comme la laryngo-trachéo-bi-onchile de la variole, tout le tissu du chorion est également infiltré de cellules lymphatiques, surtout dans sa couche fibro-élastique superficielle, autour des glandes et des vaisseaux sanguins.
Les inflammations de longue durée, telles qu'on les observe dans la tuberculose, la syphilis, le lupus, la lèpre, la dilatation des bronches, etc., donnent lieu à un épaississement plus ou moins considérable du chorion, qui est infiltré d'abord de cellules lymphatiques et qui s'épaissit souvent par suite d'une néoformalion de faisceaux de tissu conjonctif. Dans ces formes subaiguës ou chroniques, on remarque, consécutivement aux lésions du tissu conjonctif, des inégalilés de la surface de la muqueuse, des ulcérations superficielles ou profondes et des végétations de la surface du chorion.
11 est rare que des ulcérations se produisent en un point quelconque de l'arbre aérien sans avoir été précédées d'un néoplasme '«yanl de la tendance à se détruire par dégénérescence caséeuse; '^pendant l'inflammation, lorsqu'elle est intense, surtout si elle est li«eà la présence de microbes infectieux, comme cela a lieu dans la ^^riole, la diphthérie, la morve, la fièvre typhoïde, la lèpre, etc., peut amener aussi des ulcérations.
iî B STOLOG E PATHOLOGIQUE CfiHÉlULE DE L APPAREIL RESPIRATOIRE.
Lorsque les ulcères se répa-
rent il s ) développe des bourgeons charnus ; souvent If' trava I réparaleur de ceu>' aflammation productive dépa se son but, et des végétat ons per istent à la surface dr la m queuse ou même s'y orgaa sent dénnitivement et s*recouvrent d'un i-evètemeni ép thé) al normal.
Il nous paraît certain, d'un autre cd é, que des végélalioof peuvent se produire à la surface de Il muqueuse des voie> resp ralo res sans qu'il y ail eu duIcéntoD préalable. Ainsi, I os certaines bronchites chron ques dans celles qui acconipigneotla dilatation des bronches (f g 13) par exemple, on trou e souvent des végétatîoD> sa llan es sous la forme df petits bourgeons développés sur les bronches malades. Lorsqu on examine au mjcrosco|H' des coupes perpendiculaires :i la muqueuse et comprenant cvs végétât ons suivant leur longueur on voit qu'elles présentent à leur surface, sous le revêtement épithélial qui le?
recouvre une membrane basale possédant son épaisseur.
sa t ansparence et son liomogén c normales (voy. aussi la %ureH).
D. Lésions des muscles LISSES. — Les muscles lisses