ULCÈRE PERFORANT DU DUODÉNUM
Quelle est la cause de l'ulcère simple? Comme la destruction affecte la Ibnne du territoire nourri par une artère, il était naturel de rapporter la mortification moléculaire de ce tissu à une embolie ou aune thrombose de l'un de ces vaisseaux. Telle est la supposition qui a été faite par Virchow et qui s'appuie sur un certain nombre de faits cliniques et sur les expériences de L. Meyer. On a aussi noté iFoerster) et nous avons vu nous-mêmes plusieurs fois des athérom»'S très prononcés des artères stomacales qui paraissaient alors Hr^ la cause efficiente des ulcères par le trouble de la circulation qui en résulte ; mais ce n'en est pas la cause habituelle et surtout on ne l»eutpas l'invoquer lorsqu'il s'agit de jeunes sujets. La qualité des aliments, les modifications du suc gastrique, les substances qui ont une action locale sur festomac, comme par exemple l'alcool, le traitem^^nt mercuriel, etc., peuvent aussi entrer en ligne de compte dans léliologie de cette maladie. Une ulcération une fois produite, on peut supposer que l'action continue du suc gastrique, jointe à la sclérose des petites artères qui diminue l'afllux du sang et la nutrition de la partie malade, empêche la cicatrisation complète et détermine la série des accidents observés.
On a noté un cas d'ulcère de l'estomac dans la trichinose 'Ebstein).
Nous décrivons ici, en le rapprochant de l'ulcère de l'estomac, l'ulcère simple du duodénum.
Ulcère simple ou perforant du duodénum. — L'ulcère simple du duodénum se rapproche beaucoup de celui de l'estomac par l'en- >einble de ses caractères analomiques, par félat de ses bords et de ^un fond, par sa tendance à la destruction en profondeur des parois (ierinteslin qui en forment la base, puis des organes avec lesquels il se trouve en contact.
beaucoup plus fréquent chez l'homme que chez la femme, dans la [Moporlion de dix pour un (Krausc), il siège d'habitude dans la première portion du duodénum, et en môme temps sur le pylore ; il est plus commun à la partie antérieure qu'à la partie postérieure. Cette l''>ioD s'accompagne souvent de gêne dans l'écoulement de la bile et •lu suc pancréatique. Lorsqu'elle se termine par la guérison et la n^^alrisation, pour peu que l'ulcère ait siégé près du pylore, la cicatrice déterminant une rétraction des tissus, il en résulte un rétrécis- ^emenlde fanneau pylorique avec toutes ses consécnienccs (dilatation
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de restomac, hypertrophie de la tunique muscuieuse de cet organe, vomissements, etc.)-
Les ulcères du duodénum, comme les ulcères simples de Testomac, déterminent des hémorrhagies et des perforations.
Les hémorrhagies sont dues à des érosions des artères qui sr^ trouvent comprises dans Tulcère, les pancréatico-duodénales , h gastro-duodénale , la gastro-épiploïque , Tartëre hépatique et la veine porte.
Le plus souvent la perforation a de la tendance à se faire jour du côté du péritoine qui est alors le siège d'une péritonite localisée el adhésive déterminant Tunion du duodénum avec les organes voisins ; mais il peut y avoir aussi des foyers de suppuration limité*', des clapiers, des trajets fistuleux communiquant avec le fond de Tulcère. C*est ainsi qu'un ulcère dont la paroi et le fond étaient forfnê> par le foie et le pancréas communiquait avec la vésicule biliaire: on a même observé des trajets purulents et Qstuleux, en communication avec Tulcère, qui suivaient le trajet des côtes et venaient déterminer un abcès sous la peau, dans la région de Fomoplate ou le long de la colonne vertébrale (Krause).
Une perforation peut exister entre l'estomac et la deuxième ou la troisième portion du duodénum à la suite d'un ulcère simple de l'estomac.
Lipomes. — Ils sont rares et ne présentent rien de remarquable : ils peuvent proéminer soit du côté de la séreuse, soit du côté de la muqueuse.
Sarcomes. — Le sarcome primitif de l'estomac est rare. Virrhoi» en signale un cas siégeant à la petite courbure et affectant toutes le^ tuniques. Il y avait en même temps un sarcome des ovaires el du péritoine.
Tumeurs papillaires et adénomes. — Nous les avons décrit^ à propos des hypertrophies glandulaires de la gastrite chronique.
Lymphadénomes. — On les trouve quelquefois dans la leucémie ot dans l'adénie. Ils ont la même apparence que le carcinome el forment des tumeurs molles, blanchâtres, bourgeonnantes, doaniot