‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 2)Chapitre 11 sur 50 · ASATOMIE NORMALE DE LA MOELLE · texte numérisé non relu

ASATOMIE NORMALE DE LA MOELLE

seaux isolés, entourés d’une fine gaine lymphatique, on voit alors des colonnes formées de faisceaux conjonctifs épais, dessinant sur les coupes des îlots au centre desquels sont plusieurs vaisseaux. Il faut ajouter que la gaine lymphatique ne s’observe qu’autour des vaisseaux d’un certain calibre; les capillaires en sont dépourvus et les Obres névrogliques s’insèrent directement sur leur paroi.

Les racines racAtdicnnes, d’autant plus longues et plus rapprochées de la direction verticale qu’elles sont plus bas situées, sont formées chacune d’un grand nombre de faisceaux. Chaque fascicule est un petit nerf, entouré d’une mince gaine lamelleuse, contenant des fibres nerveuses à myéline et à gaine de Schwann, muni d’un tissu conjonctif intra-fasciculaire et de vaisseaux nourriciers. Au contact de la moelle, la gaine lamelleuse s’arrête, ainsi que le tissu conjonctif intra-fasciculaire; les fibres nerveuses pénètrent seules dans la moelle, en se dépouillant à l’entrée de leur gaine de Schwann. Au niveau de l’entrée des racines postérieures dans la moelle, Obersteiner et Redlich ont

plus particulièrement les méninges spinales et qui entraînent la production de lésions nerveuses particulières, par suite de dispositions anatomiques propres aux régions atteintes.

Kous étudierons également certaines lésions qui affectent spécialement la portion spinale des méninges, telles que les hémorragies des méninges, la méningite du décubitus, la pachyméningite cervicale hypertrophique, l’arachnitis calcaire, les tumeurs méningées. Enfin, nous donneroris nnelmiBS indicatinn.s .sur les altérations du liouide

;nalée par Nageotte (2), dans le tabes, f

pathogénie.

ire normale du nerf radicu-

lis, et l’autre à la syringomyélie ; mais il n’est pas prouvé que, dans les cas où la pacKyméningite hypertrophique est liée à des lésions cavitaires de la moelle, celles-ci soient primitives; elles peuvent être, en grande partie tout au moins, secondaires à la compression exercée; nous savons,'en effet, que la compression lenté de la moelle est capable de provoquer l’apparition de cavités dans son parenchyme.

grandes difficultés; il y a plutôt même impossibilité, à cause des adhérences intimes qui unissent cette membrane à la pie-mère » (Vulpian). Sur une coupe transversale de la région ainsi tuméfiée, on constate que la dure-mère forme un anneau fibreux épais de plusieurs millimètres, qui adhère aux méninges molles et, par leur intermédiaire, à la moelle.

Le tissu de la dure-mère épaissie est constitué par des lamelles fibreuses concentriques, parfois calcifiées en certains points. Les racines, englobées dans la sclérose, peuventêtre altérées, mais souvent elles paraissent relativement saines. .

La moelle peut ne pas présenter de diminution de volume, parfois même elle est œdémateuse et tuméfiée; elle est altérée soit par propagation du processus inflammatoire, soit par suite de la gêne apportée dans sa circulation par la compression circnlaire dont elle est l’objet. La myélite concomitante est souvent caractérisée parla présence d’une cavité qui s’étend très loin au delà du point comprimé et qui est considérée par quelqnes auteurs comme la lésion initiale du processus

Dans bien des cas il existe, en même temps que la pachyméningite cervicale, une pachyméningite de la base du cerveau et le pro-

cavité. Dans les cas de spina-bifida sans poche {spina-hifida occulta),la peau de la région a fréquemment un aspect cicatriciel et éléphantiasique avec hypertrichose; la tumeur siège sous la peau et s’étend jusqu’au canal rachidien, qui est ouvert en arrière; elle pénètre dans

développèment résulte d’une hétérotopie, à cause des formes intermé^ diaires qui existent entre élles et les kystes dermoïdes. Le siège habituel de ces tumeurs est au niveau du rocher (V. p. 157), mais on a;pu en rencontrer très exceptionnellement dans la moelle.

Certaines tumenn épithéliales, en apparence primitives de la moelle et de ses enveloppes, ont été rapportées à des épithéliomas épendymaires ou choroïdes (Saxer); ces faits sont extrêmement rares et encore mal connus (1).

Tumeurs métastatiques. — La moelle peut être lésée par ' dès noyaux métastatiques de sarcome ou de carcinome. Ces derniers sont les plus fréquents ; ils siègent le plus souvent dans les corps vèrté-

TDMEURS l.NTRARACHIDIESSES

trajet ultérieur après être sorties des nodules névromateux; si un tel processus existe réellement, il est essentiellement distinct de celui, Beaucoup plus fréquent, où les névromes sont des excroissances terminales nées à l’extrémité de la portion conservée des cylindraxes et destinées à remplacer la portion périphérique détruite.

L’importance de la formation névromateuse ne dépend pas exclusivement du nombre des cylindraxes interrompus, car on sait que chaque cylindraxe fournît une grande quantité de fibres de régénération; celles-ci, par suite de circonstances accessoires, peuvent s’enrouler en tourbillons et former des tumeurs volumineuses, même lorsqu’elles proviennent d’un nombre extrêmement restreint de fibres lésées.

k l’état normal la pie-mère spinale et les espaces vasculo-conjonctifs de la moelle ne contiennent pas de fibres à myéline; dans certains états pathologiques on en trouve un grand nombre qui forment des névromes circonscrits ou diffus; elles cheminent entre les fibres conjonctives ou dans la tunique externe des vaisseaux, isolées ou groupées par petits fascicules ou disposées en tourbillons. Elles siègent, suivant les cas, dans le secteur de la pie-mère qui recouvre les faisceaux antéro-latéraux, y compris le septum antérieur, ou dans celui qui répond aux cordons postérieurs ; tantôt elles paraissent exclusivement piales et l’on suit diffieiiement le passage de très rares fibres de l’intérieur de la moelle dans la méninge, tantôt elles pénètrent dans le tissu médullaire en suivant les tractus vasculo-conjonctifs normaux ou pathologiques; dans ce dernier cas elles peuvent former des nodules, véritables névromes intramédullaires, en se pelotonnant et en se disposant en tourbiilons. De tels névromes circonscrits peuvent aussi se rencontrer dans la pie-mère.

Ces fibres sont souvent très fines; elles siègent toujours dans des tractus conjonctifs d’origine mésodermique et possèdent toujours une gaine de Schwann; la multiplicité des noyaux allongés que contiennent les fascicules et les nodules témoigna du grand nombre, et par conséquent de la brièveté, des segments interannulaires de leur gaine. L’aspect des noyaux ràppelie beaucoup celui des fibres musculaires lisses; aussi ces névromes ressemblent-ils à des. léiomyomes sur les coupes traitées simplement par des colorants nucléaires; suivant Hellich, les myomes de la pie-mère décrits par Pick sont en réalité des névromes.

Les fibres à myéline en question ont été observées, dans la syringomyélle, par divers auteurs et en particulier par Schlesinger,

Page 1