Hertwig
Ces constatations, ainsi que le fait remarquer trant à un stade de développement une union entre certains troncs nerveux et l’épiderme, parlent en faveur de l’hypothèse soutenue par 0. et R. Hertwig, d’après laquelle tous les nerfs sensitifs des verlébrés proviendraient d’un plexus nerveux sms-épithélial semblable à celui qui existe sous l’épiderme d’une foule d’invertébrés (v. p. 457). Chez l’amphioxus et les cyclostomes, les voies motrices et sensitives sont séparées dans toute leur étendue. Les premières, se rendant aux muscles, se développent aux dépens de la portion centrale de la moelle (racines antérieures); les secondes, se rendant à la peau, se mettent en rapport avec la portion correspondante de l’axe neural (racines poslérieures). Cela explique la disposition relative des racines spinales motrices et sensitives. Si, chez les autres vertébrés, les nerfs moteurs et sensitifs s’unissent pour former des troncs mixtes, ce serait un phénomène secondaire nécessité par le changement de position de la moelle vis-à-vis des muscles et de la peau (Hertwig).
Parmi les nerfs crâniens, les T% VP, VIP YIIP, IX* et X* paires, avec leurs ganglions, se développent, comme les ganglions spinaux et les racines poslérieures, aux dépèns d’une crête neurale voisine de la
brai. Les IIP, IV', VP et XIP paire^l, l’accessoire de Wiliis se déve-
niers segments interannulaires qui effectueront une différenciation spéciale adaptée à leurs nouvelles fonctions (voy. p. 481).
Les terminaisons sensitives tireraient leur origine soit de cellules ganglionnaires emigrées (Beard), soit d’éléments épithéliaux de revêtement qui se seraient différenciés, les uns sur place, les autres après avoir émigré dans la profondeur.
L’évolution du système nerveux périphérique est, d’une façon générale, remarquable par sa précocité. Tiedmann et Bischoff ont vu
terne qui. ne s’accumule pas en goutte compactej mais imbibe les mailles du protoplasma cellulaire.
Un nerf amyélinique n’est pas identique au cylindraxe d’un nerf myélinisé; ses réactions colorantes sont diiférentes. Il représente un élément imparfaitement développé où les fibrilles sont plongées dans un plasma plus abondant qui contient, sinon de la myéline en faible quantité (Fürst, Boveri), du moins une substance susceptible de se transformer en myéline (substance myélogéne), substance qui n’existe plus dans l’axoplasma du nerf myélinisé.
Lorsqu’un nerf amyélinique se transforme en nerf myélinique, il ne se recouvre pas simplement d’une enveloppe de myéline. Le pro^ toplasma préexistant dans le nerf amyélinique se sépare en deux substances différentes : la myéline et l’axoplasma (Neumann). La
prègne également toute l’épaisseur de la cellule ; ultérieurement, cette substance quitte la portion centrale de la cellule, se cantonne dans la couche externe du protoplasma, se dédouble pour donner naissance à une graisse phosphatée (myéline proprement dite).
La myéline apparaît d’ahord près du noyau, comme un mince revêtement continu à la surface même du cylindraxe (qui parait ainsi la sécréter), puis augmente progressivement d’épaisseur (Gürwitsch, Kolster, Neumann). L’acide osmique, l’orcanette, le Weigert-Pal qui
ayélinisatioû (Jonkoff).
cinquième
DÉVELOPPEMEST, — TERMISAISONS JIDSCCLAIRES
caractères que chez l’adulte ; les libres motrices, après être dem'euréès presque stationnaires dans la première année, augmentent dans la- suite sensiblement de diamètre ét arrivent à -16 ou 20 g. Parmi les libres sensitives', les plus grosses doublent bientôt de diamètre (24 p) ; les plus grêles deviennent moins nombreuses (probablement parce qu’elles passent à l’état de libres larges). Dans la deuxième paire seulement, les Bbres conservent de faibles dimensions peu supérieures à celles, du nonveau-né.(Westphal), . . .
La maturation de la myéline est plus précoce dans les nerfs cérébraux (dixième semaine) que dans les nerfs spinaux (deuxième à troisième, année). Dans les nerfs spinaux mixtes, on n’observe pas les différences qui existent entre les nerfs crâniens moteurs et sen-
Accroissement des nerfs. — Pour Ranvier, la libre s’allonge par accroissement simultané de tous ses éléments constitutifs. On ne conçoit pas, si le cylindraxe était vraiment continu, qu’il puisse s’allonger ailleurs que dans son extrémité et que ses divers segments puissent s’étirer individuellement. Yignal admettait pour l’enveloppe myébnique l’adjonction des segments intercalaires, mais l’objection précédente persistait pour le cylindraxe.
La conception caténaire permet d’expliquer simplement cet allongement. Chaque segment, en tant que cellule, s’accroît individuellement dans toutes ses parties. Cette cellule peut ensuite se diviser
,ercalée entre la phase cellulaire embryo
idulte, est conforme à ce que l’on obse -
it d’autres tissUs ét concorde également avec ce 'énération.