MOELLE ÉPINIÈRE, SES RACINES ET SES ENVELOPPES
Anatomie normale. — La moelle a la forme d’un cordon à peu près
CESTBES NESVEUÏ INTÉRIEUKS
dans la substance blanche; nous n'y reviendrons pas fci. (Voirie cbapitre : Dégénérations fascicudées et systématiques secondaires,^. 109-U6.)
.La substance grise prend sur une coupe transversale la forme d’un H; elle est formée par deux cornes antérieures, qui restent sê-' parées de la périphérie par la substance blanche; deux cornes postérieures, qui touchent la pie-mère par ieur pointe,' et une commissure postérieure, qui réunit les moitiés droite et gauche de l’axe gris. Au centré de la commissure postérieure, ou commissure grise, on voit là coupe du canal de l'épendyme, souvent oblitéré par la prolifératioh des cellules épithéliales qui le limitent. On décrit encore une corne latérale, qui disparaît au niveau des renflements, et Une substance réticulée grise, formée par des prolongements en réseau de la substance grise à travers la substance blanche, dans le sinus formé entre la corne antérieure et la corne postérieure.
La corne antérieure, de forme et de volume variables suivant les régions, contient outre les cellules de cordons, des cellules motrices, remarquables par leur volume, dont les cylindraxes vont constituer les libres des racines antérieures. Les cellules motrices se rassemblent en colonnes longitudinales, dont la section, sur des coupes transversales, constituent autant de groupes cellulaires ou noyaux. Ces amas de cellules sont pour la moelle ce que les noyaux des nerfs crâniens sont pour le bulbe ; toutefois, il est probable que les noyaux médullaires n’affectent pas à l’égard des nerfs spinaux les mêmes dispositions que les noyaux bulbaires à l’égard des nerfs crâniens. On a cherché récemment à découvrir les lois qui président au groupement des cellules, c’est-à-dire les rapports qui existent entre les différents noyaux moteurs de la moelle et les différentes unités nerveuses ou musculaires des membres (1). Cette étude s’est faite surtout à l’aide (te la méthode de Sissl, qui consiste à rechercher des cellules atteintes de réaction à distance après section, rupture ou arrachement des nerfs pu, encore ablation de muscles chez des animaux et après des amputations de membres chez des hommes. On conçoit que l’étude de la moelle dans des cas de paralysie infantile très limitée pourrait égale-^
ment sacré, d’abord postéro-externe, puis centrale (muscles de la jambe); une colonne D', dans les et 3- segments sacrés, postéroexternes (muscles du pied).
Les cornes postérieures sont plus simples; elles ne contiennent