TECHNIQUE
Différenciation dans solution 2 pour iOO d’alun ferrique pendant une Lavage prolongé, déshydratation, baume.
faibles, il devient plus mince, plus homogène, paraît, sur les coupes transversales, recouvert d'une couche plus épaisse de myéline (voy. Hg. i, A). Cela tient peut-être moins à une rétraction proprement dite du cylindraxe qu’à un gonflement du protoplasma myélinique ou, au contraire, à une diffusion du protoplasma interflbilllaire dans le protoplasma myélinique voisin. Après fixation rapide par le Flemming, il occupe les trois quarts de l’épaisseur de. la fibre et parait strié longitudinalement. C’est aux techniques employées par les divers auteurs qu’il faut attribuer les discordances que l’on relève dans sa description.
Schultze, en 1862, lui décrit une structure fibrillaire, confirmée par Axel-Key et Rolzius, Ranvier, Engelmann, Gedoelst, etc., etc. 11 ne semble pas, cependant, que l’on doive assimiler complètement ces fibrilles de Schultze aux fibrilles conductrices mises en évidence par Apathy.
difficile de les distinguer les unes des autres (Apalhy).
Arndt, Adamkiewicz ont, exceptionnellement, constaté l’existence de noyaux dans le cylindraxe normal adulte. Ziegler, Kupffer etnousmème en avons observés dans des cas pathologiques. Les coupes transversales montraient qu’ils siégeaient bien à l’intérieur du cylindraxe. Dans notre cas, quelques-uns présentaient des ramifications
Itllî
HISTOLOGIE PATHOLOCiaUE
à 20 [J. et l’intéressant sur tout ou partie de son épaisseur. Ces inci-
cylindro-eoniques) qui, sur les coupes transversales, la transforment en couches imbriquées comme les pétales d’une fleur. La netteté, la largeur et le nombre de ces incisures sont très variables.
Ces incisures se colorent en bleu, comme l’axoplasma, par le procédé de Strâhuber, et paraissent répondre aux bandes annulaires de
Signalées par Rémak et par Stilling, bien étudiées en 187i par Schmidt et par Lanterman, elles sont regardées par Stilling, Cossy et Déjerine, Toel, Key et Retzius, Lawdowski, Fürst, Mayer, Engelmann, Kôlliker, Joseph, Flatau, Wynn comme des altérations post-mortemou artiaciellement produites par les réactifs employés. Lanterman, Ger-
Kühndt (Zwischenmarkscheide), Schietfer-
d’un réseau intramyélinique préexistant. Lanterman, Slilling, Roadanowsky, Mac Carthy l’interprètent comme un système de canaux
faisait une enveloppe isolante inerte, susceptible de transformations passives sous l’influence des modifications du cyllndraxe ou du noyau de Scbwann. Elle nous apparaît, au contraire, aujourd’hui, comme un corps protoplasmique vivant, apte, par conséquent, à se modifier activement au cours des états pathologiques. Ce proloplasma doit ses caractères spéciaux à la différenciation, dans ses mailles, d’une graisse phosphatée spéciale qui i’imbibe comme l’eau imbibe une éponge j aussi le terme de myéloplasma, rappelant cette structure, lui conviendrait-il mieux que celui de myéline. Ce myéloplasma ne représente, du reste, que la zone moyenne du protoplasma segmentaire cpiéVon
lions embryologiques et pathologiques i Les travaux modernes nous montrent, au i
représente la cuticule de revêtement de cette cellule segmentaire.
On s’explique, dès lors aisément, que les divers éléments constituant le segment interannulaire puissent varier notablement dans leurs rapports réciproques. Le rétrécissement du cylindraxe coïncidant avec un épaississement de la myéline ou, au contraire, son élargissement, au point de remplir toute la fibre, l’épaississement ou la disparition de la gaine de Hauthner relèvent de simples modifications dans la disposition des substances diiîérenciées au sein du protoplasme cellulaire.
Beer et Meyer et qui ne sont pas exceptionnels. Par le Pal, ils se quement formés de myéline. Il ne faudrait pas' en conclure cependant
HIST0L06IE PATHOLOGIQDE
de l’élément segmentaire par une substance grasse qui fait défaut dans la cellule centrale.
Ces fibres, caractérisées par l’absence d’enveloppe apparente de myéline, ont été distinguées en deux variétés :
1» Les unes, dépourvues de gaine de Schwann, constituent les terminaison motrices et sensitives, et se rencontrent dans les centres
2» Les autres, pourvues iTune gaine de Schtoann, sont représentées par les fibres olfactives et la grande majorité des fibres du sympathique. Ce sont les près de Rémak proprement dites. Ces éléments, décrits par Rémak en 1838, se rencontrent également dans les autres nerfs périphériques en assez grand nombre, soit disséminés entre les tubes à myéline, soit réunis en petits faisceaux. Difficilement' visibles sur les coupes longitudinales, ils se voient mieux sur les coupes transversales.
On rencontre, enfin, dans le sympathique, des fibres mixtes qui.
Les lymphatiques constituent un réseau abondant dans le tissu périfasciculaire, en rapport avec les espaces tapissés d'endothélium siégeant entre les lamelles du périnèvre et à la face interne de celle
D’après Key et Retzîus, Ranvier, ils ne communiqueraient pas
6“ Ajoutons, enan, que Askanazy a observé plusieurs corpuscules »E Paccisi dans le périnèvre et à la périphérie du tiers supérieur du nerf tibial.
7" Système hyalis isTRAVAcraAL de Renaut. — Mésoneorite-nodu- LAIEE de Yanlair.
Ces formations, très spéciales, décrites pour la première fois par Renaut en 1881, chez l’homme, le chien, le cheval et l’âne, puis par Varaglia dans le facial et le pétreux, ont été retrouvées dans la plupart des nerfs de l’économie chez des malades atteints d’affections diverses par : Schullze (plexus hrachial d’amyotrophie et de syriugomyélie) ; Oppenheim et Siemerling (cubital de tabétique) ; Rosenheim (sciatique de polynévrite) ; Stadelmann (plexus brachial de névrite typhique) ; Langhans, Kopp, Capobianco (myxœdème) ; Joffroy et Achard (collatéral de doigt dans syringomyélie); Holschnikoff (acromégalie) ; Rlocq et Harinesco (myopathie) ; Spiller (plexus brachial de dermatite vésicuieuse et gangrène).
Les recherches de Renaut, Trzebinski, Vanlair, Weiss, Pick ont étahli qu’elles existent, au moins en petit nombre, chez l’homme et l’animal sains. On ne les observe, toutefois, chez l’homme, qu’à partir
modifiés dans un but encore inconnu. La masse hyaiine centrale représenterait, soit le contenu des vacuoles cellulaires excrété, puis coagulé par les réactifs, soit un ancien tube ou plutôt une bande protoplasmique modifiée. La présence de fibres nerveuses observées dans les formes jeunes plaide en faveur de cette hypothèse. Il est à noter également que les nerfs présentant ces nodules renferment, en général, des fibres en régression (physiologique ou pathologique) et d’autres se régénérant dans la continuité par production de courts segments intercalaires (Vanlair), ce qui indique au moins une certaine activité de la cellule segmentaire à ce
Il est actuellement impossible de dire s’il s’agit ici d’organes à fonctions spéciales . encore inconnues, assimilables aux faisceaux neuromusculaires.
Weiss a décrit dans les troncs nerveux des nodules formés d’un centre CALCAinE.â bords nets laissant deviner une forme concentrique comme les corps amylacés des centres. Parfois au centre existe, un trou régulier. Les plus gros occupent l’intérieur des faisceaux, et sont entourées de fibres conjonctives concentriques. Les plus petits siègent dans le périnèvre ou dans les espaces lymphatiques.
Dans les nerfs des individus les plus sains, tous les tubes nerveux ne sont pas normaux et l’on en rencontre quelques-uns plus ou moins altérés. Gette dégénérescence physiologique avait été signalée déjà par
lequel Teuslcher en .
le plus grand nombre était un travailleur surpris par un accident amputé rapidement; aussi attribue-t-il cette exagération de i:, malades au travail faUgant qu’accomplissait cet homme. Mais. Si n’a pas observé de fibres dégénérées plus nombreuses après longue électrisation expérimentale chez l’animal.
lives; une technique plus délicate, appliquée à detrès jeunes embry* donne des résultats très différents, ainsi que nous le verrons
dans Taxe médullaire (futures cellules ganglionnaires). Ce point d’union représente le futur prolongement de Deiters.
Ces neuroblastes périphériques se multiplient uniquement par karyokinèse. Celle-ci est surtout marquée à partir du 5« jour.
Les mêmes observations ont été faites sur les nerfs périphériques^
un moment donné, de réparer une perte de substance. On pourrait alors rapprocher ces cellules de celles que Beard a notées dans les troncs nerveux périphériques en voie de développement.
Ainsi, contrairement à la théorie de His, le premier rudiment des nerfs périphériques et des racines est représenté, non pas par des